Par PenserlaFrance
<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>
La crise actuelle « AIRBUS » sera peut être l'évènement marquant de la campagne présidentielle 2007.
En effet, cette crise illustre parfaitement notre contexte économique, social et politique. Elle montre la réalité d'un monde dans lequel nous sommes maintenant baignés.
Le message politique nous est donné avec clarté : « les politiques ne peuvent rien ! La mondialisation, c'est le triomphe du « Tout Marché ». L'entreprise n'est pas concurrentielle». Fermez le ban ! Le ban doit être fermé !
Tout n'est en fait que subterfuge, triste réalité !
On nous assène que les politiques ne peuvent rien faire parce que les choix politiques ont déjà été faits. Il serait - d'ailleurs - malvenu de les discuter !
Que notre culture démocratique - ou ce qu'il en reste - nous encourage encore à poser des questions peut tout menacer, gripper la machine, la faire vaciller. On tremble ! Bonnes gens, tremblez !
Le temps n'est-il pas venu justement de se risquer ! Nous avons tout à y gagner !
A la vérité, plus simple est la réalité !
<?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="La Crise AIRBUS" w:st="on">La Crise AIRBUS</st1:PersonName> illustre notre situation car elle met en évidence tant des erreurs de gestions, qu'une absence de politique industrielle française et européenne, le tout couronné par une politique économique européenne essentiellement monétariste.
Tout de l'esprit libéral en somme et tout à dénoncer !
Quelques questions accusatrices méritent d'être ainsi posées :
Qui donc à nommé ceux qui ont lamentablement échoué et le premier d'entre eux - M. Forgeard - ancien coprésident exécutif d'EADS ?
Qui prône la non-intervention de l'Etat dans la détermination même des grandes politiques industrielles ?
Qui prône - en tout lieu et en toute occasion - le respect de la sainte loi du Marché ?
Qui impose à l'Europe entière une monnaie surévaluée, infériorisée face à un Dollar artificiellement compétitif car sous-évalué ?
Qui attache les mains et puis les pieds de l'industrie Européenne avant de la jeter dans le grand bain d'une concurrence mondiale acharnée ?
Qui ?
Le libéralisme détruit les hommes et prétend en plus nous imposer sa triste modernité !
De qui se moque-t-on ?
A cette vaste OPA généralisée sur nos systèmes économiques et sociaux, ne peut-on résister ?
D'autres choix économiques, sociaux et politiques peuvent encore être faits.
Avec courage et lucidité, il nous faut déterminer de nouvelles priorités, les imposer en Europe et tout d'abord au niveau français :
- choix monétaire :
o revoir les statut de <st1:PersonName ProductID="la BCE" w:st="on">la BCE</st1:PersonName> : inscrire comme priorité au rang statutaire, la croissance et l'emploi ;
o revoir la parité Euro/Dollars ;
o revoir nos taux d'intérêt ;
- choix industriel :o redéfinir une grande politique industrielle européenne ;
o dégager de grands chantiers d'investissement en Europe ;
- choix politique :
o réaffirmer la nécessité d'un nouveau modèle social et économique européen ;
o encourager en Europe l'emploi et les salaires comme gage d'une prospérité à partager ;
o développer la recherche, l'innovation et l'éducation ;
<o:p></o:p>Par ces choix, une géniale entreprise - comme AIRBUS - aurait pu combattre à armes égales avec ses concurrents, assurer son dynamismes, pérenniser ses emplois.
Ces choix demandent la farouche volonté de changer de priorités.
Bientôt les urnes vont parler.
Contre le « tout marché », la seule alternative - portée par les forces de progrès - reste le modèle politique et social que Ségolène Royal propose d'incarner.
Comment dès lors ne pas la soutenir et ainsi le porter ?
<o:p> </o:p>Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog