• Adresse de l'Académie Française à Nicolas SARKOZY ou « Petite leçon de syntaxe et de grammaire » ...

     

    « Notre vocation ordonne à tous les gouvernements de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la France">la France</st1:PersonName> de se souvenir que notre langue a écrit une histoire dont le trône s'appelle le génie de la nation »

     

    « L'Etat et la langue française » par le Philosophe Manuel de Diéguez, un de nos grands Maîtres !

     

    Si, du matin au soir l'empire romain avait diffusé sur les ondes des nouvelles fraîches de Titus, de Vespasien ou de Trajan, un latin châtié serait demeuré familier aux oreilles de province. Mais la prononciation correcte de cette langue se serait-elle perpétuée pour autant de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Bretagne">la Bretagne</st1:PersonName> à <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Syrie">la Syrie</st1:PersonName>? Nos récentes retrouvailles avec l'accentuation du latin de Cicéron nous donnent des CD désastreux , tellement le palais de Paris n'apprendra jamais que mécaniquement à rythmer une langue que nos écoliers et nos professeurs prononcent depuis des générations sur le ton monocorde qui n'appartient qu'au français. Quant à la prononciation retrouvée du grec de Périclès, elle demeure plus artificielle encore et d'une lenteur ridicule en raison de la difficulté de trouver des acteurs qui entendent ce qu'ils lisent. Du salon de Mme de Rambouillet à nos jours , la royauté, puis <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la République">la République</st1:PersonName> se sont attachées à " dégasconner " le français. Une nation est responsable de la grammaire de sa langue quand celle-ci se fait entendre vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur les cinq continents .

    L'heure a sonné pour l'Etat de retrouver une politique de la langue . Car, dans moins d'un siècle, la multiplication des accents et des rythmes locaux sera devenue dramatique, et ce malgré la formidable puissance de sauvetage automatique de la langue dont dispose un monde de la parole soutenu par une mécanique, si la radio nationale nous fait entendre le français germanisé de Mulhouse ou chantant de Marseille, à l'image d'une Allemagne trop tardivement unifiée par Bismarck et qui fait passer tour à tour sur les ondes les derniers restes de la langue de Goethe et de Schiller à l'école de Cologne et des rudes gosiers des paysans de Bavière. Même disloqué, écartelé, naufragé, le salmigondis franco-allemand ne prononce pas variieren, desavouiren, cachieren, inakceptabel, sur le même ton dans tous les villages.

     

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    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/actualite/langue.htm

     


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