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    Les chercheurs ont donné, mardi 4 mars, un avertissement au gouvernement. Tandis que plusieurs centaines de manifestants bombardaient le ministère d'avions en papier, dénonçant "la précarité", 600 directeurs de laboratoire ont tenu, au Collège de France, une réunion de crise. Les débats, ouverts par des appels à une meilleure "concertation", ont pris ensuite un tour plus offensif, plusieurs intervenants proposant une démission collective, comme en mars 2004, ou un boycottage des instances d'évaluation.

    La résolution finale demande la suspension de toute nouvelle réforme du système de recherche, dans l'attente d'une évaluation de celles déjà en cours. Elle réaffirme quelques exigences : "Respect de l'autonomie scientifique par rapport au politique, renforcement des financements de base des laboratoires, revalorisation des carrières et recrutement sur poste permanent, maintien du CNRS comme opérateur de recherche..." Faute de quoi sera engagée "toute action appropriée".

     

    http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/03/05/les-chercheurs-demandent-la-suspension-de-toute-nouvelle-reforme_1018966_0.html


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    Centre national de la recherche scientifique (CNRS) survivra-t-il aux élections municipales ? L'inquiétude est vive chez les chercheurs, alors que la mission de réflexion sur les "partenariats entre les organismes de recherche et les établissements d'enseignement supérieur" confiée, en octobre 2007, à François d'Aubert, ancien ministre délégué à la recherche, poursuit ses travaux. Ses conclusions sont attendues pour le mois de mars, ce qui revient à repousser leur mise en oeuvre après le scrutin. "La légitimité du CNRS n'est pas remise en cause, assure Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le défendre aujourd'hui, c'est poursuivre sa modernisation, débureaucratiser le système. Nous avons besoin d'une gestion moins complexe et plus lisible."

    Officiellement, il ne s'agit que d'"harmoniser" et de "simplifier" les règles de gestion, administrative et comptable, des laboratoires de recherche. Mais avant même son élection, Nicolas Sarkozy avait affiché son objectif : "Je transformerai nos grands organismes en agences de moyens pour qu'ils financent la recherche française selon une logique de projets. Nos universités deviendront les principaux opérateurs de recherche, comme cela est le cas dans tous les pays à la pointe de l'innovation." Depuis, la loi sur l'autonomie des universités, qui renforce les pouvoirs de leurs présidents en matière de recherche, a confirmé le cap.

     

    http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/01/24/face-aux-projets-gouvernementaux-les-chercheurs-defendent-le-cnrs_1003099_0.html


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    Le système français d'enseignement supérieur et de recherche est difficile à appréhender : beaucoup d'universités, une grande variété d'écoles (ingénieurs, commerce, sciences politiques), des organismes publics de recherche et des agences de financement. Comment s'y retrouver alors que l'on entend tant d'avis contradictoires sur le rôle du CNRS ou sur l'intérêt respectif des universités et des grandes écoles, avis marqués plus souvent par l'idéologie que par une compréhension de nos atouts et de nos faiblesses ?

    Il est bien connu que cette complexité vient d'une histoire dans laquelle l'ajout de nouvelles structures a toujours été préféré aux réformes de fond. La création du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), à l'aube de la seconde guerre mondiale, partait du constat d'une université imperméable aux avancées des sciences contemporaines ; la microbiologie, la physique quantique, étaient absentes des cours des années 1950. Le premier CNRS ignora largement l'université, créant souvent ses laboratoires et même ses campus propres.

    En 1965, Pierre Jacquinot, qui dirigeait l'organisme, comprit la nécessité d'attirer de jeunes étudiants dans ses laboratoires et le bénéfice que tirerait la modernisation de l'enseignement d'un partenariat avec le CNRS. Cette mixité est aujourd'hui la règle pour presque tous les laboratoires dits "du CNRS", qui comportent en fait un peu plus d'enseignants-chercheurs que de chercheurs du CNRS. C'est bien l'intrication entre ce dernier et l'université qui a fait que la recherche française "tient la route" dans certains domaines.

     

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-994226,0.html


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    Sans une industrie très compétitive, l'Europe ne créera durablement ni assez d'emplois ni assez de croissance. Les politiques de réduction du coût du travail ne permettront pas seules de résister notamment à la pression des pays émergents. Il est vain – et assez arrogant – de s'imaginer que ces pays ne rattraperont pas leur «retard» technologique. Seule la compétitivité «par le haut», c'est-à-dire par l'innovation, peut engendrer une croissance durable à la fois riche en emplois et en revenus.

    C'est pourquoi je souhaite que s'impose une stratégie économique qui conjugue innovation, compétitivité et solidarité pour répondre aux grands enjeux du siècle : environnement, santé, énergie, technologies de l'information. Actuellement, l'action publique en matière industrielle est concentrée sur les niveaux national et local. Revendiquons-la aussi au niveau européen ! L'innovation et la recherche sont en effet à la guerre économique dans l'Europe d'aujourd'hui ce que le charbon et l'acier furent à la guerre militaire dans l'Europe d'hier. Concrètement, je propose de mettre en place, d'abord avec nos partenaires de la zone euro, une Coopération européenne de la recherche et de l'innovation. Cette Ceri sera fondée sur quatre principes.

     

    http://www.lefigaro.fr/debats/2007/11/22/01005-20071122ARTFIG00551-quatre-principes-pour-une-recherche-plus-competitive-.php


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    Le plan stratégique de l'organisme reporté sine die par le gouvernement Les chercheurs dénoncent un possible changement de statut.

    Un nouveau bras de fer s'annonce entre le gouvernement et les scientifiques. Mercredi, à peine couronné du Nobel de physique, Albert Fert poussait un coup de gueule dans Libération : «J'ai envie de dire à notre ministre, Valérie Pécresse, d'éviter une approche idéologique, qu'il faut absolument garder la capacité de coordination, d'élaboration d'une stratégie nationale du CNRS, capacité dont l'Agence nationale de la recherche n'est pas dotée.»

    La raison de cette sortie surprenante est aujourd'hui connue. Lorsqu'il reçoit le coup de fil, Albert Fert participe à la réunion du conseil scientifique du CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Ordre du jour : avis sur le plan stratégique dont l'adoption est prévue au conseil d'administration du 18 octobre. Surprise : le directeur général du CNRS, Arnold Migus, explique aux participants que leur vote n'est plus requis.

     

    http://www.liberation.fr/actualite/politiques/284173.FR.ph 

     

    [Merci à Nicole]


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