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    Le motu proprio sur la liturgie a reconnu que ceux qui s'obstinent à utiliser le missel de Pie V, et non celui de Paul VI, avaient une manière particulière, "extraordinaire" mais légitime, de pratiquer le rite catholique. D'un missel à l'autre, la langue n'est pas la seule différence. Si, le pape ayant exclu du champ ouvert au pluralisme liturgique les célébrations de la semaine pascale, les messalisants de l'espèce extraordinaire ne pourront pas prier le Vendredi saint pour la conversion des juifs, ils pourront ignorer toute l'année les nombreux textes de l'Ancien Testament qu'on lit à la messe depuis Vatican II. On peut craindre que les messes traditionalistes ainsi reconnues permettent à un intégrisme désormais légitime de se regrouper et de s'étendre.

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-937986,0.html

     


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  • « La France et le schisme traditionaliste » par l'excellent Henri Tincq

    Que la France soit la terre bénie des catholiques traditionalistes ne cesse d'étonner au-delà des frontières de l'Hexagone. Avec la publication, samedi 7 juillet, du motu proprio (décret) de Benoît XVI restaurant sous conditions l'ancien rite de l'Eglise, les rangs pour ou contre la messe en latin - plus de quarante ans après le concile Vatican II ! - risquent de se reformer en France. On aurait tort de sourire de cette querelle apparemment d'un autre âge. Un rite détermine toujours une vision de la religion et du monde. "De la messe en latin, ils vont faire un drapeau", craignaient déjà les conseillers du pape Paul VI (1963-1978) en parlant des traditionalistes.

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-932798,0.html


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    Attendu par les catholiques traditionalistes comme une bénédiction, et par beaucoup d'évêques et de prêtres - en France, en Allemagne, en Suisse, aux Etats-Unis, etc. - comme un cadeau empoisonné, le motu proprio ("décret personnel") de Benoît XVI libéralisant la messe en latin a été publié, samedi 7 juillet, à Rome. Il est accompagné d'une "lettre d'explication" (initiative rare) du pape, qui se sait en terrain miné.

    Cette question est en effet au cœur du conflit qui oppose encore, quarante ans après, les catholiques favorables au concile VaticanII et les traditionalistes (très minoritaires) qui font de la messe en latin le symbole de leur hostilité au changement des années 1960 dans l'Eglise catholique : reconnaissance de la liberté de religion, ouverture de dialogues avec les autres confessions chrétiennes, avec les juifs et les musulmans, fonctionnement plus collégial, etc.

     

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-932789@51-932791,0.html


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  • <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p> 

    Dans Création et Evolution (Sankt Ulrich Verlag, 162 p., 17 euros), un ouvrage publié le 11 avril en Allemagne et en langue allemande, le pape Benoît XVI se prononce sur la controverse opposant "évolutionnistes" et "créationnistes". Il tient la position suivante : si les sciences ont permis des progrès remarquables, les théories de Charles Darwin (1809-1882) sur l'évolution des espèces ne sont pas capables de tout expliquer.

    Ce livre est le fruit d'un colloque qui, en septembre 2006, avait réuni à Castelgandolfo, en Italie, théologiens, biologistes et philosophes, comme Peter Schuster, président de l'académie autrichienne des sciences, Robert Spaemann, philosophe allemand de sciences politiques, le jésuite Paul Erbrich, professeur de philosophie de la nature, et le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne qui l'a préfacé. Le pape rejette à la fois "un créationnisme qui exclut catégoriquement la science" et "une théorie de l'évolution qui dissimule ses propres faiblesses et ne veut pas voir les questions qui se posent au-delà des capacités méthodologiques de la science naturelle".

    <o:p> </o:p>

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-897126,0.html


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    La modernité que nous connaissons, la modernité occidentale qui mène à la démocratie, se fonde sur la notion d'autonomie de l'homme. Autos nomos, l'homme qui est loi (nomos) à lui-même (autos). L'homme est donc souverain et établit sa propre loi, au lieu de la recevoir d'en haut et de l'autre, c'est-à-dire d'un Dieu transcendant. L'homme est libre parce qu'il n'est plus obligé d'obéir à des règles qui lui sont imposées de l'extérieur (eteros nomos, hétéronomie), par des pouvoirs terrestres (papes ou rois) qui prétendent incarner la volonté divine. Ainsi, la base de la modernité est l'autonomie, tandis que son aboutissement est la souveraineté de l'autogouvernement.

