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    MADRID, 8 septembre - RIA Novosti. Certains pays occidentaux, en premier lieu les Etats-Unis, cherchent à isoler <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Russie" w:st="on">la Russie</st1:PersonName>, a déclaré lundi l'ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev en visite en Espagne dans une interview à l'agence d'information espagnole EFE.

    "Nous assistons à des tentatives pour "bloquer" la Russie par des initiatives telles que l'admission de l'Ukraine et de la Géorgie au sein de l'OTAN", a-t-il affirmé.

    "L'OTAN qu'a-t-elle besoin de ces pays? Pour lutter contre l'Irak? C'est ridicule", a constaté M. Gorbatchev.

    Certains milieux aux Etats-Unis poussent la communauté internationale vers la confrontation et souhaitent l'élargissement de l'OTAN afin de produire des armes et de gagner davantage d'argent", a indiqué l'interlocuteur de l'agence EFE. Selon lui, il existe un risque de voir le monde "reprendre les jeux géopolitiques".

    L'ancien président soviétique s'est dit préoccupé par "la tendance à présenter la crise dans le Caucase comme une agression perpétrée par Moscou".

    M. Gorbatchev est persuadé que la Russie "n'a pas l'ambition de dominer dans l'arène internationale", qu'elle "remplit ses engagements internationaux et ne se livre à aucune manoeuvre illicite".

    Interrogé sur son attitude envers la désintégration de l'URSS, l'ancien leader soviétique a répondu: "La dislocation de l'URSS comportait beaucoup de facteurs négatifs. Je n'exagère pas".


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    L'embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français a rappelé aux Français que l'Afghanistan était toujours en guerre, sept ans après l'intervention des troupes américaines censées le libérer du joug des talibans, et qu'elles ont effectivement libéré de celui-ci.

    L'embuscade a été tendue sur une route très fréquentée dans l'Antiquité. Depuis la construction de la route de Peshawar à Kaboul par Sarobi (le Zaroubi des dépêches d'agence) et les gorges du Tang-i Garu, c'est-à-dire depuis près d'un siècle, c'est une route de caravanes. Quand nos soldats y patrouillent, c'est pour protéger le flanc est de la grande base américaine de Begram, qui protège Kaboul et sur laquelle débouche cette route. Mais dire aux citoyens français quelle est la vraie mission de nos troupes à Özbin n'est pas inutile.

    La patrouille a été surprise. Les commentateurs militaires nous disent que c'est faute de reconnaissance aérienne et qu'il faudrait des soldats des forces spéciales pour recueillir davantage d'informations. Mais il y a là de nombreux villages, peuplés de gens parlant pachaï ou/et pachto. Au bout de sept ans, sommes-nous si impopulaires que ceux-ci ne livrent aucun renseignement aux troupes venues les libérer ? La vallée d'Özbin est fort proche de la vallée du Panchir, fief du commandant Massoud, dont les héritiers spirituels sont au pouvoir à Kaboul. Même les Panchiris ne soutiennent plus les troupes de l'OTAN ?

    La situation est-elle si désespérée qu'on ne puisse patrouiller sur cette route sans mettre en oeuvre une centaine d'hommes au moins et de nombreux blindés ?

     

    http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/08/29/pour-les-afghans-les-forces-de-l-otan-sont-une-armee-d-occupation-par-gerard-fussman_1089354_0.html


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    Quelle est votre analyse du conflit en Géorgie ?

    Le président géorgien Saakachvili a fait une lourde faute à laquelle les Russes ont réagi de manière délibérément disproportionnée. M. Sarkozy est intervenu rapidement pour un cessez le feu, c'était à la fois utile et normal, mais ont été commises plusieurs erreurs dont dont la plus grave est d'avoir proposé aux Russes un texte oubliant de rappeler l'intégrité de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la G←orgie. C" w:st="on">la Géorgie. C</st1:PersonName>'est la brèche dans laquelle se sont engouffrés les Russes, violant l'intégrité géorgienne et le droit international. Et tout cela se passe à quelques centaines de kilomètres des frontières de l'Union européenne et à quelques kilomètres de Sotchi où doivent avoir lieu les Jeux olympiques d'hiver en 2014 !

