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    « Une brève biographie du verbe penser »(section : Philosopher)

     

    La langue française distingue le verbe prendre du verbe comprendre. Ce divorce est fondateur de la philosophie ; car si penser n'est pas capturer une proie, si penser ne répond pas à la vocation des chasseurs de fabriquer des pièges ingénieux, si penser n'est pas mettre la main sur les ressorts du cosmos, qu'est-ce donc que penser et pourquoi prendre et comprendre se sont-ils si longtemps confondus?

    Car, aux yeux des Romains, com-prehendere c'est à la fois comprendre et mettre la main sur le monde. Certes, pendant plusieurs siècles, le verbe penser s'était mis en tête de jouer les trouble-fête parmi les fêtards de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la puissance. Mais">la puissance. Mais</st1:PersonName> la physique moderne ne tente même plus de penser, elle se contente de traquer le réel avec des cyclotrons et de décrire ce qui s'est passé quelques secondes après l'apparition de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la matière. Car">la matière. Car</st1:PersonName> pour penser ces mystères, il faudrait leur donner une signification, donc demander à la raison de déceler je ne sais quelle intentionnalité intelligente et quelle finalité raisonnée au cœur des comportements aveugles des atomes et des particules élémentaires. Quant à assister avec un retard de quelques milliards d'années au spectacle du débarquement subit de l'étendue et de la durée - elles n'étaient pas encore là - la question du sens, c'est-à-dire de l'intelligible, n'en resterait pas moins sans réponse, parce que la rationalité simiohumaine est animiste, donc magique de naissance et à jamais. Comment un animalcule immergé dans l'espace et le temps conquerrait-il jamais un regard de l'extérieur sur l'espace et le temps, puisque cette extériorité-là demeurerait à son tour enfermée dans l'espace et le temps ?

    Cependant, la disqualification de la faculté de penser telle que le simianthrope la conçoit entraîne des conséquences politiques observables, parce que si l'Histoire de l'intelligence s'écrit à l'école et à l'écoute des performances payantes de ses opérateurs, qui tentera encore de se poser les problèmes de fond de la politique? La raison se réduira-t-elle à se spécialiser dans le tour de main nécessaire à la conquête des savoirs utiles ? Dans l'ordre politique, l'utile sera d'entrer en possession de l'autorité d'emprunt qu'un suffrage universel bien instrumenté, donc habilement leurré, confèrera à des candidats plus habiles que leurs rivaux pour mener de tels exploits à bien.

     

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/philosopher/penser.htm


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  • « Notre réalité tout entière est devenue cosmopolitique » affirme Ulrich BECK, sociologue allemand auteur de nombreux ouvrages sur les transformations de nos sociétés.

    Pour s'en convaincre traitons de trois constats actuels : la crise des valeurs de l'humanisme, la crise identitaire, la crise écologique.

    L'humanisme place l'Homme au centre de toute chose. C'est d'ailleurs dans la phrase du grec Protagoras « l'Homme est la mesure de toute chose » que l'on comprend la philosophie humaniste. Il en découle un éloignement de Dieu, et surtout de la fatalité de l'existence. L'ignorance et l'obscurantisme sont les ennemis de l'humanisme.

    L'humanisme a pour mission d'éclairer les peuples par l'enseignement. La raison est le seul guide de l'humanité. Parce que l'Homme est mortel, il doit être protégé. De l'humanisme découlera la défense des droits de l'Homme et du citoyen.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Lire la suite :

    http://www.penser-la-france.asso.fr/cosmopolitisme_anti_cosmopolitisme_a.pdf

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    Laurent VASSALLO est responsable National aux questions d'écologie et de développement - Les Clubs Penser la France

     

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    « Une spéléologie de la servitude »

     

    1 - La démocratie de Sancho Pança

     

    On cherche le mathématicien de génie qui résoudra l'équation insoluble par nature qui commande la politique et l'histoire depuis les premiers âges et dont l'énigme pourrait se formuler en ces termes: "Comment l'homme d'action d'un grand génie peut-il éviter soit de succomber, soit de s'imposer par la tyrannie, alors que l'adversaire avec lequel il croise le fer s'appelle la médiocrité ? Non seulement celle-ci se rit des armes de la raison, mais elle laisse tout adversaire intelligent raide-mort sur le pré, parce qu'aucun argument n'a jamais percé la cuirasse de la sottise."

