• « Libéralisme : la main invisible enfin démasquée » par Laurent VASSALLO, responsable National des Clubs "Penser la France"

    La semaine du 15 au 20 septembre 2008, a sonné la fin de l'illusion de la puissance du marché financier mondial. Les Etats-Unis d'Amérique par la bouche de leur Président vienne de reconnaître que le jeu est terminé et que la note sera payée par le peuple américain et par répercussion par l'ensemble des peuples du Monde.

    Les grands argentiers, banquiers et financiers sont heureux ! Leurs erreurs, leurs égarements, mais surtout leur inconscience et leur cupidité sont effacés par la main qui régule, et qui pardonne : celle de l'Etat et plus précisément celle des contribuables mondiaux.

    Le jeune, le travailleur, le chômeur, le retraité, le pauvre - à qui déjà on promettait des lendemains qui chantent dans une société où le mythe d'une seule croissance de la valeur ajouté doit tout arranger - déchantent aujourd'hui et en plus ils payeront la chambre où les inconscients de la finance, pour ne pas dire plus ont passé de folles nuits.

    Va-t-on accepter cet état de fait ? Doit-on tolérer cela ? Il est temps de faire payer aux responsables de ce désastre le prix de leur irresponsabilité. Espérons que des individus se lèveront pour en appeler aux peuples et à la justice de leur pays.

    Par contre, il est clair que nous devons tirer les leçons de l'échec des théories libérales. C'est un impératif économique, social et écologique. Le développement durable n'est pas compatible avec le fonctionnement actuel de la finance internationale. Les générations présentes et futures vont payer le prix de la crise actuelle. Si le marché et la finance ont certes une utilité pour permettre le développement des projets qui peuvent être environnementaux, ils doivent être régulés au service du bien public. La finance internationale dans son fonctionnement actuel ne permet pas une vision à moyen et long terme pour les entreprises. Or nous avons besoin, dans le cadre du développement durable, d'une prospective pour dessiner un futur et non d'une rentabilité à court terme.

    Les indicateurs de la finance et du marché doivent sortir de leur dogme des dividendes monétaires rapides. Ce n'est plus la seule richesse monétaire qui doit guider l'investissement financier. D'autres indicateurs doivent être créés et mise en œuvre. Les banques centrales, les institutions financières internationales, les gouvernements doivent imposer une régulation. Ne redonnons pas un blanc seing aux opérateurs de la finance internationale. Sinon la crise sera plus rude et les contribuables de tous les pays risqueraient de s'unir pour une révolte qu'aucun gouvernement ou institutions financières ne pourra arrêter.

    Laurent Vassallo - Délégué national aux questions d'écologie et de développement.

     


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