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    Eine kürzliche Umfrage ergab, dass, wäre der Mann nicht definitiv zu alt, sich 80 Prozent aller Deutschen Helmut Schmidt als idealen Kanzler vorstellen könnten. Wenn dies, 25 Jahre nach dem Rückzug aus allen politischen Ämtern, keine Auszeichnung ist! Der Altkanzler, dessen unglaublicher 90. Geburtstag bevorsteht, rangiert im Bewusstsein der Deutschen immer noch als Staatsmann par excellence. Und eine solch hochrangige Persönlichkeit erlaubt es sich, eine "außerdienstliche" Bilanzierung seines politischen Erfahrungsschatzes vorzulegen. "Denn", so Schmidt verschmitzt bescheiden, „vielleicht könnte doch einer von den Jüngeren daraus einen Nutzen ziehen.“ - Nichts wäre mehr zu wünschen, Herr Bundeskanzler!
    Eines vorab : Es handelt sich hier nicht um die autobiografische Rückblende auf ein politisches Lebens- und Gesamtwerk. Im Gegenteil. Schmidt, der Pragmatiker, möchte seine in aktiver Zeit gewonnenen Erfahrungen angesichts einer völlig veränderten politischen Weltlage zur Verfügung stellen. Immer im Gepäck, die großen philosophischen Fragen: Welchen Leitbildern sollten wir folgen? Was lässt sich aus Geschichte lernen? Im Spiegel gerade dieser Frage reflektiert der Altkanzler über die Unvorstellbarkeit eines Auslandseinsatzes der Bundeswehr in Afghanistan noch zu seinen Zeiten. Gelegenheit für einen historischen Ausflug und die noch immer problematische Stellung Deutschlands im politisch-militärischen Weltgefüge.

    Natürlich holt der Wirtschaftsfachmann Schmidt zu einem satten Referat über die Finanzmärkte aus. Beklagt wird die verschlafene "Modernisierung unseres zerklüfteten Bankensystems", gewarnt wird vor Spekulantentum und Heuschreckenflügen. Betrauert die große Zeit des von der RAF ermordeten Freundes Herrhausen und seiner Deutschen Bank. Institutionen, so Schmidt, an die sich eine Bundesregierung in ökonomischen Fragen noch vertrauensvoll wenden konnte. Wie anders heute. Der Kanzler wird (in Maßen) privat. Erstaunt vernehmen wir, dass Schmidt die "Guillaume-Affäre" als Rücktrittsgrund Willy Brandts im Mai 1974 völlig inakzeptabel fand und ihm die eigene künftige Kanzlerschaft große Sorgen bereitete. Risiken und Chancen der Globalisierung. Der "Sonderfall" der Neuen Bundesländer. Die radikal veränderte Rentensituation, die ebenso radikal veränderte Maßstäbe verlangt. Ein kleiner Seitenhieb auf Lafontaine und seine "Sekundärtugenden". Eine Schulung bei den antiken Rhetorikern. Spurensuche nach eigenen Fehlern. In einem der letzten Sätze seiner klugen Reflexion appelliert der Altkanzler mit einer römischen Weisheit an die heutige Politikerkaste: Im Zweifelsfalle sei das Gemeinwohl höherzustellen als die eigene Karriere. Um schließlich witzelnd, aber nicht ohne Wehmut festzustellen: "Die meisten meiner Weggefährten haben schon endgültig ihre Adresse gewechselt." " Das können Sie sich aus dem Kopf schlagen, Herr Bundeskanzler. Die Republik braucht Sie noch! " Ravi Unger

    L'analyse du Philosophe  MANUEL DE DIEGUEZ : « (...) Mais quand l'ancien dirigeant d'un Etat de quatre vingt millions d'habitants est né en décembre 1918, quand il a porté l'uniforme de l'âge de dix-huit ans à vingt-six, quand il jette sur l'histoire du monde un regard d'initié tardif aux pièges de la rédemption et du salut sous la bannière d'un empire étranger, quand, au soir de sa vie, un ancien chef d'Etat s'interroge à l'école de Kant sur une future éthique internationale de la politique, quand il tente de peser les valeurs, les vertus et la nature des grandes religions et de les placer dans la postérité de l'impératif catégorique de l'auteur de la Critique de la raison pure, il sollicite une attention toute particulière de l'anthropologue et du simianthropologue soucieux de porter le regard relativement averti des descendants de Darwin et de Freud sur la postérité d'un quadrumane à fourrure. Peut-être la vraie immortalité de M. Helmut Schmidt est-elle d'enjamber non seulement deux siècles , mais deux âges de la connaissance, celui de la sortie du genre humain des jardins fleuris de la Renaissance et de son entrée dans une grandeur nouvelle de la conscience.
    2 - Un ex-chancelier tourné vers l'avenir <?xml:namespace prefix = v ns = "urn:schemas-microsoft-com:vml" /><v:shapetype id=_x0000_t75 stroked="f" filled="f" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" o:preferrelative="t" o:spt="75" coordsize="21600,21600"><v:stroke joinstyle="miter"></v:stroke><v:formulas><v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"></v:f><v:f eqn="sum @0 1 0"></v:f><v:f eqn="sum 0 0 @1"></v:f><v:f eqn="prod @2 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @0 0 1"></v:f><v:f eqn="prod @6 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="sum @8 21600 0"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @10 21600 0"></v:f></v:formulas><v:path o:connecttype="rect" gradientshapeok="t" o:extrusionok="f"></v:path><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:lock aspectratio="t" v:ext="edit"></o:lock></v:shapetype><v:shape id=_x0000_i1025 o:button="t" href="http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/schmidt.htm#b#b" alt="" type="#_x0000_t75"><v:imagedata o:href="http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/triangle.gif" src="file:///C:\DOCUME~1\PROPRI~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image001.gif"></v:imagedata></v:shape>
    Le terrible bénéfice d'avoir vécu sous une tyrannie est qu'on y acquiert la science des nations, des peuples et des empires qui manque si cruellement à la classe dirigeante née après 1940, dont la sous-information tragique tient moins à son inexpérience de l'Histoire qu'au malheur d'avoir passé sa vie entière dans un monde infantilisé par la victoire des démocraties de l'espérance et de la candeur . Nous devons, hélas, à Hitler et à Staline de comprendre la lucidité tranquille, mais également l'effroi d'un ex-Chancelier d'Allemagne qui sait et qui écrit que les démocraties ne sont pas de saintes brebis et que leurs mamelles sont avares de lait ; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que la France, l'Angleterre et l'Italie se sont pieusement opposées à la réunification allemande et que le pays de Goethe et de Schiller doit à l'oncle Sam d'avoir retrouvé la majeure partie de son territoire ; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que George Bush senior y a seulement vu l'intérêt bien compris de sa nation; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que l'Amérique a travaillé d'arrache-pied à étendre l'Union européenne à vingt-sept membres afin de s'assurer de l' impuissance politique du Vieux Continent pour longtemps; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que, depuis 1949, l'OTAN a permis à l'Amérique de régner sur l'Europe et de la diriger à sa guise; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que l'OTAN est devenu le bras armé d'un empire en expansion et que sa seule ambition est de s'étendre sans cesse à de nouveaux territoires; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que l'effondrement du dollar signera la chute de l'omnipotence militaire et diplomatique du César d'Outre-Atlantique; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que Washington viole en Pologne, en République Tchèque, en Ukraine, en Géorgie l'accord qu'il a signé avec la Russie en contrepartie de la dissolution du Pacte de Varsovie; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que la Germanie est interdite de résurrection à l'échelle mondiale pour une génération de plus et que la pire des politiques, pour Berlin, serait d'oublier le garrot de l'holocauste , mais que ce fardeau ne doit pas conduire Israël à compter sur l'Allemagne en toutes circonstances et au mépris des droits des Arabes au Moyen Orient et ailleurs; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que les démocraties kantiennes ne reposent pas seulement sur les droits des citoyens, mais également sur leurs devoirs et qui ajoute aussitôt que le vibrant appel du Président Kennedy au devoir des citoyens américains de se demander d'abord ce qu'ils peuvent faire pour leur patrie était si peu kantien qu'il ne visait qu'à entraîner la nation dans la guerre du Vietnam; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que l'euro sera la planche de salut du Vieux Continent et qui se félicite d'en avoir guidé les premiers pas aux côtés de M. Giscard d'Estaing, mais qui sait et qui écrit également qu'il n'y a pas de destin politique planétaire pour une ribambelle de pays dont la taille, la langue, la religion et l'histoire s'entrechoquent et que les chefs d'Etat européens font lire un conte d'Andersen à un continent d'enfants ; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit, en lecteur de Nietzsche, que les démocraties ne sont qu'"humaines, trop humaines"; d'un chancelier d'Allemagne qui sait et qui écrit qu'en son temps, sa patrie n'enrichissait pas les élus du peuple, tandis que, de nos jours, des partis grassement rémunérés par l'Etat et des députés roulant carrosse font, d'un régime fondé sur le suffrage universel, un modèle viscéralement fondé sur des compromis, ce qui tue dans l'œuf toute vision prophétique de l'avenir du monde; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que les chefs d'Etat actuels sont des cancres en économie, alors que la connaissance des arcanes de la politique monétaire et des ressorts bancaires de la planète est devenue la clé non seulement de la géopolitique, mais des politiques nationales. Non, la lucidité et l'effroi d'un tel nonagénaire ne peuvent être lus avec les yeux myopes du siècle précédent. (...) »
    <o:p> </o:p>

