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    Au printemps 2002, les socialistes convaincus que la campagne de Lionel Jospin menait à la catastrophe s'étaient tu pour ne pas affaiblir davantage leur candidat. J.G. était de ceux là, dont le silence a seulement étouffé une chance d'éviter la catastrophe. Il a désormais résolu de ne plus se taire. Il s'engage résolument contre toute tentative de quelque candidat(e) que ce soit, socialiste ou UMP, de brouiller dans un discours racoleur le clivage qui oppose plus que jamais la droite néolibérale et la gauche socialiste. Une campagne socialiste qui, comme en 2002, au prétexte de gagner des voix sur la droite, viserait un rassemblement au centre en affichant des convergences avec la droite (sur la sécurité, l'éducation, l'Europe, etc.), conduirait à nouveau la gauche à la défaite. Or l'enjeu de l'élection qui vient est bien plus grave que par le passé.
    Car la droite a radicalement changé de nature et avec elle l'enjeu véritable du débat et des élections.

    Lire la suite :

    http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1945985&Mn=2&Origin=LEXILOGOS&Ra=-1&To=0&Nu=1&Fr=0#avisfnac


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    Dans ce bref essai, Hubert Védrine poursuit son analyse du monde depuis la chute du mur de Berlin. Pour lui, les Occidentaux ont cru trop vite qu'ils avaient gagné la bataille de l'Histoire et que leurs " valeurs " allaient s'imposer partout. Depuis les grandes illusions des années 1990, les Américains ont été saisis par l'esprit de puissance, les Européens par l'ingénuité. En lieu et place d'une " communauté internationale ", c'est un monde dur, instable et inquiétant qui apparaît, et le fameux " monde multipolaire " risque de se faire sans nous. Face à ces défis, Hubert Védrine préconise de rompre avec cette " Irrealpolitik " stérile, de prendre conscience des nouveaux enjeux, de refonder le réalisme et une politique étrangère efficace ; mais cela suppose une France qui retrouve confiance en elle et une Europe qui sache ce qu'elle veut.

    Fayard (31 janvier 2007)


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    « Contre le communautarisme » est le premier essai de Julien Landfried (éd. Armand Colin), directeur de l'Observatoire du communautarisme.

    Vous pouvez suivre toutes les actualités concernant la sortie de Contre le communautarisme sur son blog dédié www.communautarisme.net/contre.

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    Lire la suite :

    http://www.communautarisme.net/Contre-le-communautarisme,-un-essai-de-Julien-Landfried,-directeur-de-l-Observatoire,-en-ventes-a-partir-du-7-mars_a890.html?preaction=nl&id=3125214&idnl=19962&


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    Voilà bientôt trois décennies que la " question " des migrations occupe le devant de la scène de nos sociétés. Cela commence à faire beaucoup. Et elle est de plus en plus enveloppée dans des discours ouvertement racistes et xénophobes. Il est urgent de changer notre regard. Qu'on le veuille ou non, l'immigration va encore se poursuivre. Elle viendra de toutes parts. Ou bien on la perçoit comme une menace, et alors c'est la politique de l'obsession anti-immigrés qui prévaut, ou bien on la prend comme un défi, et alors elle appelle à une lutte sans concessions contre toutes les démagogies qui taraudent le lien social, chez nous, aujourd'hui. Il faut le dire clairement : l'immigration est nécessaire car elle est un moyen de puissance économique, sociale et culturelle, pour la France comme pour l'Europe. Et il faut avoir le courage de réaffirmer que notre avenir, c'est celui d'une nation humainement métissée et culturellement unie autour des valeurs républicaines de solidarité, de liberté et de respect de la dignité des citoyens. C'est ce que ce livre démontre. Et ce pourquoi il plaide. Sami Naïr s'appuie autant sur les études les plus récentes que sur sa propre expérience - il a été le premier délégué interministériel au Codéveloppement et aux Migrations internationales (1998-1999) - pour décrire ces grands courants migratoires non seulement en France mais aussi ailleurs dans le monde. Son analyse est portée par la ferme conviction que ces mouvements de populations sont positifs pour les nations qui les accueillent comme pour les pays d'origine qui peuvent en tirer avantage. Car le codéveloppement est la solution la plus efficace et la plus réaliste pour faire de l'immigration une forme nouvelle de coopération entre les pays riches et les pays pauvres.