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-891226,0.html


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    « Bicentenaire du Consistoire » : Intervention de Monsieur Joël MERGUI

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    « Voilà donc très exactement 200 ans, presque jour pour jour, Napoléon 1er réunissait ici à l'Hôtel de Ville de Paris, le Grand Sanhédrin avec un projet ambitieux : « Le Sanhédrin, tombé avec le Temple de Jérusalem, va reparaître pour éclairer par tout le monde le peuple qu'il gouvernait... »
    Il créait ainsi le fondement de ce qu'allait devenir un an plus tard le Consistoire véritable ossature de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Communauté">la Communauté</st1:PersonName> juive de France.
    Au cours de cette convocation historique, douze questions majeures furent posées à l'Assemblée présente, portant sur l'organisation, la vie et la fidélité de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Communauté">la Communauté</st1:PersonName> juive. Nous avons tenu à remettre en lumière aujourd'hui cette page mal connue et pourtant déterminante de notre histoire et de notre engagement.
    C'est sous la direction rigoureuse et diplomatique du Grand Rabbin David Sintzheim que des réponses furent apportées après plusieurs semaines de débats et discussions. Ces réponses constituent ce que l'on peut qualifier de « pacte » unissant les juifs de France à <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République">la République</st1:PersonName> alors naissante.
    Ce pacte fondateur issu du Grand Sanhédrin, instituant <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Communauté">la Communauté</st1:PersonName> juive comme partie intégrante de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République">la République</st1:PersonName>, n'était pas qu'une simple déclaration d'intention.
    Il est resté de mise pendant 200 ans.
    Il prévaut encore aujourd'hui.
    Et pourtant. Pendant ces 200 ans, l'histoire commune des juifs et de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> a eu ses pages sombres : Le Capitaine Dreyfus. L'occupation. Les dénonciations. Le Vel d'Hiv.
    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="La Shoah. Et">La Shoah.
    Et</st1:PersonName> pourtant. Pendant ces 200 ans, malgré ces injustices et ces souffrances, les juifs de France n'ont jamais remis en cause le pacte conclu en mars 1807.
    Pendant ces 200 ans, les juifs de France, organisés en communauté constituée et structurée sous l'égide du Consistoire, ont fait preuve en toutes circonstances, et malgré tout, d'une triple fidélité. »

    <o:p> </o:p>Lire l'intervention en son entier : http://www.consistoire.org/

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  • Ecouter la Chanson : http://perso.wanadoo.fr/christine.guilloteau/son/8008/tempete.mp3


     

    Tempête dans un bénitier,/ Le souverain pontife avec que/ Les évêques, les archevêques, / Nous font un satané chantier.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, / Tous ces fichus calotins, / Sans le latin, sans le latin, / La messe nous emmerde. / A la fête liturgique, / Plus de grand's pompes, soudain, / Sans le latin, sans le latin, / Plus de mystère magique. / Le rite qui nous envoûte / S'avère alors anodin, / Sans le latin, sans le latin, / Et les fidèl's s'en foutent. / 0 très Sainte Marie mèr' de / Dieu, dites à ces putains / De moines qu'ils nous emmerdent / Sans le latin.

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    Nous laïcs, catholiques romains, souhaitons, devant l'émoi médiatique provoqué par une possible libéralisation de la messe grégorienne, témoigner publiquement de notre fidélité, de notre soutien et de notre affection au Saint-Père, Benoît XVI.


    1- La constitution Sacrosanctum Concilium du concile Vatican II rappelle : « Obéissant fidèlement à la tradition, le concile déclare que notre Sainte Mère l'Église considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus, et qu'elle veut, à l'avenir, les conserver et les favoriser de toute manière. » Nous considérons donc comme une grâce la diversité des rites dans l'Église catholique et nous voyons venir avec joie la libéralisation de celui qui fut notre ordinaire, celui de nos parents et de nos grands-parents, et qui a nourri la vie spirituelle de tant de saints.


    http://www.lefigaro.fr/debats/20061216.FIG000000584_un_manifeste_en_faveur_de_la_messe_tridentine.html


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  • <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p> 

    Les récentes tentatives de faire émerger un islam à la française se heurtent à la résistance des pays d'origine, soucieux de conserver leur influence.


