Par PenserlaFrance
Le baromètre du moral des cadres continue sa baisse ce mois-ci. Il révèle aussi la désillusion des sondés quant au scrutin présidentiel.
QUITTANT les cimes atteintes en septembre, le moral des cadres pique du nez pour le deuxième mois consécutif. À - 10 points, le baromètre établi par l'institut de sondages LH2 pour HEC, Le Figaro et France Inter, rejoint ainsi quasiment le niveau atteint en janvier dernier (- 9). À l'exception, curieuse, du chômage, tous les indices sont orientés à la baisse. « Derrière cette chute, il y a un effet de conjoncture incontournable : le ralentissement de la croissance, nulle au troisième trimestre », souligne François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2. À en croire le sondeur cette seule explication ne suffit pas.
La perception du niveau de vie chute en effet très sensiblement, perdant 7 points en un mois. François Miquet-Marty y voit une préoccupation croissante des cadres les plus modestes qui rejoignent l'inquiétude de beaucoup de Français sur leur pouvoir d'achat. Même tendance du côté des finances personnelles. La chute, cette fois, s'expliquerait plus par les soucis des cadres seniors préoccupés par la retraite qu'ils toucheront. Le simple repli conjoncturel s'accompagne donc de phénomènes plus profonds. Rien de bien inquiétant pour autant : « Le contexte n'est pas fondamentalement mauvais, rappelle le sondeur, les chiffres de ce troisième trimestre peuvent très bien n'être qu'un accident de parcours. » La question d'actualité de ce sondage, consacrée à l'élection présidentielle, permet d'abord de constater à quel point les cadres se préoccupent des propositions économiques des candidats. <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog