Par PenserlaFrance
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« Rigoberta Menchu mène campagne en terre maya »
Sur la place du village, la remorque d'un vieux camion fait office de podium. A la veille des élections générales du dimanche 9 septembre au Guatemala, Rigoberta Menchu poursuit sa campagne en terre maya. "Voici la femme du Guatemala la plus connue au monde, la première femme indigène candidate à la présidence en Amérique latine", lance Mario Aquino, candidat du mouvement indigène Pot à la mairie de Santo Domingo Xenacoj. La place s'est remplie : des jeunes, des hommes aux visages ravinés par les travaux des champs, mais surtout beaucoup de femmes vêtues de huipiles, les habits traditionnels multicolores.
"Grâce à vous, nous allons faire mentir les sondages, car nous avons les mains propres et ne sommes pas compromis avec le passé", déclare Rigoberta Menchu. Le passé, c'est la guerre civile (1960-1996) qui a fait plus de 200 000 morts, pour la plupart des Indiens, dont plusieurs membres de la famille Menchu. Sa lutte en faveur des Mayas a été récompensée par le prix Nobel de la paix en 1992. Selon les sondages, elle arrive en cinquième position avec moins de 5 % des intentions de vote dans ce pays où les Mayas sont majoritaires.
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