    Ce conflit peut-il faire tâche d'huile ?

    Tout va dépendre du sang froid des dirigeants et de notre capacité à réduire les tensions. En dehors des incidences directes sur l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, on peut craindre une forme de propagation vers des pays comme l'Ukraine ou <st1:PersonName ProductID="la Moldavie. R←trospectivement" w:st="on">la Moldavie. Rétrospectivement</st1:PersonName>, la reconnaissance de l'indépendance du Kossovo n'a pas facilité la situation...

    Que faut-il faire maintenant ?

    D'abord, montrer une grande fermeté à l'égard de <st1:PersonName ProductID="la Russie" w:st="on">la Russie</st1:PersonName>, en imaginant une graduation de mesures pouvant aller du réexamen des relations avec l'OTAN à la remise en cause de l'adhésion à l'OMC ou à d'autres dispositions. Mais il faut en même temps faire comprendre aux Russes que le camp occidental n'a nullement l'intention de les "encercler" et que nos intérêts convergent notamment pour contrer le développement de l'islamisme radical et assurer la stabilité de l'Eurasie.

    Comment les Européens peuvent-ils, à plus long terme, éviter de se trouver impliqués dans de telles crises ?

    En développant une vraie politique énergétique européenne qui réduise notre dépendance et en adoptant une politique européenne de défense qui ne soit pas systématiquement le calque des Etats-Unis. J'attends de la présidence française des avancées concrètes sur ces deux points, ainsi que sur une indispensable relance économique européenne.

     

    Suite : http://www.laurent-fabius.net/article1114.html


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    "Il faut une redéfinition beaucoup plus claire des objectifs et du rôle que la communauté internationale peut jouer pour aider l'Afghanistan à exister en tant que pays indépendant", a affirmé l'ancien ministre.

    "Il est extrêmement important d'aider les Afghans à reconstruire leur Etat, et de borner le rôle des troupes françaises à un rôle d'instruction des forces afghanes", a jugé M. Chevènement.

    Selon lui, "des concertations approfondies de la communauté internationale, qui n'exclueraient personne --ni <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Chine">la Chine</st1:PersonName>, ni <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Russie--">la Russie--</st1:PersonName>, sont nécessaires" pour tenter de "stabiliser cette région".

    "Avec l'invasion de l'Irak, les Etats-unis ont doublement pollué le dossier afghan", selon lui, "d'abord parce qu'il ont mis en Irak l'essentiel de leurs forces et puis, parce qu'en s'intéressant plus au pétrole qu'à la guerre contre la terreur, ils ont créé les conditions d'un conflit de civilisation".

    "L'Afghanistan ne peut pas être isolé du contexte régional, alors qu'au Pakistan la situation se dégrade rapidement", a encore relevé l'ancien ministre.

     

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

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    Le 18 août, dix de nos courageux soldats trouvaient la mort en Afghanistan. Au moment de leur rendre hommage, vous avez affirmé devant les troupes françaises : " Quand il vous arrive quelque chose, je me sens responsable." Vous avez eu raison.

    Passé le temps du deuil et du recueillement, j'ai voulu vous écrire car vous seul pouvez encore changer de politique en Afghanistan.

    En avril, déjà, je vous avais fait part des trois raisons qui m'avaient conduit à voter la motion de censure déposée contre la politique étrangère de votre gouvernement. Tout d'abord, la situation dans le bourbier afghan me semblait si compromise que des soldats supplémentaires ne pouvaient l'infléchir ; ensuite, l'alignement sans précédent de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> sur les Etats-Unis constituait pour moi le premier pas vers l'inacceptable réintégration complète de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> dans le commandement militaire intégré l'OTAN ; enfin, l'extinction de la voix originale de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> accélérait la logique de "choc des civilisations", pour le plus grand bénéfice des intégristes musulmans.