    Biographie de l'auteur : Professeur d'université, ancien député européen, Sami Naïr est l'auteur de nombreux ouvrages dont Une politique de civilisation (avec Edgar Morin, Arléa, 1997), L'Immigration expliquée à ma fille (Seuil, 1999), L'Empire face à la diversité (Hachette littératures, 2003.)

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    « Aveuglantes Lumières » Régis DEBRAY - Gallimard - novembre 2006


     

    Genre : carnet de bord (2006, année Mozart).Leitmotiv : où en sommes-nous par rapport aux Lumières ?Tête de turc :  Voltaire.Trajet : de la rue Jean-Jacques Rousseau jusqu'à Saint-Florent-le-Vieil, en passant par l'Opéra, Le Caire, Nancy, Jérusalem, le Quai Branly, le malheur arabe, le billet de dix euros, le foot, les unijambistes, les casques bleus, etc.But : mieux s'orienter dans le noir, ou un peu moins mal.

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    Don Juan, orgueilleux séducteur, défie dans l'opéra de Mozart le noble Commandeur. Celui-ci triomphe cependant. Don Juan, foudroyé, disparaît aux enfers. Tout peut alors rentrer dans son ordre. " Elle ne dure jamais longtemps, la fête des fous ", chante Masetto. La Ve République a porté en elle un semblable défi, celui de Don Juan-Mitterrand face à de Gaulle. Mais dans notre histoire, c'est Don Juan qui l'emporte finalement sur le Commandeur. Celui qui avait osé lancer : " Le gaullisme n'est qu'une aventure personnelle " a laissé derrière lui, soigneusement choisis, des germes de destruction qui continuent à parfaire son œuvre au-delà de sa vie. Et se plaçant dans la lignée de son prédécesseur, Jacques Chirac est devenu, consciemment ou non, l'exécuteur testamentaire de celui qui se flattait d'être le " dernier vrai président " de la Ve République. Quelle force mystérieuse a donc conduit l'héritier présomptif de la tradition gaulliste à s'inscrire dans la continuité de François Mitterrand, achevant ainsi le démembrement des structures politiques dont le Général avait doté la France ? Car elle est bien morte, la Ve République, après une longue agonie, et le temps est venu de dresser le constat de décès alors que la fête des fous continue de plus belle... C'est une histoire qui aura duré à peine cinquante ans et dont nous avons déjà oublié les racines. Il se trouve qu'elle est celle de ma génération et que, d'un petit coin de la scène, j'en ai vu se dérouler le fil.


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  • Jean Monnet écrivait d'Alger, en mai 1943, à Henri Hopkins, conseiller du Président Roosevelt : « Il faut le détruire », en parlant du général de Gaulle. La reconstitution des souverainetés nationales en Europe était la hantise de Jean Monnet. Dès cette époque, il pense l'organisation future de l'Europe contre l'idée de souveraineté. Prescience géniale de la nécessité de constituer l'Europe comme un grand marché régi par une autorité supranationale unique ou complot objectif contre le souveraineté populaire, qui est au principe de la République, au bénéfice d'un capitalisme euratlantique dominé par les Etats-Unis ?
    Plus de soixante ans après, le 29 mai 2005, le peuple français a rejeté le projet de « Constitution européenne ». La « méthode Monnet », celle des engrenages et des faits accomplis, peut-être utile pendant un temps, a trouvé ses limites. Dans la « mondialisation », la République entend à nouveau faire entendre sa voix, celle des peuples.
    C'est cette voie nouvelle, celle d'une autre Europe, que Jean-Pierre Chevènement propose d'explorer : comment articuler l'idée européenne et la souveraineté populaire, le progrès social et l'exigence démocratique ? Ne serait-il pas temps aussi de penser l'Europe dans sa grande dimension, jusqu'à la Russie, pour construire avec les peuples qui le voudront, l'acteur stratégique dont nous avons besoin au XXIe siècle ? Pour faire marcher ensemble l'Europe et la République, le moment est venu d'inventer, audacieusement.

