Par PenserlaFrance
PARIS, 11 juil 2007 (AFP) - Le Comité des sans-logis (CdSL) a commencé à monter mercredi matin dans le XIIIe arrondissement un nouveau campement de tentes à l'intention des mal-logés, dont une proportion importante de femmes, a constaté un journaliste de l'AFP.
En fin de matinée, une quinzaine de tentes, pour la plupart inoccupées, avaient été montées square Robert-Bajac, près de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Porte">la Porte</st1:PersonName> d'Italie, en présence d'une quinzaine de membres de l'association et de mal-logés, ainsi que de policiers.
"Il y a 17 tentes, pour accueillir deux personnes par tente", a indiqué aux journalistes Jean-Yves Cottin, président du CdSL, précisant que 30 mal-logés se trouvaient sur place lors de l'installation du campement vers 09h00, mais que la plupart étaient "repartis au boulot".
"Ils sont dans l'errance urbaine", a-t-il expliqué, ajoutant que l'association avait envoyé mercredi une lettre à la ministre du Logement Christine Boutin et à sa secrétaire d'Etat à <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Ville Fadela">la Ville Fadela</st1:PersonName> Amara.
Les sans-logis, "dont beaucoup de femmes, se sont installés en campement", selon le texte, "parce que leurs demandes de logement dont la liste a été déposée par le Comité des sans-logis depuis plusieurs mois dans les différentes administrations sont restées lettre morte", selon le texte.
M. Cottin a affirmé qu'une opération similaire du CdSL à l'été 2006 avait abouti au relogement de 28 personnes et s'est déclaré prêt à accueillir de nouveaux arrivants sur le campement, dans certaines limites.
"On veut un truc à taille humaine. Ce n'est pas pour refaire le canal Saint-Martin de cet hiver", a-t-il assuré, en référence au mouvement des Enfants de Don Quichotte.
"Ce qu'on aimerait, c'est que les gens qui entrent dans l'urgence sociale aient tout de suite un rendez-vous" dans les administrations et soient "relogées dans un délai raisonnable, de l'ordre de six mois", a-t-il expliqué par ailleurs.
Un officier de police nationale présent sur les lieux, après avoir vérifié si les tentes étaient ou non occupées, a informé les participants qu'il n'avait pour l'instant reçu aucun ordre d'évacuation.
Le CdSL, présent sur le canal Saint-Martin depuis le début de ce campement, milite pour des propositions de logement durable avec le slogan "ni tente, ni foyer, ni hôtel, un logement".
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