    Lire l'analyse entière dans le billet ci-dessous.


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    À vingt-cinq ans, après de beaux poèmes qui lui valent une réputation précoce dans le milieu littéraire de la fin du XIXe siècle, Valéry abandonne à peu près les vers, traverse une longue crise, puis, coup sur coup, écrit deux chefs-d'oeuvre, L'Introduction à la méthode de Léonard de Vinci et <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="La Soirée" w:st="on">La Soirée</st1:PersonName> avec Monsieur Teste - après quoi il s'enferme dans un obscur emploi de rédacteur au ministère de <st1:PersonName ProductID="la Guerre" w:st="on">la Guerre</st1:PersonName> et se livre à d'abstraites recherches dans ses Cahiers. On croit volontiers qu'il n'écrira plus et, si sa vie, alors, se fût interrompue, il n'aurait laissé dans l'histoire littéraire que la fulgurance d'une première oeuvre. Mais Valéry, si incertain qu'il soit de son désir d'être écrivain, ne tourne pas le dos à la littérature et, à la fin de <st1:PersonName ProductID="la Première Guerre" w:st="on">la Première Guerre</st1:PersonName>, la publication de <st1:PersonName ProductID="La Jeune Parque" w:st="on">La Jeune Parque</st1:PersonName> lui vaut une célébrité immédiate - et qui devient bientôt une immense gloire. Parce qu'aucune biographie véritable ne lui avait été jusqu'ici consacrée, cette double carrière entrecoupée d'un retrait de vingt ans était demeurée largement méconnue, un peu mystérieuse aussi, et la figure même de Valéry restait tributaire de légendes anciennes, André Breton l'identifiait à Monsieur Teste, et ce portrait de l'écrivain en héros de soi-même, délié de l'humanité jusqu'à en paraître parfois inhumain, se trouvait sans cesse reconduit. Ainsi était exclu tout ce qui relevait, chez lui, de l'existence privée - mais surtout d'une nature profondément humaine : les détresses dont ses jours se tissaient, les inquiétudes que la précarité de sa situation matérielle lui inspirait, ou encore le regard si souvent sévère qu'il jetait sur son œuvre. Il fallait donc revenir à ce qui authentiquement eut lieu et ce livre, de manière entièrement nouvelle, s'attache à le dire à partir d'un considérable fonds de documents inédits, et pour présenter au lecteur un récit où s'entrecroisent la genèse de l'oeuvre, l'évocation de la vie privée, mais aussi d'une vie publique dont on n'avait encore jamais vraiment pris la mesure. Or, les fonctions que Valéry a occupées dans le cadre de <st1:PersonName ProductID="la Société" w:st="on">la Société</st1:PersonName> des Nations, au PEN Club, et dans d'autres institutions encore, l'ont placé au coeur de l'histoire. L'intérêt qu'il a su lui porter, le rôle d'orateur quasi-officiel qu'il a pu tenir, l'habit d'ambassadeur des lettres que ses conférences lui ont fait peu ou prou endosser ont fait de lui un « contemporain capital » du siècle passé. Quantité de rencontres l'attestent et l'on verra passer ici d'innombrables figures illustres qui nous montrent elles aussi à quel point l'existence de Valéry ne se laisse vraiment découvrir qu'au filigrane de son époque : sa biographie devient une contribution à l'histoire de son temps.