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    « Le monde entier nous hait et nous le méritons bien : telle est la conviction d'une majorité d'Européens, du moins à l'Ouest. Depuis 1945, en effet, notre continent est habité par les tourments du repentir. Ressassant ses abominations passées, les guerres incessantes, les persécutions religieuses, l'esclavage, l'impérialisme, le fascisme, le communisme, il ne voit dans sa longue histoire qu'une continuité de tueries, de pillages qui ont abouti à deux conflits mondiaux, c'est-à-dire à un suicide enthousiaste. À ce sentiment de culpabilité, toute une élite intellectuelle et politique donne ses lettres de noblesse, appointée à l'entretien du remords comme jadis les gardiens du feu. Dans cette rumination morose, les nations européennes oublient qu'elles, et elles seules, ont fait l'effort de surmonter leur barbarie pour la penser et se mettre à distance d'elle, construisant un monde de paix et de prospérité. L'Europe a sans doute enfanté des monstres, elle a du même coup enfanté les théories qui permettent de détruire les monstres.Curieusement nous vivons aujourd'hui une situation de repentir à sens unique : celui-ci n'est exigé que d'un seul camp, le nôtre, et jamais des autres cultures, des autres régimes qui se drapent dans leur pureté supposée pour mieux nous accuser. Mais l'Europe accepte trop volontiers le chantage à la faute ; si nous adorons nous flageller et nous couvrir la tête de cendres, n'est-ce pas que notre souhait secret est de sortir de l'Histoire, de nous abriter peinards, dans le cocon de la contrition, pour ne plus agir, échapper à nos respnsabilités ? La repentance n'est peut-être rien d'autre que le triomphe de l'esprit d'abdication. » Pascal Bruckner


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  • Aujourd'hui, il existe une certaine conscience des limites des marchés. Les scandales des années 1999 ont jeté "la finance et le capitalisme de style américain" à bas du piédestal où ils se trouvaient depuis trop longtemps. Plus globalement, on a compris que la perspective de Wall Street, souvent à courte vue, était diamétralement opposée au développement, qui exige une réflexion et une planification à long terme. On se rend compte aussi qu'il n'y a pas une seule forme de capitalisme, une seule "bonne" façon de gérer l'économie. Il existe d'autres formes d'économie de marché (comme celle de la Suède, où la croissance est restée vigoureuse) qui ont créé des sociétés tout à fait différentes de celle des États-Unis, avec de meilleurs systèmes de santé et d'éducation et moins d'inégalité. Or, du moment qu'il y a des alternatives et des choix, ce sont les processus politiques démocratiques qui doivent être au centre des prises de décision, et non pas les technocrates. L'un des principaux choix auxquels toutes les sociétés sont confrontées concerne le rôle de l'État. Le succès économique nécessite de trouver le juste équilibre entre l'État et le marché. Quels services l'État doit-il fournir? Quelles réglementations doit-il instaurer pour protéger les travailleurs, les consommateurs, l'environnement? Il est clair que cet équilibre change avec le temps, et qu'il sera différent d'un pays à l'autre. Dans ce livre, je vais démontrer que la mondialisation, telle qu'on l'a imposée, a empêché d'obtenir l'équilibre requis. Je veux souligner cependant que rien n'oblige à ce qu'elle nuise à l'environnement, aggrave les inégalités, affaiblisse la diversité culturelle et favorise les intérêts des grandes firmes aux dépens du bien-être des simples citoyens. Une mondialisation choisie, bien gérée, comme elle l'a été dans le développement réussi d'une grande partie de l'Asie orientale, peut beaucoup apporter aux pays en développement comme aux pays développés.