    Primo la médiocrité n'est jamais terrassée, secundo, elle met seulement un court instant le genou à terre à l'heure où le danger est tellement évident et tellement imminent que les plus myopes semblent trouver un semblant de vue et appellent un géant au secours, tertio, sitôt que le péril paraît s'éloigner, la cécité lève à nouveau ses régiments et triomphe du Titan jusqu'à la prochaine panique d'entrailles des aveugles. Quand une équation s'entête à échapper à ses poursuivants, le mathématicien se demande si la dégaine avec laquelle le problème de la quadrature du cercle montait sur la balance du calcul ne donnait pas un faux déhanchement à l'énigme . En l'espèce, est-il dûment démontré que l'Histoire se trouverait mieux servie de se trouver guidée à toute heure par la foudre du génie politique ou bien si la pauvreté d'esprit serait le moins mauvais des régimes et en quelque sorte le régime de croisière de Clio ? Dans ce cas, le politologue devrait préciser à quel moment Sancho se trouve menacé par un ouragan et si le Quichotte est bel et bien le meilleur thérapeute possible des orages . Puisque l'obstacle à surmonter n'est autre que la difficulté de préciser dans quelles circonstances aléatoires et temporaires par définition, l'homme politique de grande envergure parvient à se servir momentanément et toujours par malentendu de la faiblesse mentale d'un ennemi omniprésent et insaisissable, la politologie aurait donc vocation de prévoir les institutions qui permettront de changer instantanément de type de gouvernement à l'approche des tempêtes.

     

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/speleologie.htm


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    La postérité du siècle des Lumières et l'avenir de la pensée mondiale

     

    A propos de la visite du pape Benoît XVI à Paris du 12 au 15 septembre 2008

     

    "Croyez-vous vraiment, M. le Président de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République">la République</st1:PersonName>, que l'apologie de l'ignorance ait jamais fait progresser une civilisation ? "

     

    Introduction

    Naturellement, tout au long de sa visite en France du 12 au 15 septembre, le pape Benoît XVI aura fait progresser sans le vouloir la démonstration de quelques vieilles évidences, tellement il était devenu criant depuis longtemps que si l'Eglise persévère à se cacher à elle-même le contenu anthropologique de son culte, le vrai danger vient désormais d'une laïcité dont la méconnaissance de sa vocation intellectuelle la contraint à s'associer ouvertement au combat que Rome mène contre le progrès des sciences humaines depuis les Confessions de saint Augustin. Mais un Etat prétendument rationnel et qui aura cessé de servir de moteur mondial à l'humanité de l'intelligence n'aura plus de destin civilisateur. On comprend, dans ces conditions, qu'une France résolument décérébrée s'entendra de plus en plus ouvertement avec le Vatican pour passer sous silence la question de la véritable nature du sacré ; car la peur de Dieu est la clé de la peur de penser.

    Un bon exemple en aura été donné il y a près d'un an, quand M. Nicolas Sarkozy avait déclaré, en sa qualité de chanoine de l'église de Latran, que l'Eglise confiait " l'apprentissage de la différence entre le Bien et le Mal " à des mains plus sûres et plus expertes que celle des instituteurs , alors que tout bachelier d'aujourd'hui a appris sur les bancs de l'école qu'une science née au milieu du siècle dernier, la sociologie, a démontré qu' il n'y a ni Bien, ni Mal absolus et qu'on n'observe jamais que des différences de pesée de ces notions au gré des peuples, des époques et des lieux. De plus, tout lycéen de terminale sait que Durkheim n'a fait que tirer , avec trois siècles et demi de retard, les conséquences logiques de ce qu'on savait depuis la découverte des Indiens par un certain Christophe Colomb en 1492 - découverte dont toute <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Renaissance">la Renaissance</st1:PersonName> n'a cessé de tirer les conséquences depuis Copernic et Galilée jusqu'à l'ethnologie moderne.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

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    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/laicite/pape.htm

     


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    Réflexions sur le génie de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName>

    <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on"></st1:PersonName> 

    <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on"></st1:PersonName>1 - M. Brown et le génie de la pitié