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  • "De la France, Les chemins de terre" de Jluc Pujo
    Vidéo envoyée par jlpujo

    "De la France, Les chemins de terre" de Jluc Pujo édition L'HARMATTAN - septembre 2008. Roman politique - 1er tome de la trilogie " dela France" consacrée à l'actualité de l'Idée et du projet France dans la Mondialisation. "Oui, la France est une Idée moderne!"

    LE BLOG : http://delafrance.blogg.org

     


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    « Et <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, dans tout ça ? (...) Mais <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>,  ça n'existe plus ! (...) Alors <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, ça pourrait ainsi se terminer ? (...) Mais qui donc a intérêt à voir disparaître <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> ? (...) Alors que <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> a donné à l'Humanité tant de signes précurseurs d'une grandeur à naître ? (...) Et,  tout à coup,  la source aurait tari ?».

     

    Véritable hymne à <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>, Les chemins de terre nous plonge dans les sentiers magnifiques des Pyrénées, où Hélène - institutrice en sabots - entreprend chaque jour de rejoindre son école pour enseigner <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> à ses petits paysans.  La nature s'offre alors en déclinaisons poétiques et littéraires, comme un hymne à la culture française.

    Le narrateur peut alors convoquer ses propres souvenirs, quand lui-même - enfant - découvrait en secret, au cours de longs étés, la bibliothèque de l'école communale abandonnée.

    En promeneur solitaire, comme le célèbre Jean-Jacques, le narrateur entreprend ainsi un véritable pèlerinage.

    Plusieurs rencontres vont l'amener à décliner les questions essentielles de notre temps : la fin de <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> , la mondialisation, le partage des richesses, l'écologie, l'éducation, le renouveau religieux et spirituel... pour découvrir que <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> a fourni - sur tous ces sujets et depuis des siècles - plusieurs pensées parmi les plus abouties. Et tout naturellement, quand un hippie alter-mondialiste s'exclame : « <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">La France</st1:PersonName> ? Mais ça n'existe plus ! », le vieux maire ainsi que le promeneur peuvent répondre en cœur par une magnifique démonstration.

     

    http://delafrance.blogg.org/

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

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    Faut-il que le socialisme meure pour que les socialistes vivent ? Le socialisme semble avoir vécu un véritable reflux quasi trentenaire en Europe, provocant la marginalisation des forces qui s'en réclamaient. Pourtant, il émerge de nouveau sur le continent latino-américain dans les Forums sociaux internationaux autant qu'à la tête de nombre de ses gouvernements (Chavez au Venezuela, Correa en Equateur, Fernandez de Kirchner en Argentine, Morales en Bolivie...).