    Hélas, ce qui devait arriver est arrivé, tragiquement : pour la première fois depuis bien longtemps, des soldats français engagés comme supplétifs dans une guerre qui n'est pas la leur et qui est de surcroît conduite en dépit du bon sens, sont morts sans que la nation ne sache vraiment pourquoi.

     

    http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/08/26/lettre-au-president-de-la-republique-par-nicolas-dupont-aignan_1088017_0.html


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  • Plus riche noeud de civilisations, la Méditerranée reste le noeud géostratégique le plus complexe au monde.

    Véritable Meta-civilisation, la Méditerranée a été une « fabrique de civilisations » (J.Berque) aussi riches que différentes : égyptienne, grecque, romaine, juive, chrétienne, arabo musulmane. Pourtant, la Méditerranée a-t-elle jamais vraiment vécu unie ?

    Après la Mare Nostrum garantie par la Pax Romana, la Méditerranée est restée tous ces siècles durant le centre du Monde - de notre Monde - avant de s'imposer, avec plus ou moins de bonheur, aux autres civilisations.

    Espace d'affrontements stratégiques, ligne de fractures tragiques entre plusieurs mondes, la Méditerranée est devenue en quelques décennies - si peu au regard de l'Histoire - la périphérie du monde en mouvement. La voilà recluse au marche de l'histoire depuis que le centre de gravité du monde a glissé désormais en Asie, autour de l'axe Téhéran-Pékin-Tokyo, et son centre de gravité : le couple sino-indien (JFDaguzan).

    Face à cette « dérive des continents économiques » (Régnault) au service d'une stratégie américano-asiatique, l'Europe exclue aurait dû puiser dans la Méditerranée, le théâtre d'une puissance à recouvrer. Que ne l'a-t-elle fait ?

    C'est dans ce contexte mondial que survint le fameux 11 septembre.

    Berceau de la nouvelle menace globale, la Méditerranée est ainsi redevenue « la matrice d'un nouveau défis à relever pour les américains » (Gérard Claude). En remettant fondamentalement en cause le processus de désengagement, le 11 septembre a renvoyé les américains aux problèmes moyen-orientaux. La Méditerranée est ainsi entrée stratégiquement dans le « premier cercle ».

    Aujourd'hui, il est ainsi possible d'affirmer : « la Méditerranée est de retour » !

    Lire la suite : http://www.penser-la-france.asso.fr/unionmediterra..pdf


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    Malgré cinquante ans d'efforts, nul ne sait dire si l'Union européenne est un espace économique ou une puissance en gestation. Elle rassemblait à l'origine des pays de même civilisation, de croyances religieuses parentes et de niveaux de développement comparables. En s'étendant, elle compromet l'ambition politique que ses fondateurs nourrissaient. Elle est une région de la mondialisation. Sa bureaucratie foisonnante invente en vain des chantiers de coopération. Faute d'un acte politique improbable, elle ne sera pas la puissance d'un type nouveau à laquelle ses fondateurs et ma génération rêvaient.

    Que serait-ce de l'Union méditerranéenne ? Au-delà du destin européen, la complexité de la réalité régionale rend dérisoire l'idée d'une Union méditerranéenne. L'islam et la chrétienté, les colonisateurs et les colonisés, les développés et ceux qui aspirent à l'être, les pays pétroliers, l'instabilité du Proche-Orient, le conflit israélo-palestinien, la tension gréco-turque, l'incertitude et l'instabilité à l'est de la mer Adriatique : mille faits et autant de menaces interdisent de rêver.

    Mais, dès l'abord, deux questions se posent : quelle est, à l'est, la limite orientale de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Méditerranée">la Méditerranée</st1:PersonName> ? Irait-elle jusqu'à <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Mésopotamie">la Mésopotamie</st1:PersonName> ? Au cas où le nombre des pays participant serait faible, s'accommoderait-on de ce qu'elle soit déséquilibrée ? A la différence de l'européenne, l'Union méditerranéenne n'a de sens que si tous les Méditerranéens y participent ; or nous savons bien que ce n'est pas le cas.