     

    Du temps où, au sommet de sa gloire, il habitait Villa Saïd avec Mme de Caillavet, l'ardente épouse de son hôte, l'auteur de L'Ile des pingouins, de Thaïs, de <st1:PersonName ProductID="la R�tisserie" w:st="on">la Rôtisserie</st1:PersonName> de la reine Pédauque et de quelques chefs-d'œuvre de l'intelligence française eut avec un certain Mister Brown, Professor of philology at the University of Sydney, un entretien que Paul Gsell raconte dans un ouvrage intitulé Propos d'Anatole France, paru chez Grasset en 1921. On peut y lire :

    M. Brown : Je cherchais ... je voulais savoir la mystère, la secret de la génie littéraire .

    France : Si je vous entends bien, Monsieur le Professeur, vous préparez une thèse sur le génie en littérature.

    - Yes, hurla le professeur Brown, tout rayonnant d'avoir été compris, Yes, Yes.

    Après une longue discussion avec le brillant cénacle qui entourait le maître, il fut établi que le génie littéraire "extirpe l'hypocrisie", qu'il "se dissèque lui-même", qu'il est courageux, qu'il bouscule les préjugés, qu' "aucune puissance civile ne lui en impose" , qu'il aime ses semblables, qu'il est généreux, qu'il élargit les cœurs, qu'il "compatit aux souffrances du monde et qu'il travaille à les apaiser" , Anatole France conclut par ces mots : "La pitié, voyez-vous, Monsieur le professeur, c'est le fond même du génie."- "Aoh ! fit Monsieur Brown, dont les yeux luisaient maintenant de joie derrière ses lunettes d'or, laissez-moi vous serrer la main, Monsieur French."

    Quatre-vingt sept ans plus tard, <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> de la raison politique se demande quel génie de la pitié donnerait à l'Europe asservie la science du tragique de l'Histoire, quel esprit de miséricorde éclairerait une civilisation guettée par le naufrage de son intelligence sur la scène internationale, de quel esprit de commisération les grandes âmes se nourrissent.

     

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/genie.htm


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    TARTUFFE EST L'AVENIR DES DEMOCRATIES OCCIDENTALES

    I - Prolégomènes à une anthropologie du tartuffisme

    1 - Les dés de la sainteté démocratique sont pipés

     

    Quel est le point de non-retour de la vassalisation politique d'une démocratie? Celui où, à la simple demande de Tartuffe, son domestique se présente à ses côtés en fieffé menteur à la face du monde et en duettiste de son maître. Alors le spectateur intrigué cherche du regard la laisse que tous deux portent au cou ; et il remarque qu'ils sont attachés l'un à l'autre par une seule et même chaîne . Quelle est la servitude de l'autel contrefait qu'ils se partagent en secret? Celle de se mentir encore davantage à eux-mêmes qu'au monde entier.

    Que disent leurs cartes truquées ? Que la Serbie règne en souveraine sur ses arpents, mais que si une province de ce malheureux pays décide de modifier de sa propre autorité le tracé des frontières de la patrie, toutes les nations s'empresseront de porter cet Etat encore au berceau sur les fonts baptismaux de la Démocratie éternelle et le plongeront dans l'eau lustrale de la Liberté du monde. Que disent encore les cartes truquées ? Que la Georgie considérée en son essence et quintessence règne, elle aussi, en souveraine sur son territoire, mais que si une province de cette entité immuable entend se séparer du peuple géorgien et camper sur son propre sol, le monde entier criera que ses lopins profanent le tabernacle universel et sacré du droit international; et que si un seul Etat de ce monde se risquait à reconnaître l'heureuse nativité de ce pestiféré de naissance et entendait le placer à son tour sur le propitiatoire où officient les pontifes et les augures de la Démocratie, il sera mis hors la loi et chassé du temple pour avoir violé le ciel de la Liberté.

    Mais tout le monde voit que les dés des saints de la démocratie sont pipés, tout le monde voit que le véritable enjeu est ailleurs, tout le monde voit que le vassal et son maître portent le même bandeau sur les yeux. Lequel ? Le tartufisme serait-il la clé psychobiologique des évadés de la zoologie ?

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

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    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/servitude2.htm


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    Les civilisations sont-elles responsables de leur chute dans la servitude ?

    - L'Europe et l'avenir de la pensée -

     

    « L'ignorance est la source de tous les maux » Socrate

    « L'ignorance n'a pas tous les droits » François Mitterrand

     

    I - Résumé des événements de l'été

     

    1 - A l'assaut

     

    Quand la nation se trouve petitement en vacances et que toute la classe politique se pavane en villégiature, il est inutile de commenter les événements internationaux à l'intention des derniers piétons parisiens. Mais à quelques jours des funérailles septembrales de la paresse estivale, l'articulation des événements géo-stratosphériques de l'été avec la réflexion anthropologique appelle les astronautes de la théo-politique aux retrouvailles avec leur œil de lynx.

    En avril, pour la première fois depuis le Général de Gaulle, l'Europe secouait partiellement le joug de l'empire américain: l'Allemagne refusait fermement à l'occupant l'autorisation d'étendre le sceptre et le glaive de l'OTAN à <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Géorgie" w:st="on">la Géorgie</st1:PersonName> et à l'Ukraine. Mais , le 7 août 2008, le Président de <st1:PersonName ProductID="la Géorgie" w:st="on">la Géorgie</st1:PersonName>, M. Mikheil Saakachvili , un avocat inscrit au barreau de New-York et qui souffre de graves troubles psychiques, ordonnait à son armée équipée et conseillée par les Etats-Unis et par Israël , d'envahir deux de ses provinces séparatistes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie , afin de châtier leur ambition soit de rejoindre l'ex empire des tsars par la voie du suffrage universel, soit de reconquérir leur souveraineté selon le modèle édifiant du Kosovo, lequel venait de démontrer à nouveau l'infaillibilité du vote populaire quand il sert d'alibi à l'installation d'une puissante forteresse américaine sur un territoire stratégiquement important.

    Dès le 9 août, le Kremlin répondait par la force des armes à une agression inspirée de l'étranger et profanatrice de l'esprit olympique. Sans perdre un instant, elle non plus, <st1:PersonName ProductID="la France" w:st="on">la France</st1:PersonName> tentait, un demi siècle après 1958, de soustraire le règlement d'un conflit majeur à la tyrannie diplomatique que le Département d'Etat et le Pentagone exerçaient sur le monde entier depuis soixante ans. Mais comment régler le litige à la place du maître, comment faire avorter définitivement sa contre offensive outragée et désespérée afin de tenter, une fois encore, d'éliminer le Vieux Monde de la scène internationale, comment le contraindre à entériner sans broncher un échec aussi cuisant que spectaculaire de son expansion militaire vers l'Est ?

     

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    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/servitude.htm


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    A propos de : "Le monde de la philosophie" (Editions Flammarion)

     

    Les éditions Flammarion publient une collection en trente volumes des textes fondateurs de la philosophie occidentale. Le prix en est tellement modéré qu'il s'agit visiblement d'une tentative de sauvetage in extremis d'une civilisation européenne menacée de décérébration accélérée en raison du naufrage dans l'enseignement scolaire d'une discipline dont Socrate disait qu'elle s'adressait aux âmes dignes d'en féconder la semence. Le mérite de cette entreprise est de faire entrer dans le capital philosophique de l'Occident des textes non classés officiellement sous la rubrique " philosophie " , tel L'Eloge de la folie d'Erasme ou Le Prince de Machiavel. Du coup, il apparaît plus crûment encore à quel point on ne saurait philosopher sans recourir à une philosophie de la philosophie , donc sans donner un sens à son histoire.

    A l'heure de la physique à plusieurs dimensions, du décryptage de notre code génétique, de la bombe nucléaire, de la traque des origines zoologiques de notre espèce , de la multiplication des psychanalyses , de la crise de la " raison " , de la rechute de l'humanité dans les mythes religieux, de la délégitimation du suffrage universel par des majorités populaires irréfléchies , la philosophie découvre que, depuis les origines, le "Connais-toi" socratique renvoie à une pesée anthropologique de l'encéphale humain.

     

    1 - Qu'est-ce que l'esprit philosophique ?