    En confrontant le socialisme organique français à la réalité de la mondialisation, à l'altermondalisme naissant autant qu'à sa propre histoire, l'auteur s'efforce de tracer les lignes directrices d'une refondation d'un idéal éternellement neuf. Au fil des pages, entre Amérique latine et Europe, le lecteur découvrira les nombreuses raisons qui permettent d'espérer et de définir ce que peut être demain une alternative au néolibéralisme. Le combat culturel, gramscien, initié à Porto Alegre, peut trouver un débouché dans l'exercice du pouvoir. C'est cette nouvelle étape qui nécessite une véritable refondation du socialisme français.

     

    Gaël BRUSTIER, 30 ans, est doctorant en Science Politique. Ancien membre de la direction nationale d'un parti politique de gauche, cofondateur d'EUROSUR, une entreprise coopérative spécialisée dans le développement des partenariats entre Europe et Amérique latine, il est aujourd'hui également membre d'ATTAC, du Parti Socialiste français et animateur du Centre d'Etudes sur <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la R←publique" w:st="on">la République</st1:PersonName>, l'Internationalisme, le Socialisme et l'Europe.

     

    Voir le site : http://www.socalter.org


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    Auteur avec Edgar Morin du livre intitulé Politique de civilisation, dont le titre a été utilisé récemment et à plusieurs reprises par N. Sarkozy, Sami Naïr répond point par point aux propos présidentiels, en démontrant que rien, dans la politique gouvernementale actuelle, ne correspond aux propositions du texte originel. La démonstration est rigoureuse, souvent brillante. Naïr aborde un par un les points essentiels de ce que Morin et lui ont invoqué sous les termes de « politique de civilisation » : La laïcité, menacée aujourd'hui par une politique qui privilégie l'approche confessionnelle ou communautaire. L'universalité et la diversité, proclamées dans les discours mais absentes dans la réalité. La modernisation du dialogue social malmenée par une politique de privatisation généralisée. La réforme du marché du travail, qui s'accomplit à marche forcée en fonction des seuls vœux du Medef.- La réforme du système de protection sociale dont les acquis sont systématiquement démantelés. La politique d'immigration, menée par un ministre (Hortefeux) qui fut longtemps chargé des relations de l'UMP avec l'extrême-droite, et qui en accord avec le Président puise sans vergogne dans le réservoir idéologique de celle-ci pour mettre en cause au mépris des conventions internationales le droit d'asile, le regroupement familial et jusqu'au droit du sol (récente déclaration du ministre de l'Outre-mer). L'allégeance à la politique nord-américaine dans ses aspects les plus négatifs.

    Sami Naïr conclut cette revue de détail par un exposé sur ce que serait une réelle politique de civilisation.

    Le texte est remarquable de concision, d'efficacité, de richesse documentaire et de vivacité dans l'argumentation. Il ne cède que très rarement à la tentation polémique, et offre une réflexion captivante, au-delà de la conjoncture présente, sur la citoyenneté et les valeurs fondamentales de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République.">la République.</st1:PersonName>

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République."> </st1:PersonName>

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République.">EDITION GALLIMARD - en librairie le 22 mai 2008.</st1:PersonName>

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République."></st1:PersonName> 


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    Ce livre va à l'encontre d'une représentation de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Terreur">la Terreur</st1:PersonName> qui, depuis Thermidor, en fait un objet de dégoût et de honte dans l'histoire de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Révolution.">la Révolution.</st1:PersonName>

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Révolution."></st1:PersonName>Ce dégoût " n'est séparable ni du parallèle construit avec l'histoire des catastrophes politiques du XXe siècle, ni de l'idéalisation du modèle démocratique actuel ". La demande de terreur de l'été <st1:metricconverter w:st="on" ProductID="1793 a">1793 a</st1:metricconverter> pour cause l'effroi ressenti par le peuple parisien à la mort de Marat, effroi d'où émerge la détermination de " mourir pour la liberté " - la liberté ou la mort. C'est parce que l'Assemblée n'a pas mis en jugement ceux qui ont tiré sur le peuple aux Tuileries le 10 août 1792 que le peuple entre dans les prisons en septembre et reprend le glaive de la loi.