     

    http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/07/01/l-erreur-mediterraneenne_1064975_0.html


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    Le premier ministre du Québec : "Il faut protéger notre culture"

     

    Le premier ministre français, François Fillon, devait arriver, jeudi 3 juillet à Québec, après un bref détour par Ottawa, pour l'ouverture des cérémonies marquant le 400e anniversaire de la fondation de la ville par Samuel de Champlain. <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="La France">La France</st1:PersonName> et le Québec préparent un accord sur la mobilité de la main-d'oeuvre tandis que l'Union européenne et le Canada vont lancer des négociations sur un partenariat de libre-échange.

    Paris et Québec entretiennent des relations que vous qualifiez de "matures". Cette maturité est-elle liée à un apaisement entre le Québec et Ottawa ?

    Ce sont deux choses indépendantes. Cette maturité prend racine dans ce que <st1:PersonName w:st="on" ProductID="La France">la France</st1:PersonName> et le Québec font ensemble, dans tous les domaines. Cette relation profonde, qui n'a jamais été aussi bonne, n'est pas exclusive : on ne s'offusque pas du tout des relations entre <st1:PersonName w:st="on" ProductID="La France">la France</st1:PersonName> et le Canada.

    Deux projets importants sont en marche. L'un est une entente bilatérale entre <st1:PersonName w:st="on" ProductID="La France">la France</st1:PersonName> et le Québec sur la mobilité professionnelle et la reconnaissance des qualifications : on signera un accord cadre début octobre, lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Québec, juste avant le sommet de la francophonie. Une douzaine de professions devraient être prêtes à conclure cet accord d'ici là. Cette entente spécifique sera une première mondiale, à porter au crédit de deux sociétés francophones.

    L'autre projet concerne l'UE et le Canada, qui devraient annoncer, à l'issue de leur prochain sommet organisé aussi à Québec début octobre, l'ouverture de négociations sur un accord transatlantique de partenariat. <st1:PersonName w:st="on" ProductID="La France">La France</st1:PersonName> et le Québec sont en première ligne et en seront les premiers bénéficiaires.

     

    http://www.lemonde.fr/international/article/2008/07/01/le-premier-ministre-du-quebec-il-faut-proteger-notre-culture_1064918_3210.html#ens_id=1065023


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    Of the two speeches discussed here, Senator Barack Obama's speech at the National Constitution Center in Philadelphia on March 18, 2008, is available at www.barackobama.com and Abraham Lincoln's at the Cooper Union in New York on February 27, 1860, is available at showcase.netins.net.

    Two men, two speeches. The men, both lawyers, both from Illinois, were seeking the presidency, despite what seemed their crippling connection with extremists. Each was young by modern standards for a president. Abraham Lincoln had turned fifty-one just five days before delivering his speech. Barack Obama was forty-six when he gave his. Their political experience was mainly provincial, in the Illinois legislature for both of them, and they had received little exposure at the national level-two years in the House of Representatives for Lincoln, four years in the Senate for Obama. Yet each was seeking his party's nomination against a New York senator of longer standing and greater prior reputation-Lincoln against Senator William Seward, Obama against Senator Hillary Clinton. They were both known for having opposed an initially popular war-Lincoln against President Polk's Mexican War, raised on the basis of a fictitious provocation; Obama against President Bush's Iraq War, launched on false claims that Saddam Hussein possessed WMDs and had made an alliance with Osama bin Laden.

    http://www.nybooks.com/articles/21290


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    « Troubles sociaux meurtriers au Maroc et en Tunisie »

     

    De violentes émeutes ont éclaté ces derniers jours à Sidi Ifni et Gafsa, localités situées respectivement au Maroc et en Tunisie. C'est le chômage, couplé à l'absence de perspectives, qui a conduit, les 6 et 7 juin, des chômeurs à descendre dans les rues de ces deux petites villes, perdues à des centaines de kilomètres au sud de Rabat et de Tunis.

