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    D'après les Évangiles, et dans sa courte vie tant cachée que publique, le Galiléen s'est rendu, sans visa ni carte d'identité, en Israël, Palestine, Jordanie, à Gaza, au Liban, en Égypte et en Syrie. Je me suis faufilé dans tous ces pays : il y faut plus d'un passeport et des détours. Jésus pouvait traverser la mer de Génésareth, aller "au-delà du Jourdain ", et revenir le lendemain sur l'autre rive. Ce n'est plus possible. Aussi ce voyage d'un flâneur des deux rives n'a-t-il pu s'effectuer d'un seul trait. C'est un pari que de refaire l'itinéraire de Jésus à travers le Proche-Orient d'aujourd'hui, pour observer comment juifs, chrétiens et musulmans vivent à présent leur foi. Les surprenantes et souvent rebutantes vérités qui se dévoilent en Terre sainte ont valeur d'avertissement. Plus qu'un voyage au bout de la haine, ce carnet de route peut servir à la connaissance du monde profane tel qu'il va. Tout à la fois témoignage, chronique et méditation, l'enquête peut dès lors se lire comme un pèlerinage au cœur de l'homme, qu'il soit croyant ou agnostique, d'ici ou de là-bas.



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    Les guerres yougoslaves ne sont pas terminées. Plus de dix ans après les accords de Dayton les questions de réfugiés, de frontières nationales, d'oppositions identitaires restent posées. Sur cet échiquier balkanique explosif, <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Serbie" w:st="on">la Serbie</st1:PersonName>, grande perdante de l'explosion de <st1:PersonName ProductID="la Yougoslavie" w:st="on">la Yougoslavie</st1:PersonName> et entourée de voisins au seuil de l'Union européenne, cherche sa place. Preuves historiques à l'appui, Alexis Troude démontre que <st1:PersonName ProductID="la Serbie" w:st="on">la Serbie</st1:PersonName> a été victime plus que le bourreau dans les guerres de décomposition de <st1:PersonName ProductID="la Yougoslavie" w:st="on">la Yougoslavie</st1:PersonName> ; agressée par les géopolitiques allemande, américaine et islamique, elle a cherché à se défendre et c'est ce qui l'a entraîné sur la pente de la radicalisation extrême. Menacé de minorisation, le peuple serbe va devoir affronter de nombreux défis. La transition économique vers l'économie de marché, les relations avec le Monténégro indépendant, le statut du Kosovo-Métochie, la perspective de l'Union européenne... Si l'Europe continue de nier les intérêts du peuple serbe, celui-ci pourrait bien se retourner vers <st1:PersonName ProductID="la Russie" w:st="on">la Russie</st1:PersonName> ou l'Orient extrême.

     

    Biographie de l'auteur

    Alexis Troude, Professeur d'Histoire Géographie, a travaillé à l'IEP de Paris sur le processus d'intégration nationale des musulmans de l'espace yougoslave et à l'Institut National des Langues Orientales sur la question nationale serbe. Il a notamment collaboré aux ouvrages Guerres dans les Balkans (Ellipses, 2002) et Les sociétés, la guerre et la paix (Ellipses, 2003). Expert international à la deuxième conférence internationale sur le " Génocide dans l'Etat oustachi (1941-1945) ", il a publié le premier guide touristique, en français, sur <st1:PersonName ProductID="la Serbie" w:st="on">La Serbie</st1:PersonName> et le Monténégro (Petit Futé, 2005).


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    On a rangé Péguy avec les supposées vieilleries de " <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> moisie", et parmi les tenants de l'idéologie prétendue "française ".On ne voulait plus s'accommoder des dissidences de ce "mécontemporain ", de ses accents de "nationalisme mal venu". Un vrai lecteur comme George Steiner osa pourtant révéler la force de son attachement à ce paysan bergsonien qui avait une idée de la "politique" assez élevée pour souffrir à ce point de la voir dévoyée... Péguy fut évidemment plus à sa place comme inspirateur de la vraie résistance qu'au programme de Vichy, et nous savons que c'est ce catholique privé des sacrements qui donne aujourd'hui aux Français leur dernière chance d'échapper au bourgeoisisme homicide et à la paillardise désespérée: désormais le spirituel est charnel une bonne fois, et jusqu'au bout des ongles, et c'est le mystère même de l'Incarnation qui nous poursuit sans faiblir depuis notre jeunesse, entraîné par ce fantassin têtu et enfantin. Soulié n'a donc pas besoin de le caricaturer ni de le falsifier: sa cohérence profonde est toujours aussi dérangeante car elle passe par la (re)découverte du lien absolument radical (et salvateur) avec Israël - sa terre, son peuple, sa "mystique" - et c'est cela qui fait de lui le maître qu'il faut à notre temps.


