Par PenserlaFrance
Sans fleurs ni couronnes ni photos. Pas de cérémonie. Cercueil au feu et cendres au caveau de famille. "Notre plus grand écrivain vivant", Julien Gracq, avait stipulé par écrit que sa mort soit un non-événement, et ainsi fut fait, après Noël. Nous en avions ri de bon coeur, quelques semaines auparavant, dans sa maison de Saint-Florent (personne de plus imprévisiblement drolatique, disert et sociable que ce faux ronchon). "Quand la mort viendra, disait un prudent, j'aimerais mieux être absent. Moi aussi, je crois bien.
- Le fait de disparaître ne vous effraie pas ?
- Non. On ne disparaît pas complètement, on peut se souvenir de vous. Et puis, je suis géographe. Le mot de passe en géographie, c'est l'érosion. On s'éteint comme les plantes."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-997937,0.html
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