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  • « L'IDÉE RÉPUBLICAINE» Nouvelle collection de la Fondation Res Publica et des éditions Fayard



    Y a-t-il un déclin de l'école publique ? La question fait débat. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que l'école publique ne répond plus, aujourd'hui, aux besoins, tant culturels qu'économiques, de la société. L'auteur tente, dans ce petit ouvrage de 130 pages, d'analyser les causes de cette dégradation de l'institution scolaire. Il s'attache aussi à esquisser les voies de son redressement.



    Philippe Barret, né à Lyon en 1945, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, docteur en sciences politiques, est inspecteur général de l'Education nationale. Il a collaboré aux cabinets ministériels de Jean-Pierre Chevènement, dont celui de l'Education nationale. Il est intervenu, à deux reprises, lors de colloques de la Fondation Res Publica.



    Pour en savoir plus : http://www.fondation-res-publica.org/


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  • Quelles sont les causes de la Défaite de 1940 ? Le grand historien Marc Bloch écrivait en avril 1944 : " Le jour viendra [...] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l'Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l'Europe en détruisant de nos propres mains tout l'édifice de nos alliances et de nos amitiés. " Annie Lacroiz-Riz analyse l'histoire des années 1930 pour éclairer les causes de la défaite de 1940. Selon elle, les Français n'ont pas été simplement été vaincus en cinq jours par une Wehrmacht invincible ; le haut patronat les a sacrifiés à son plan de " réforme de l'Etat " copié sur les voisins fascistes et à son obsession d'accord avec le Reich. Cette affirmation incroyable paraît moins audacieuse à la lecture des archives, françaises et étrangères, relatives à une décennie d'actions des élites : militaires ; politiciens ; journalistes ; hommes d'affaires surtout, qui régnaient sur tous les autres, avec à leur tête la Banque de France et le Comité des Forges. L'autonomie des politiciens ou des journalistes relève ainsi du mythe, celle des militaires aussi. C'est bien la France des grands intérêts économiques et financiers qui dicta le choix de l'Allemagne comme partenaire privilégié dès les années 1920 et sabota l'alliance russe de revers qui avait évité la défaite en 1914. Aujourd'hui, l'accès aux archives éclaire les causes intérieures et extérieures de la Défaite et permet " l'instruction du procès de la vaste entreprise de trahison " que réclamait Marc Bloch.
    Biographie de l'auteur
    Annie Lacroiz-Riz, ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, agrégée d'histoire, professeur d'histoire contemporaine à l'Université Paris 7, a notamment publié Le Vatican, l'Europe et le Reich et Industriels et banquiers sous l'Occupation (Armand Colin).


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  • Ce texte est celui d’un rapport secret commandé par le département de la Défense du Pentagone pour prévoir les éventuelles conséquences d’un changement climatique brutal sur la sécurité des États-Unis. Or ses conclusions se sont révélées si alarmantes que les plus hautes autorités ont tout fait pour l’étouffer. Ses auteurs, Peter Schwartz et Doug Randall, s’appuyant sur les plus récentes études et sur l’évolution générale des conditions climatiques à l’échelle terrestre, envisagent pour 2010 un brusque refroidissement du climat, qui ferait suite à des années de réchauffement croissant. Ils analysent ensuite méthodiquement, avec une froide logique, les effets sur les conditions de vies sur les différents continents, les prolongements inévitables d’une telle situation, qui conduira la planète au bord de l’anarchie. Ils ébauchent ainsi un scénario détaillé et réaliste sur trente ans des conséquences géopolitiques de ce changement brutal : engloutissement de certaines villes européennes par la montée des eaux, développement des conflits sur toute la planète, dus au déplacement des populations et à la raréfaction de l’eau potable, famines, émeutes généralisée, etc. “Imaginer l’inimaginable” afin de s’y préparer, tel est le but de ce rapport, qui n’a rien d’une dénonciation vertueuse des effets nocifs de l’activité industrielle, mais qui anticipe le scénario le plus probable compte tenu des tendances climatiques et politiques actuelles. Ses auteurs, qui ne sont ni gauchistes ni écologistes, ont simplement voulu alerter la Maison Blanche et la rationalité de leur description n’en fait que plus froid dans le dos.


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