• NOTE POLITIQUE : « Le Parti Socialiste : les grandes manoeuvres...»

    Le Parti socialiste traverse actuellement une période politique extrêmement tendue, où les pourparlers et les négociations tout azimut se multiplient.


    La prestation des candidats à Lens - samedi 16 septembre - a sonné le départ officiel de cette 1er phase cruciale pour la suite des évènements, avant le dépôt des candidatures entre le 30 septembre et le 3 octobre.


    D'ores et déjà il est possible de constater :


    1 - La candidature de Ségolène Royal-F.Hollande fait la quasi-unanimité contre elle chez les anciens hiérarques et les cadres essentiels du parti.
    Le coup tenté par le couple infernal Royal-Hollande de contourner le Parti pour imposer une candidature -ou l'une ou l'autre - a fini d'exaspérer ceux qui depuis des décennies se préparent à la fonction suprême ou accompagnent les prétendants.
    « Il y a la manière » et le couple Royal-Hollande a violé les règles implicites du Parti.
    Le piège - il faut le reconnaître- est assez subtil. Contourner le Parti par les Médias et contourner les militants en introduisant une masse considérable de nouveaux votants - non militants - est osé.
    A ce coup là, Royal-Hollande jouent le triomphe ou la mort.
    Cette stratégie va néanmoins très certainement échouer - de peu certes - car le débat politique lancé suffisamment tôt - juste à temps - va permettre de lever le voile sur le double piège.
    Au demeurant, si tel n'était pas le cas, la désignation de Royal-Hollande par le Parti socialiste sera un casus belli. Le parti Socialiste est - pour cette raison - sur le point d'exploser.


    2- La candidature du Parti Socialiste se joue au final entre deux hommes : ou Fabius ou Jospin.


    3 - La candidature de Lionel Jospin bénéficie d'un potentiel de soutiens important, qui ne varie guère.
    Lionel Jospin est parti trop tard et surtout trop maladroitement.
    Il peut néanmoins apparaître comme le candidat de secours ralliant ceux qui en chemin - dépités - verront là un moindre mal.


    4 - La candidature de Fabius est certainement la plus étonnante. Car elle vient de loin.
    Candidat le plus flamboyant et le mieux préparé pour 2007, il va devoir remonter un handicap certain. C'est d'ores et déjà - petit à petit - ce qui se passe.
    Son travail de terrain - il laboure la France depuis deux ans, comme J. Chirac en 1994 - et ses prestations publiques font de lui un candidat redoutable, bien armé et le mieux à même de réunir la Gauche entière pour affronter la droite.
    Laurent Fabius offrira une campagne enlevée.
    Sera-t-il au final désigné ?
    Cela dépendra essentiellement des ralliements qui lui seront apportés et qui semblent aujourd'hui déjà en passe d'être importants.


    5 - Jack Lang bénéficie de puissants réseaux - insuffisants pour être investi, mais utiles au candidat final. Il est très prévisible qu'il rejoigne Laurent Fabius.
    Tout comme Martine Aubry - dont il apparaît qu'elle est dotée d'une réelle pugnacité et prête à en découdre tant avec Royal-Hollande qu'avec certains caciques proches de Lionel Jospin.


    6- Tout va dépendre en fait de Dominique Strauss-Kahn. C'est lui aujourd'hui la pièce maîtresse sur l'échiquier.
    Sa « puissance intellectuelle », la construction de réseaux solides, ses prestations publiques en font un des futurs hommes forts du Parti socialiste en France.
    Il n'est pas en mesure d'être investi, mais c'est lui qui tient la réponse du scrutin.
    C'est à DSK que revient le choix final entre les deux candidats : ou Fabius ou Jospin.
    Qui va-t-il rallier ?


    ***


    Nous le voyons, le Parti Socialiste sera dans les prochaines semaines le théâtre d'affrontements importants aux enjeux complexes.


    Ainsi est en train de se jouer le sort de la Gauche en 2007.


    Nous savons qu'ainsi se joue également le sort de la France.


    Les Clubs "Penser la France"


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