     

    Quand un grand éditeur lance dans le désert du panculturalisme mondial la vaste entreprise de publier un compendium en trente volumes des œuvres marquantes de la philosophie occidentale de Platon à Nietzsche , et cela non seulement à un prix incroyablement bas, mais " sous coffret cartonné et illustré ", quand il bénéficie en outre d'un support publicitaire de taille, celui du lancement dispendieux sur le " marché " de l'industrie du livre d'une page du journal Le Monde entièrement consacrée, et cela chaque semaine, à expliciter le contenu de Hume, d'Auguste Comte ou de Montesquieu, c'est que cette Maison n'est pas seule à tirer les conséquences de ce que le professeur Aristote avait enfermé les Isaïe de la pensée, dont un certain Socrate, dans une enceinte académique promise à la scolarisation de la pensée. Mais une civilisation européenne dont le vrai souffle de l'esprit critique ne serait plus celui du progrès du "Connais-toi" se trouverait condamnée au naufrage cérébral dans un relativisme culturel planétarisé. C'est pourquoi la présentation de la collection s'interroge "avec humilité, mais avec conviction", sur " la spirale de la vitesse et de la frivolité où veut nous entraîner le monde contemporain" . Mais qu'est-ce que la philosophie si elle répond au rêve de tout un chacun, de prendre le " recul de la réflexion, d'aiguiser son jugement, de cultiver certaines valeurs, de conquérir une plus grande liberté dans la conduite de son existence "?

     

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/philosopher/monde.htm


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    Mais pour quelle raison Le Monde a-t-il décidé de publier une intégrale des grands textes de philosophie occidentale ?

    Comment Diable ce journal corrompu, vendu, qui a trahi ses fondateurs, gagné par la moisissure intellectuelle d'une « bobologie » inculte et nauséabonde a-t-il pu « s'élever » à cette publication ?

     

    Dans un article exceptionnel, le grand Philosophe Manuel de Diéguez répond :

     

    « L'audace de publier un " monde de la philosophie " en vingt-cinq mille pages revient à inaugurer un musée des exploits de la pensée européenne appelé, justement, de ne pas faire figure de conservatoire, mais d'ouvrir un regard philosophique sur une philosophie désormais menacée de se changer en une exposition des performances oubliées de la réflexion philosophique du simianthrope d'autrefois. Le choix des documents cérébraux tenus pour mémorables se fera-t-il a priori ? Tracera-t-on des allées passantes et des allées désertes dans l'Eden d'une philosophie à jamais en attente du rêve qui l'inspire ? Mais sur quelles balances peser les richesses et les carences révélatrices des promesses et des asphyxies alternées dont souffre depuis les origines une discipline vouée à se demander sans relâche : " Qui suis-je ?" (...) L 'idée de publier en cette aube du IIIè millénaire une somme des textes philosophiques tenus pour les plus décisifs de l'Occident pensant témoigne de la nécessité impérieuse de déscolariser l'enseignement de la philosophie ; »

     

    Lire le texte brillant en son entier dans le Billet suivant, au dessus.


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    LETTRES A <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="LA GENERATION DE">LA GENERATION DE</st1:PersonName> <st1:PersonName w:st="on" ProductID="LA LIBERTE">LA LIBERTE</st1:PersonName>

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="LA LIBERTE"></st1:PersonName> 

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="LA LIBERTE"></st1:PersonName>XXXI - <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République">La République</st1:PersonName> et le "spirituel"

     

    L'heure a sonné de nous quitter. Mon dernier message à votre génération, je le voudrais dangereux comme la souveraineté des Etats, énigmatique comme les forges secrètes de la raison, angoissant comme la liberté. Je vous demande de prendre la haute mer et de féconder vos naufrages. J'ai tenté de vous préparer aux tempêtes du grand large. Car la question qui se pose à vous est tout entière dans cette phrase de Malraux : "Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas".

    Mais l'auteur des Voix du silence savait fort bien que le "spirituel" a quitté l'enceinte de la pédagogie religieuse et que si le monde moderne ne rallumait pas le " spirituel " aux feux de la raison, le "spirituel" continuerait d'agoniser dans la catéchèse des Eglises ; car les Isaïe et les Ezéchiel étaient des rois de l'intelligence et l'intelligence des prophètes était le bathyscaphe du "Connais-toi" de l'époque, celui qui se demandait pourquoi le simianthrope adore des idoles.