    LA FORMATION des imams devait être la clé de voûte d'un islam apaisé, intégré à la République, d'un islam français. Elle reste précaire, peu contrôlée et de plus en plus dispersée. À Lille, l'ancien président de la Fédération des musulmans de France (FNMF, proche du Maroc) vient d'ouvrir l'institut Avicenne. Mohammed Bechari a longtemps siégé au CFCM où on peinait à le classer. Évincé depuis de cette instance, il s'est replié sur ce projet d'institut, profitant de ses liens avec les pays du Golfe au sein de la Ligue islamique mondiale pour obtenir un financement. Le Qatar et la Libye ont promis d'assurer les 330 000 euros de fonctionnement annuel de l'institut, sans s'immiscer dans les contenus. La mairie de Lille a fourni le bâtiment en plein centre-ville et signé un bail emphytéotique. « Un coup de pouce de mon amie Mar­tine Aubry qui n'a pas besoin de ­cela pour obtenir les voix des musulmans », assure Mohammed Bechari, qui entretient depuis longtemps des liens avec le PS local.


    http://www.lefigaro.fr/france/20061207.FIG000000002_la_formation_des_imams_echappe_au_controle_de_l_etat.html


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    <?xml:namespace prefix = v ns = "urn:schemas-microsoft-com:vml" /><v:shapetype id=_x0000_t75 stroked="f" filled="f" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" o:preferrelative="t" o:spt="75" coordsize="21600,21600"><v:stroke joinstyle="miter"></v:stroke><v:formulas><v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"></v:f><v:f eqn="sum @0 1 0"></v:f><v:f eqn="sum 0 0 @1"></v:f><v:f eqn="prod @2 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @0 0 1"></v:f><v:f eqn="prod @6 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="sum @8 21600 0"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @10 21600 0"></v:f></v:formulas><v:path o:connecttype="rect" gradientshapeok="t" o:extrusionok="f"></v:path><o:lock aspectratio="t" v:ext="edit"></o:lock></v:shapetype><v:shape id=_x0000_s1026 style="MARGIN-TOP: -83.2pt; Z-INDEX: 1; LEFT: 0px; MARGIN-LEFT: -91.05pt; WIDTH: 19.5pt; POSITION: absolute; HEIGHT: 24.75pt; TEXT-ALIGN: left; wrap-distance-left: 0; wrap-distance-top: 0; wrap-distance-right: 0; wrap-distance-bottom: 0; position-horizontal: absolute; position-horizontal-relative: text; position-vertical: absolute; position-vertical-relative: line" type="#_x0000_t75" alt="P" o:allowoverlap="f"><v:imagedata o:title="p" src="file:///C:\DOCUME~1\jean-luc\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image001.gif"></v:imagedata><?xml:namespace prefix = w ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:word" /><w:wrap type="square"></w:wrap></v:shape>Pour Siham Drissi, Française d'origine marocaine, 28 ans, le combat féministe est l'avenir de l'islam. Les féministes musulmanes ne vont pas "descendre dans la rue pour brûler leurs soutiens-gorge", dit-elle, mais c'est bien la libre disposition de leur corps qu'elles ont réclamée lors du congrès qui a réuni à Barcelone, du 3 au 5 novembre, 400 membres de divers collectifs.

    <o:p> </o:p>

    Un "féminisme islamique" ? On croit rêver. Certaines voix se faisaient entendre depuis longtemps sur les campus américains - Amina Wadud, Asma Barlas, Riffat Hassan -, mais elles restaient isolées. Devant l'augmentation des associations et sites féministes, en Malaisie, au Nigeria, au Pakistan, Abdennur Prado et Ndeye Andujar, deux Espagnols convertis, président et vice-présidente de la principale association islamique de Catalogne, ont voulu les réunir en congrès pour leur donner une "visibilité".


     


    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-831644,0.html


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