Par PenserlaFrance
Les affrontements entre partisans, sunnites, du gouvernement et ceux, chiites, de l'opposition se sont exacerbés jeudi 8 mai, en particulier dans <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Bekaa">la Bekaa</st1:PersonName> (est du pays) et à Beyrouth. Les lignes de démarcation qui séparaient les protagonistes de la guerre civile de quinze ans (1975-1990) se sont déplacées. Elles traversent aujourd'hui parfois une même avenue, ou une même rue.
Le conflit armé n'a pas - pas encore? - débordé vers d'autres régions, mais la crise a pris une tournure telle que, pour la première fois, le commandement de l'armée a mis en garde les formations politiques contre les risques sérieux de division qui menacent la troupe, reflet de la composition plurielle du pays.
Après quelques heures de relative accalmie dans les quartiers à population mixte chiite et sunnite de la partie ouest de Beyrouth, théâtre d'affrontements depuis mercredi, des partisans du Courant du futur, mouvement sunnite pilier de la majorité politique, et ceux du Hezbollah et du mouvement Amal, tous deux chiites et épine dorsale de l'opposition, ont fait usage, jeudi, de dizaines de roquettes RPG (Rocket Propelled Grenade), de mitrailleuses lourdes et d'armes automatiques.
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