• "Une intention de vote en 2006 est plus instable qu'en 1980" Dominique REYNIE, professeur à l'IEP de Paris.

    Les sondages d'intentions de vote peuvent-ils être prédictifs à huit mois d'une élection présidentielle ?


    Remarquons d'abord que c'est le seul type d'enquête dont on peut comparer le résultat avec la réalité. Ce n'est pas le cas de la popularité ou de l'image des candidats. La possibilité de vérifier complique le travail des sondeurs et les expose aux critiques. Cela dit, la réponse est non. A ce stade, il serait déraisonnable d'en faire un outil prédictif. Mais ce travail n'est pas vain pour autant. Il témoigne du climat de l'opinion, il éclaire l'état d'un rapport de forces entre la gauche et la droite. Ce climat est susceptible de varier beaucoup au cours d'un semestre. La décision électorale se construit de plus en plus lentement et nombreux sont les électeurs qui ne se déterminent que le jour du scrutin, éventuellement pour décider... de ne pas voter. L'exercice devient d'autant plus délicat que le comportement électoral est plus volatil, soit sous la forme d'un va-et-vient entre l'abstention et la participation, soit sous la forme du passage de la gauche à la droite et réciproquement, qui concerne environ 10 % des électeurs. Sociologiquement, ce dernier phénomène est marginal, mais il est crucial sur le plan électoral. A huit mois d'un scrutin, on ignore quelle importance auront ces déplacements, alors qu'ils sont de nature à contredire des résultats attendus.

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    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-812998@51-810881,0.html

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