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    L'espèce humaine, la planète, <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Cité">la Cité</st1:PersonName> savent désormais qu'elles sont peut-être mortelles. L'inertie coûte cher : l'humanité doit se préparer à une baisse de 5 à 20 % du PIB mondial, si elle ne prend pas dès à présent les mesures appropriées contre le réchauffement climatique. La biosphère elle-même est en danger : désertification, déforestation, pollution de l'air et des sols, érosion de la biodiversité, crise de l'eau et dégradation rapide des océans, berceau même de la vie, sont les principales menaces. L'urgence n'est pas tant d'arrêter la croissance que de la transformer en dématérialisant l'économie, en réduisant la consommation superflue et en épargnant les matières premières. Nous devons inventer de nouveaux styles de développement, économiser la planète, protéger la biodiversité. L'humanité doit-elle conclure un nouveau pacte, un " contrat naturel " de codéveloppement avec la planète et d'armistice avec la nature ? Sachons édifier une éthique du futur si nous voulons signer la paix avec <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Terre">la Terre</st1:PersonName>

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Terre"></st1:PersonName> 

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Terre"></st1:PersonName>Directeur du Bureau de la prospective à l'UNESCO, Jérôme Bindé y anime le cycle des " Entretiens du XXIe siècle ", dont il a dirigé les deux premières anthologies : Les Clés du XXIe siècle (2000) et Où vont les valeurs ? (2004). Principal coauteur du rapport mondial de prospective Un monde nouveau et directeur du Rapport mondial de l'UNESCO Vers les sociétés du savoir.


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    Poursuivant son enquête critique sur la culture postmoderne, Fredric Jameson s'attache ici à montrer que le motif du complot est, dans l'imaginaire contemporain, un point de cristallisation des tensions paranoïaques qui agitent nos sociétés.
    A l'heure de la colonisation définitive de la vie sociale par la marchandise, l'impossibilité où nous nous trouvons de nous représenter le " capitalisme-monde" trouve son expression dans la forme paranoïde du complot. Les films de complot, où le détective se trouve pris au piège d'une machination sans sujet dont les ramifications paraissent se perdre à l'infini, ou encore dans un complot si total qu'il semble n'avoir plus de référent (et d'ailleurs, y a-t-il effectivement complot?), fonctionnent comme un analogon de notre cauchemar quotidien : ce système où l'on n'arrive jamais à en finir de rien, comme disait Deleuze à propos des sociétés de contrôle.
    Riche analyse filmique et contribution originale à la théorie politique, cet essai porte la "méthode" Jameson à son point d'intensité maximal.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

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  • Sous la direction de Jane Freedman et Jérôme Valluy

    Mariages forcés, grossesses ou avortements forcés, mutilations génitales, lapidations, défigurations à l'acide et autres crimes d'honneur, esclavages et violences domestiques sans recours, viols d'épurations ethniques, esclavage sexuel et prostitution forcée, privations traditionnelles ou politiquement tolérées de libertés et droits humains fondamentaux...
    Dans ce domaine, les travaux des sciences humaines et sociales n'ont généralement pas été produits en relation avec la problématique de l'exil et de la protection internationale des réfugiés. Ce point de vue spécifique permet de reconsidérer les données existantes sur la situation des femmes persécutées dans le monde et d'apporter des connaissances nouvelles qui permettent d'inaugurer une anthropologie des persécutions spécifiques aux femmes.

     

    http://atheles.org/editionsducroquant/terra/persecutiondesfemmes/index.html


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    « Entre nous, ce n'est pas parce qu'un président est élu que, pour des gens d'expérience comme nous, il se passe quelque chose. » C'est dans ces termes - souverains - qu'Alain Badiou commente, auprès de son auditoire de l'École normale supérieure, les résultats d'une élection qui désorientent passablement celui-ci, s'ils ne le découragent pas.