    Vous observerez la mort du "spirituel" au cœur du Ministère de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Culture">la Culture</st1:PersonName> et vous vous demanderez quelles sont les idoles des modernes, celles devant lesquelles les démocraties s'agenouillent.

     

    1- De l'encéphale scindé de la démocratie et de la rétractilité cérébrale du simianthrope

     

    Nous avons appris qu'un ciel intellectualisé par un créateur mythique du cosmos symbolise l'aporie mentale qui frappe une créature que sa structure cérébrale condamne à faire participer la matière à la parole, donc à substantifier le symbolique. Vous retrouverez cette dichotomie originelle dans l'analyse des deux natures d'un suffrage universel supposé infaillible dans le concept qui le définit, mais ballotté comme une feuille au vent. Aussi la simianthropologie puise-t-elle sa documentation principale dans l'histoire de deux millénaires du mythe de l'incarnation d'un Orphée biphasé du cosmos.

    Il vous est devenu évident que si l'observation transcendantale de la dichotomie mentale dont le simianthrope intellectualisé se trouve frappé dispose d'ores et déjà du spectrographe relativement perfectionné d'une simianthropologie générale, cette discipline encore en chemin se révèlera bien plus riche d'enseignements si elle enregistre de préférence des informations concernant le fonctionnement bipolaire de l'encéphale que " Dieu " et sa créature se partagent que si elle se contente de scanner les démocraties scissipares - car celles-ci affichent moins clairement la bancalité de leur double nature qu'une théologie fondée sur le mythe de la participation totale du divin au charnel et vice-versa.

     

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    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/europolitique/generation31.htm

     


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    LETTRES A <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="LA GENERATION DE">LA GENERATION DE</st1:PersonName> <st1:PersonName w:st="on" ProductID="LA LIBERTE">LA LIBERTE</st1:PersonName>

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="LA LIBERTE"></st1:PersonName> 

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="LA LIBERTE"></st1:PersonName>XXX - L'anthropologie critique et la théopolitique des Etats

     

    Votre destin se situe à un embranchement décisif entre deux âges du singe vocalisé. L'école laïque avait tenté d'effacer les souvenirs tenaces des civilisations cérébralisés à l'école de leur mythologie ; mais l'histoire moderne découvre avec surprise que les futurs progrès du "Connais-toi" vous mettront sur la trace de documents cérébraux messianisés et théâtralisés. L'âge religieux les avait fait descendre le fleuve de la mémoire du tragique et de l'espérance. On appelait ces mises en scène théologies de la mort et de l'éternité. Qu'en est-il de ces clés d'un animal que son évasion partielle de la zoologie a fait basculer dans des mondes oniriques et dont l'encéphale se reflète encore de nos jours dans les miroirs hérités de son passé dans le spéculaire sacré?

    Si l'avenir de la politologie mondiale dépend désormais d'un approfondissement de la connaissance psychobiologique de l'inconscient religieux des fuyards de la nuit animale, alors la science historique est à la veille du décodage d'un vivant livré de naissance à des mondes tour à tour iréniques et sanglants. (.)

     

    Lire la suite : http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/europolitique/generation30.htm

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

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    « L'anthropologie critique et la méthode historique de Patrice Gueniffey »

     

    L'histoire est-elle une discipline narrative ou explicative ? Hérodote raconte, Thucydide explique. Mais jusqu'à quelle profondeur Clio est-elle autorisée à expliquer l'humanité ? (.)

    Quelle est la signification psychobiologique du refus de l'inégalité entre les individus ? Des démocraties d'Athènes et de Rome jusqu'au rêve marxiste, ce songe a piloté une espèce que ni ses chefferies sporadiques, ni ses efforts pour se noyer dans un anonymat cyclopéen ne sont parvenus à faire naviguer sur "l'océan des âges". Pourquoi la démocratie est-elle devenue sotériologique, messianique et rédemptrice à l'échelle planétaire? La science historique moderne cherche le Thucydide qui rendrait les fuyards de la nuit animale plus compréhensibles à eux-mêmes . (.)

    Lire la suite :

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/histoire/gueniffey.htm

     


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