• « Un désir de changement largement partagé » Brice Teinturier, directeur général adjoint de TNS-Sofres

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p> "Tous les indicateurs sont convergents, les Français souhaitent que la société française soit réformée. Ils nous répondent massivement oui : 9 % souhaitent une transformation radicale et 41 % en profondeur, soit un Français sur deux. Un tiers de plus - 34 % - nous disent qu'il faut faire bouger la société sur plusieurs aspects sans toucher à l'essentiel, 1 % seulement ne veulent rien changer et 13 % souhaitent un retour en arrière. Cette attente touche toutes les catégories, gauche et droite, cadres ou ouvriers, les jeunes et plus âgés, au moins jusqu'à 65 ans.Ce désir de changement répond à la perception inquiète ou négative de la situation présente. Les grands sujets de préoccupation sont connus : le chômage encore et toujours ; le financement du système de protection sociale (retraites et santé), qui n'a cessé depuis des années de miner les certitudes des Français. Viennent ensuite l'éducation, le pouvoir d'achat, l'insécurité, les déficits et les inégalités. Sur tous ces sujets, les choses vont d'autant moins bien aux yeux des Français qu'ils sont très sévères à l'égard des hommes politiques jugés (par 63 % des sondés) trop éloignés des vrais sujets de préoccupation des citoyens. Pendant longtemps, on a expliqué que le clivage central entre la gauche et la droite rendait les réformes difficiles. Or le paysage a beaucoup évolué. Sur bien des enjeux, sympathisants de gauche et de droite se rapprochent. Par exemple, le remboursement par les entreprises qui délocalisent des aides publiques dont elles ont bénéficié est approuvé par 87 % des sympathisants de gauche, mais aussi de droite. De même, 86 % à gauche approuvent l'augmentation du smic à 1 500 euros brut par mois d'ici cinq ans, mais 73 % à droite également. La suppression des droits de succession est soutenue à 87 % à droite, mais tout de même à 70 % à gauche. Le clivage droite-gauche n'a pas pour autant disparu. Ainsi, la suppression des allocations chômage pour les chômeurs qui refusent plus de deux emplois est massivement approuvée par les sympathisants de droite (71 %), contre 47 % - tout de même - chez les sympathisants de gauche. De même, la généralisation des 35 heures ou l'assouplissement du code du travail pour faciliter à la fois les licenciements et les embauches, ou encore la régularisation des sans-papiers divisent très fortement les Français en deux blocs. Au total, on constate davantage de consensus et de diagnostic partagé aujourd'hui. Cela devrait favoriser la possibilité de réformes mieux acceptées demain."

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