Par PenserlaFrance
"Se peut-il qu'il n'ait pas compris à quel point nous nous sommes sentis insultés?", lance l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, figure de l'Afrique francophone contemporaine.
"D'un point de vue rigoureusement politique, son discours est une faute. Il ne tardera pas à s'en rendre compte: les Africains et les nègres de la diaspora ne le lui pardonneront jamais", souligne-t-il.
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, engagé dans un combat critique contre le nouvel exécutif français, s'est dit "blessé" lundi par les propos de Nicolas Sarkozy.
"Veillons à ne pas adresser des contre-signaux à partir d'interprétations qui sont éminemment discutables", a déclaré l'ancien chef de la diplomatie française sur Europe 1.
Dès le lendemain du discours de Dakar, le journal sénégalais Sud Quotidien avait dénoncé "une insulte", faisant écho aux réprobations de nombreux étudiants venus écouter le chef de l'Etat français.
L'ancien président malien Alpha Oumar Konaré, aujourd'hui président de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Commission">la Commission</st1:PersonName> de l'Union africaine, avait déploré des "propos d'un passé révolu". Et de nombreux responsables de regretter des stéréotypes colonialistes.Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog