Par PenserlaFrance
Jean-Pierre Chevènement a décidé de retirer sa candidature à l'élection présidentielle.
Ce choix qui lui appartient nous remplit de tristesse. L'homme est de trop grande qualité, ses engagements trop réfléchis pour souffrir la critique. Ce choix sera donc respecté.
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Si la déception est grande, la décision était prévisible.
Un début de campagne mal engagé, des forces mal rassemblées, un coût financier exorbitant annoncé... tout devait pousser à s'interroger.
La décision est-elle seulement la bonne ?
Plusieurs éléments semblent répondre favorablement.
Ce retrait est consécutif à un accord avec le Parti Socialiste dont - c'est le moins que l'on puisse dire - il est un accord honnête voire, par certains aspects, inespéré.
La plateforme politique n'est en rien une concession, bien au contraire. Le texte est bon, et engage le Parti Socialiste dans une critique sociale articulée autour de la Nation et de la République. Son esprit est excellent habité par une critique construite de la politique européiste.
Sera-t-il toutefois respecté ? Il est toujours permis de s'interroger.
L'accord technique enfin, comportant des aspects électoraux est - pour la partie rendue publique - un accord honnête pour le Mouvement républicains et citoyens (MRC) dont les forces - il faut bien le reconnaître - ont largement souffert après cinq années de boycott médiatiques et de dévalorisation systématique.
Ainsi va la vie politique, injuste, dure et cruelle.
Ce retrait compréhensible et cet accord honnête s'accompagnent enfin d'un soutien apporté à Ségolène Royal, soutien sur lequel il est nécessaire de revenir.
Les Clubs «Penser La France » ont émis des critiques sévères à l'encontre de cette candidate et il serait pour le moins paradoxal de les nier aujourd'hui, même si l'art du volte-face semble être une loi politique essentielle...
Réunissant des femmes et des hommes de tendances politiques et d'origines sociales diverses, les Clubs « Penser la France » ont décidé de se prononcer sur leur soutien à un candidat à l'élection présidentielle au cours du prochain trimestre. L'heure n'est donc pas venue.
Force est de constater, toutefois, que le candidat atlantiste et ultralibéral - Nicolas Sarkozy - tout comme le candidat populiste - Le Pen - représentent un danger véritable pour la France et sa tradition républicaine.
Dans la configuration actuelle - qui peut bien sûr connaître des bouleversements dans les semaines qui viennent - Ségolène Royal reste la seule candidate en capacité d'offrir au pays une autre alternative.
Sera-t-elle bien entourée ? bien conseillée ? Il faudra y veiller.
Le soutien de Jean-Pierre Chevènement est un signe qui devrait nous éclairer.
Il devra être confirmé. Seuls les actes seront appréciés.
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La déception - partagée par beaucoup des soutiens à Jean-Pierre Chevènement - est grande.
Mais nous devons aussi ne jamais oublier l'œuvre accomplie par cet esprit hautement républicain.
Le combat pour nos Idées ne va point s'arrêter. Bien au contraire !
La campagne présidentielle est loin d'être terminée, et bien des évènements viendront enrichir notre réflexion et l'alimenter.
Sur nos valeurs françaises et républicaines, il ne sera point permis de transiger.
Là est notre exigence, notre seule vérité.
Jean-Luc PUJO
Président des Clubs « Penser la France »
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