Par PenserlaFrance
Indifférence des paumés. Goguenardise des rupins. Dépeçage du marché en lobbies, communautés et minorités. Ciblage de souffrances à consoler, avec panels échantillonnés. Le vote comme transaction entre un vendeur et un consommateur. Marketing et clientélisme sonnent l'arrivée d'une transatlantique élective dont le lancement en France remonte aux années Valéry Giscard d'Estaing. Un ultime cran d'arrêt à faire sauter : le spot payant, et nous serons à bon port. Aux normes. En Amérique.
D'où l'ingrat dilemme du vieil Européen habitué aux volumineuses brochures, débats d'idées, choix de société et autres lunes trompeuses mais gratuites : passer le tee-shirt du supporteur ou bien relire Flavius Josèphe dans son transat. Il n'y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités ? Soit. Mais, quand la réalité devient virtuelle, la posture substance et la réclame programme, la politique pour de bon devient apolitique : un sport professionnel, parmi d'autres. L'enjeu de ce mercato ? La poursuite du jeu. Après deux siècles de messianisme laïque (de la prise de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Bastille">la Bastille</st1:PersonName> à l'écroulement du mur de Berlin), voici le retour en douce de l'éternel retour, non plus celui des saisons mais des matchs à date fixe.
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