Par PenserlaFrance
En cette campagne électorale, la mondialisation hante l'esprit des citoyens et, parfois, les discours des candidats. Mais les mêmes schémas de pensée continuent de s'affronter en une opposition qui ne permet pas vraiment d'éclairer le champ des politiques possibles : la mondialisation libérale est opposée au protectionnisme et/ou à la "mondialisation sociale".
Il est des certitudes doctrinales qu'il convient, pour les ébranler, de confronter à notre connaissance du monde tel qu'il va. Ici, notre savoir, pour partiel qu'il soit, est facilité par l'ampleur des phénomènes que nous percevons. "S'il est difficile de définir un éléphant, il est facile de le reconnaître quand on le rencontre", disait Joan Robinson. Quel éléphant rencontrons-nous ? Nous vivons la mondialisation d'un monde constitué d'Etats-nations, sans aucun interstice entre eux dans lequel viendrait se loger le marché global. Et personne n'envisage aujourd'hui, sauf dans les utopies les plus généreuses ou les plus dangereuses ou les ouvrages de science-fiction, la disparition de ces Etats-nations au profit d'un gouvernement global.
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