    Le souvenir de ces massacres hantera les révolutionnaires, soucieux " d'inventer les formes symboliques qui permettront de contenir l'ardeur ". Ainsi, le tribunal révolutionnaire est-il une manière de mettre des bornes à l'exception souveraine dans sa fonction vengeresse. Et la mise en équivalence morale de l'an II et de septembre 2001, " non-sens historique et philosophique, est l'effet de ce qu'on pourrait appeler la rémanence rétinienne de l'image de la terreur révolutionnaire ".

     


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    D'après les Évangiles, et dans sa courte vie tant cachée que publique, le Galiléen s'est rendu, sans visa ni carte d'identité, en Israël, Palestine, Jordanie, à Gaza, au Liban, en Égypte et en Syrie. Je me suis faufilé dans tous ces pays : il y faut plus d'un passeport et des détours. Jésus pouvait traverser la mer de Génésareth, aller "au-delà du Jourdain ", et revenir le lendemain sur l'autre rive. Ce n'est plus possible. Aussi ce voyage d'un flâneur des deux rives n'a-t-il pu s'effectuer d'un seul trait. C'est un pari que de refaire l'itinéraire de Jésus à travers le Proche-Orient d'aujourd'hui, pour observer comment juifs, chrétiens et musulmans vivent à présent leur foi. Les surprenantes et souvent rebutantes vérités qui se dévoilent en Terre sainte ont valeur d'avertissement. Plus qu'un voyage au bout de la haine, ce carnet de route peut servir à la connaissance du monde profane tel qu'il va. Tout à la fois témoignage, chronique et méditation, l'enquête peut dès lors se lire comme un pèlerinage au cœur de l'homme, qu'il soit croyant ou agnostique, d'ici ou de là-bas.


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    Les disciplines historiques progressant souvent par description monographique, il est rare d'avoir un livre enthousiasmant de bout en bout, même si son contenu est particulièrement sinistre. Tel est l'ouvrage d'Enzo Traverso. Par guerre civile européenne, il entend non une lecture rétrospective des événements comme si l'Union européenne avait existé dans la première moitié du XXe siècle, mais le caractère total des diverses violences qu'a connues l'Europe dans cette période. Au lieu d'être limitées par le droit de la guerre, ces violences ont eu pour but de détruire l'ennemi, militaire ou civil. En s'appuyant sur Carl Schmitt, l'auteur définit la guerre civile comme une rupture de l'ordre juridique qui conduit à situer l'ennemi dans le non-droit afin d'avoir le droit de l'anéantir. Ainsi la violence peut se déployer sans limite et prendre une dynamique propre jusqu'à devenir sa propre fin. C'est un processus cumulatif qui commence en 1914 et s'arrête en 1945 du point de vue de l'Europe. Le procès de Nuremberg est à la fois justice des vainqueurs et début du processus de guérison.

     

    http://www.laviedesidees.fr/+La-guerre-civile-europeenne-1914+.html


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    D'après les Évangiles, et dans sa courte vie tant cachée que publique, le Galiléen s'est rendu, sans visa ni carte d'identité, en Israël, Palestine, Jordanie, à Gaza, au Liban, en Égypte et en Syrie. Je me suis faufilé dans tous ces pays : il y faut plus d'un passeport et des détours. Jésus pouvait traverser la mer de Génésareth, aller "au-delà du Jourdain ", et revenir le lendemain sur l'autre rive. Ce n'est plus possible. Aussi ce voyage d'un flâneur des deux rives n'a-t-il pu s'effectuer d'un seul trait. C'est un pari que de refaire l'itinéraire de Jésus à travers le Proche-Orient d'aujourd'hui, pour observer comment juifs, chrétiens et musulmans vivent à présent leur foi. Les surprenantes et souvent rebutantes vérités qui se dévoilent en Terre sainte ont valeur d'avertissement. Plus qu'un voyage au bout de la haine, ce carnet de route peut servir à la connaissance du monde profane tel qu'il va. Tout à la fois témoignage, chronique et méditation, l'enquête peut dès lors se lire comme un pèlerinage au cœur de l'homme, qu'il soit croyant ou agnostique, d'ici ou de là-bas.



