• Texte exceptionnel du philosophe Manuel De Diéguez, un de nos grands maîtres !

     

    La sotériologie démocratique et "l'instinct de mort" de l'Europe

     

    Un décryptage de l'inconscient mythologique de l'Histoire

     

    1 - L'idole et ses Narcisse

    La mère de la philosophie s'appelle le questionnement et sa grand-mère l'étonnement. Puis la troisième génération cache la lumière de la question sous le boisseau de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la réponse. Le" w:st="on">la réponse. Le</st1:PersonName> géomètre, dit Aristote, est légitimé de ne plus s'étonner de l'incommensurabilité de l'hypoténuse, puisque le théorème de Pythagore a résolu <st1:PersonName ProductID="la question. Mais" w:st="on">la question. Mais</st1:PersonName> si la stupéfaction du philosophe cessait avec Euclide ou Archimède, la physique moderne ne se serait peut-être pas engagée sur le territoire miné de la relativité générale. L'ébahissement philosophique moderne bénéficie de circonstances politiques favorables à l'ahurissement de cette discipline du fait que la mondialisation de l'Histoire rend universelle la question la plus centrale de la discipline socratique, celle de savoir pourquoi le cerveau humain sécrète des dieux, c'est-à-dire des idoles qui lui ont longtemps servi de guides tour à tour bienveillants et cruels.

    De nos jours, peut-être Freud observerait-il l'humanité réfléchie dans les miroirs que lui tendent ses théologies; et sans doute l'auteur de L'avenir d'une illusion tenterait-il de comprendre la psychophysiologie d'un personnage politique construit en décalque des épreuves sanglantes que les siècles ont infligées à sa créature, de sorte que la science historique deviendra un observateur privilégié de l'enclume sur laquelle l'encéphale d'une humanité scindée entre le réel et le songe s'est forgé. Car enfin, quels que soient sa nature et ses apanages, une divinité se présente toujours et en tous lieux sous les traits d'un souverain plus ou moins intraitable ou accommodant; et, de siècle en siècle, ses sujets tentent de lui rendre <st1:PersonName ProductID="la pareille. Mais" w:st="on">la pareille. Mais</st1:PersonName> jamais une divinité ne se présente sous les traits d'un particulier qui s'adresserait d'égal à égal à l'un de ses semblables aux fins de lui faire valoir ses prérogatives, ses exigences et ses droits. L'idole est donc un personnage collectif par nature ; et c'est à ce titre qu'elle négocie l'étendue de ses pouvoirs avec des interlocuteurs inégalement déterminés à lui céder ou à lui tenir tête.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Lire l'introduction et l'article en son entier :

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/laicite/instinct.htm


    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter