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    Sur l'Idéologie française livre majeur de BHL :

     

    « Un auteur qui emploie volontiers les adjectifs infâme ou obscène pour qualifier les hommes et les idées invite le critique à lui rendre <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la pareille. Je">la pareille. Je</st1:PersonName> résisterai autant que possible à la tentation, bien que le livre de Bernard-Henri Lévy présente quelques-uns des défauts qui m'horripilent : la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et démérites des vivants et des morts, l'ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement. »

     

    Raymond Aron (L'Express, février 1981)

     

    [Merci à Guillaume]


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    Les cours de Gilles Deleuze

    http://www.webdeleuze.com/php/index.html 

     

    Les cours de Gilles Deleuze - enregistrement Audio :

    http://www.univ-paris8.fr/deleuze/rubrique.php3?id_rubrique=4


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  • <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p> 

    http://www.artpress.com/


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    « André Gorz, le philosophe et sa femme »

     

    Arrivé à un âge où il ne se sent plus la force d'entreprendre un livre de longue haleine, André Gorz se retourne sur sa vie, se rend compte qu'il n'en a jamais écrit l'essentiel, sa relation avec sa femme, et il commence à lui écrire, à elle, directement : "Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien."

    Très peu de livres accrochent ainsi, en quelques phrases qui donnent le ton, le tempo, la musique et l'émotion, la qualité d'une vie. On lit cette lettre d'amour à une femme vivante, malade et qui souffre et qui va mourir un jour, lointain peut-être encore mais de toute façon trop proche, et cette mort devient aussi inacceptable pour celui qui lit que pour celui qui écrit. Dans les dernières lignes, qui reprennent les premières sur un ton qui étreint le coeur encore plus, cette mort est envisagée. Un tel livre, court, exact, poli comme un galet sans effort apparent, vient rappeler ce que peut la littérature quand elle sonne vraie parce qu'elle sonne juste.

     

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-827715@51-959050,0.html


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  • Maria Callas - Norma - Casta Diva
    Vidéo envoyée par Quarouble

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  • Luciano Pavarotti - Nessun Dorma
    Vidéo envoyée par Luciano-Pavarotti

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    « Que je me repens rarement... »

     

    Il ne peut advenir icy, ce que voy advenir souvent, que l'artizan et sa besongne se contrarient : un homme de si honneste conversation, a-t-il faict un si sot escrit ? Ou, des escrits si sçavans, sont-ils partis d'un homme de si foible conversation ? Qui a un entretien commun, et ses escrits rares : c'est-à-dire, que sa capacité est en lieu d'où il emprunte, et non luy. Un personnage sçavant n'est pas sçavant par tout : Mais le suffisant est par tout suffisant, et à ignorer mesme. Icy nous allons conformément, et tout d'un train, mon livre et moy. Ailleurs, on peut recommander et accuser l'ouvrage, à part de l'ouvrier : icy non : qui touche l'un touche l'autre. Celuy qui en jugera sans le congnoistre, se fera plus de tort qu'à moy : celui qui l'aura cogneu, m'a du tout satisfaict.

    (...)

    Excusons icy ce que je dy souvent, que je me repens rarement, et que ma conscience se contente de soy : non comme de la conscience d'un Ange, ou d'un cheval, mais comme de la conscience d'un homme (...) Le repentir n'est qu'une desdicte de nostre volonté, et opposition de nos fantaisies, qui nous pourmène à tout sens. Il faict desadvouer à celuy-là, sa vertu passée et sa continence. C'est une vie exquise, celle qui se maintient en ordre jusques en son privé. (...) Si j'avois à revivre, je revivrois comme j'ai vécu. Ny je ne plains le passé, ny je ne crains l'advenir (...) Nous appelons sagesse, la difficulté de nos humeurs, le degoust des choses presentes (...) Elle nous attache plus de rides en l'esprit qu'au visage : et ne se void point d'ames, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l'aigre et le moisi. (...)

    Ce n'est pas un léger plaisir de se sentir preservé de la contagion d'un siècle si gasté, et de dire en soy : Qui me verroit jusque dans l'âme, encore ne me trouverait-il coupable, nu de l'affliction et ruyne de personne : ny de vengeance ou d'envie, ny d'offense publique des loix : ny de nouvelleté et de trouble : ny de faute à ma parole. (...)

    J'ay mes loix et ma cour, pour juger de moy, et m'y adresse plus qu'ailleurs.

     

    Montaigne. Les Essais.  Pléiade-Gallimard (cf. page. 64, la note de lecture de Jacques Henric)

     

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p>http://www.artpress.com/</o:p> 

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    En publiant un point de vue intitulé Faut-il condamner un baiser sur une toile ? (Le Monde du 28 juillet), ce quotidien a provoqué une vive émotion chez les artistes et dans les musées où l'on n'imaginait pas que le geste de Rindy Sam, qui a déposé le 19 juillet une marque de rouge à lèvres sur un tableau de Cy Twombly exposé à <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Collection Lambert">la Collection Lambert</st1:PersonName> à Avignon, méritait un débat. Car l'acte de vandalisme est devenu un scoop relayé par la presse internationale, ce qui a de quoi laisser songeur.

    On pourrait rappeler ici que Cy Twombly est sans doute l'un des plus grands artistes de notre temps, que ses œuvres sont présentes dans les musées du monde entier, et qu'il a récemment reçu une commande du Musée du Louvre pour décorer un plafond. Mais il nous importe surtout d'ajouter que ni la reconnaissance ni le succès n'ont entamé une attitude assez rare à ce niveau de notoriété.

     

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-941914,0.html

     


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    BONNE NOUVELLE !

     

    Diffusion du festival musical SUISSE en direct sur Internet : <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    http://www.medici-arts.tv/#

     


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    L'artiste cambodgienne Rindy Sam a commis, le 19 juillet, à <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la Galerie Lambert" w:st="on">la Galerie Lambert</st1:PersonName> d'Avignon, sur une toile de l'artiste américain Cy Twombly, un geste inouï. Subjuguée en entrant dans la salle où se trouvait un triptyque consacré au Phèdre de Platon autour du Symposium (le Banquet), elle s'est approchée d'une toile immaculée, s'est exposée en écartant les bras. Puis, confie-t-elle, à <st1:PersonName ProductID="La Provence" w:st="on">La Provence</st1:PersonName> : "J'ai déposé un baiser. Une empreinte rouge est restée sur la toile. Je me suis reculée et j'ai trouvé que le tableau était encore plus beau... Vous savez, dans cette salle vouée aux dieux grecs, c'était comme si j'étais bercée, poussée par les dieux... Cette tache rouge sur l'écume blanche est le témoignage de cet instant ; du pouvoir de l'art." Rindy affirme avoir ainsi vécu un acte d'amour d'une grande pureté qu'elle a traduit par ce geste artistique. La galerie a immédiatement porté plainte pour... vandalisme sur cette toile blanche estimée à... 2 millions d'euros. L'artiste a passé la nuit en garde à vue, dans le froid et la saleté d'un cachot, et sera convoquée devant les tribunaux dans les semaines à venir.

     

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-939785,0.html

     


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    Ariane Mnouchkine, metteur en scène de théâtre, a refusé jeudi sa nomination à la chaire de création artistique au Collège de France, à la suite d'une confusion la présentant comme nommée par le président Nicolas Sarkozy.
    "Ariane Mnouchkine, très touchée d'avoir été proposée comme titulaire de la chaire de création artistique pour l'année 2007-2008 (...) et qui croyait avoir eu l'honneur d'être élue par l'Assemblée des Professeurs du Collège, le dimanche 26 novembre 2006, vient d'apprendre qu'elle n'est que +nommée+ par Nicolas Sarkozy, élu en 2007. Très déçue, elle refuse donc cette nomination", explique dans un bref communiqué la fondatrice du Théâtre du Soleil.
    "Quand j'ai lu que j'avais été nommée par Sarkozy, j'ai eu un choc!", a expliqué Mme Mnouchkine à l'AFP. "Il est à la tête de tout, il nomme tout, il décide de tout", a-t-elle ironisé, en appelant à "faire la différence entre les gens qu'il nomme et qu'il circonvient et ceux qu'il ne nomme pas".
    Elle n'a cependant pas exclu de revenir sur sa décision si "une explication claire, suffisante et abondante" est donnée aux conditions de sa nomination, "et si je sens que le processus est bien expliqué", notamment par le Collège de France.

     


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    Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
    Entre les pins palpite, entre les tombes;
    Midi le juste y compose de feux
    La mer, la mer, toujours recommencée
    O récompense après une pensée
    Qu'un long regard sur le calme des dieux!

    Quel pur travail de fins éclairs consume
    Maint diamant d'imperceptible écume,
    Et quelle paix semble se concevoir!
    Quand sur l'abîme un soleil se repose,
    Ouvrages purs d'une éternelle cause,
    Le temps scintille et le songe est savoir.

    Stable trésor, temple simple à Minerve,
    Masse de calme, et visible réserve,
    Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
    Tant de sommeil sous une voile de flamme,
    O mon silence! . . . Édifice dans l'âme,
    Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit!

    http://www.feelingsurfer.net/garp/poesie/Valery.CimetiereMarin.html

     


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