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    Les guerres yougoslaves ne sont pas terminées. Plus de dix ans après les accords de Dayton les questions de réfugiés, de frontières nationales, d'oppositions identitaires restent posées. Sur cet échiquier balkanique explosif, <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Serbie" w:st="on">la Serbie</st1:PersonName>, grande perdante de l'explosion de <st1:PersonName ProductID="la Yougoslavie" w:st="on">la Yougoslavie</st1:PersonName> et entourée de voisins au seuil de l'Union européenne, cherche sa place. Preuves historiques à l'appui, Alexis Troude démontre que <st1:PersonName ProductID="la Serbie" w:st="on">la Serbie</st1:PersonName> a été victime plus que le bourreau dans les guerres de décomposition de <st1:PersonName ProductID="la Yougoslavie" w:st="on">la Yougoslavie</st1:PersonName> ; agressée par les géopolitiques allemande, américaine et islamique, elle a cherché à se défendre et c'est ce qui l'a entraîné sur la pente de la radicalisation extrême. Menacé de minorisation, le peuple serbe va devoir affronter de nombreux défis. La transition économique vers l'économie de marché, les relations avec le Monténégro indépendant, le statut du Kosovo-Métochie, la perspective de l'Union européenne... Si l'Europe continue de nier les intérêts du peuple serbe, celui-ci pourrait bien se retourner vers <st1:PersonName ProductID="la Russie" w:st="on">la Russie</st1:PersonName> ou l'Orient extrême.

     

    Biographie de l'auteur

    Alexis Troude, Professeur d'Histoire Géographie, a travaillé à l'IEP de Paris sur le processus d'intégration nationale des musulmans de l'espace yougoslave et à l'Institut National des Langues Orientales sur la question nationale serbe. Il a notamment collaboré aux ouvrages Guerres dans les Balkans (Ellipses, 2002) et Les sociétés, la guerre et la paix (Ellipses, 2003). Expert international à la deuxième conférence internationale sur le " Génocide dans l'Etat oustachi (1941-1945) ", il a publié le premier guide touristique, en français, sur <st1:PersonName ProductID="la Serbie" w:st="on">La Serbie</st1:PersonName> et le Monténégro (Petit Futé, 2005).


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    On a rangé Péguy avec les supposées vieilleries de " <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> moisie", et parmi les tenants de l'idéologie prétendue "française ".On ne voulait plus s'accommoder des dissidences de ce "mécontemporain ", de ses accents de "nationalisme mal venu". Un vrai lecteur comme George Steiner osa pourtant révéler la force de son attachement à ce paysan bergsonien qui avait une idée de la "politique" assez élevée pour souffrir à ce point de la voir dévoyée... Péguy fut évidemment plus à sa place comme inspirateur de la vraie résistance qu'au programme de Vichy, et nous savons que c'est ce catholique privé des sacrements qui donne aujourd'hui aux Français leur dernière chance d'échapper au bourgeoisisme homicide et à la paillardise désespérée: désormais le spirituel est charnel une bonne fois, et jusqu'au bout des ongles, et c'est le mystère même de l'Incarnation qui nous poursuit sans faiblir depuis notre jeunesse, entraîné par ce fantassin têtu et enfantin. Soulié n'a donc pas besoin de le caricaturer ni de le falsifier: sa cohérence profonde est toujours aussi dérangeante car elle passe par la (re)découverte du lien absolument radical (et salvateur) avec Israël - sa terre, son peuple, sa "mystique" - et c'est cela qui fait de lui le maître qu'il faut à notre temps.


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