    A Sidi Ifni (20 000 habitants), port de pêche d'une région berbère contestataire, limitrophe du Sahara occidental, une violente altercation a opposé, samedi, les forces de l'ordre à des jeunes manifestants. Ceux-ci bloquaient le port pour contester un tirage au sort organisé un peu plus tôt par la municipalité pour l'embauche de trois personnes.

    Le bilan de l'échauffourée qui a suivi est incertain. Les associations locales, notamment Aït Baamarane et le Centre marocain des droits humains (CMDH), avancent le chiffre d'au moins deux morts et de nombreux blessés. Information confirmée par la chaîne de télévision Al-Jazira, qui fait état de deux à huit morts.

    Les autorités marocaines, quant à elles, parlent de 44 blessés et démentent énergiquement qu'il y ait eu des morts. Elles accusent Al-Jazira de "légèreté dans la collecte de l'information". Reste que l'accès à l'hôpital de Sidi Ifni est bloqué par les forces de l'ordre, ce qui alimente les rumeurs.

     

    http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/06/09/troubles-sociaux-meurtriers-au-maroc-et-en-tunisie_1055648_0.html


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    « Une offensive antichrétienne en Algérie »

     

    Interpellée en possession de bibles et d'évangiles, Habiba Kouider est accusée de «pratiquer un culte non musulman, sans autorisation». Notre correspondant a suivi son procès mardi.

    Le tribunal correctionnel de Tiaret a abrité, mardi, un procès surréaliste. L'accusée, Habiba Kouider, une chrétienne de 37 ans, est éducatrice dans une crèche. Elle comparaît pour détention de livres religieux, un délit passible de ­prison depuis l'adoption, en février 2006, de la loi qui régle­mente «les cultes non musulmans». Le 29 mars 2008, alors qu'elle se rendait en bus d'Oran, où elle fréquente l'école biblique, à Tiaret, son lieu de résidence, elle est interceptée par des gendarmes. Dans son sac, ils découvrent les pièces à conviction : des bibles et des évangiles. Ils l'arrêtent et la transfèrent à la police, qui la place en garde à vue. Plusieurs officiers se relaient alors pour un interrogatoire humiliant de la «mécréante». Le lendemain, elle est présentée au procureur, qui lui propose un curieux marché : «Tu réintègres l'islam, et je classe le dossier ; si tu persistes dans le péché, tu subiras les foudres de la justice !» Réservée, presque timide, Habiba Kouider a peur, mais elle refuse de renier sa foi.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/21/01003-20080521ARTFIG00017-une-offensive-antichretienneen-algerie.php


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    « Turquie : les islamo- conservateurs en danger »

     

    Menacé d'interdiction, le parti du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, cherche une stratégie pour sortir de la crise.

    Le parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir, a, pour l'instant, abandonné la tactique de l'attaque frontale pour tenter d'éviter son interdiction par <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Cour" w:st="on">la Cour</st1:PersonName> constitutionnelle. Lundi, Ali Babacan, le ministre turc des Affaires étrangères, a déclaré que le gouvernement renonçait à son projet de modifier <st1:PersonName ProductID="la Constitution" w:st="on">la Constitution</st1:PersonName> : «Nous pensions mettre en place des amendements constitutionnels, afin d'élargir les libertés, mais nous avons suspendu ces travaux. (...) Le premier ministre préfère ne rien faire qui puisse aggraver les tensions.»

    Malgré le soutien de <st1:PersonName ProductID="la Commission" w:st="on">la Commission</st1:PersonName> européenne, qui a condamné le procès qui les vise, les islamo-conservateurs sont de plus en plus persuadés que la fermeture de leur formation est inéluctable et que leur leader, le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, sera condamné. Sans attendre le verdict des juges, l'AKP cherche à mettre au point une riposte qui lui permettrait de sortir de la tourmente judiciaire sans être laminé et de rester en place.

     

    http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/21/01003-20080521ARTFIG00023-turquie-les-islamo-conservateurs-en-danger.php


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