    Autrement dit, une élection même présidentielle n'est plus en mesure de faire que quelque chose se passe - de constituer un événement (tout au plus une « circonstance », selon la qualification donnée par cette série de livres) ; Badiou reste ferme quant au soupçon qu'il y a lieu de porter sur l'opération démocratique du suffrage électoral (Voir Circonstances 1). Mais, clairement, il tient à dire ceci aussi : même l'élection de Sarkozy au poste de président de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName>, pour inquiétante ou décourageante qu'elle soit, n'est pas de taille à permettre qu'on dise que quelque chose s'est passé, a fortiori qu'un événement est survenu. « Oui, continue-t-il, je pense que Sarkozy à lui seul ne saurait vous déprimer. Donc, ce qui vous déprime, c'est ce dont Sarkozy est le nom. Voilà de quoi nous retenir : la venue de ce dont Sarkozy est le nom, vous la ressentez comme un coup que cette chose vous porte, la chose probablement immonde dont le petit Sarkozy est le serviteur. »

    De quoi Sarkozy est-il le nom ? De quoi tire-t-il son nom ? C'est la question que pose ce livre ...

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    Depuis qu'elle existe, l'humanité a su cultiver l'art de raconter des histoires, un art au coeur du lien social. Mais depuis les années 1990, aux Etats-Unis puis en Europe, il a été investi par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l'appellation anodine de « Storytelling » : celui-ci est devenu une arme aux mains des 'gourous' du marketing, du management et de la communication politique, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens. Derrière les campagnes publicitaires, mais aussi dans l'ombre des campagnes électorales victorieuses, de Bush à Sarkozy, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling managment ou du digital storylelling C'est cet incroyable hold-up sur l'imagination des humains que révèle Christian Salmon dans ce livre, au terme d'une longue enquête consacrée aux applications toujours plus nombreuses du storytelling : le marketing s'appuie plus sur l'histoire des marques que sur leur image, les managers doivent raconter des histoires pour motiver les salariés, les militaires en Irak s'entraînent sur des jeux vidéos conçus à Hollywood et les spin doctors construisent la politique comme un récit... <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

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    Jean Monnet, " Père fondateur " de la construction européenne? Marc Joly passe au scalpel cette idée reçue en l'analysant comme un mythe politique produit par les élites dirigeantes de l'Union. Ce faisant, il éclaire la genèse, le fonctionnement et l'idéologie du " pouvoir-Europe ". Les conceptions institutionnelles de Jean Monnet s'accordaient idéalement à la quête de légitimité d'un nouveau type de pouvoir, affranchi des règles de contrôle démocratique et des idéologies nationales. L' " inspirateur " aurait inventé une martingale: passer par l'intégration économique pour édifier l'Europe politique. Confrontant le mythe Monnet avec la théorie du processus de civilisation définie par Norbert Elias, Marc Joly livre une étude stimulante qui interroge les non-dits de la crise actuelle.

    [Merci à Gaël]


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    « Je n'étais pas là, la nuit où j'ai été conçu » Pascal Quignard

     

     


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    Permettez-moi un petit examen de conscience sur cette formule pieuse, le dernier dogme d'un monde sans dogme, à la fois cri de détresse et protestation contre la détresse, je veux dire : "le dialogue des cultures". Que veut dire ce mantra et que faire pour qu'il ne tourne pas à l'exutoire, voire à l'exorcisme? Le 28 juin 2007 Régis Debray inaugure le grand symposium qui rassemble des penseurs venus des quatre coins de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la M←diterran←e" w:st="on">la Méditerranée</st1:PersonName> et qu'accueille à Séville <st1:PersonName ProductID="la Fondation" w:st="on">la Fondation</st1:PersonName> des Trois Cultures. Ce discours va bouleverser l'audience et modifier les travaux de l'assemblée. Il représente en fait un tournant dans la pensée de l'après 11 septembre.
    En tant que tel, il est donc appelé à demeurer comme un rare exercice philosophique de lucidité. A lire absolument !


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