• Ils étaient usés à quinze ans
    Ils finissaient en débutant
    Les douze mois s´appelaient décembre
    Quelle vie ont eu nos grand-parents
    Entre l´absinthe et les grand-messes
    Ils étaient vieux avant que d´être
    Quinze heures par jour le corps en laisse
    Laissent au visage un teint de cendres
    Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
    Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

    On ne peut pas dire qu´ils furent esclaves
    De là à dire qu´ils ont vécu
    Lorsque l´on part aussi vaincu
    C´est dur de sortir de l´enclave
    Et pourtant l´espoir fleurissait
    Dans les rêves qui montaient aux cieux
    Des quelques ceux qui refusaient
    De ramper jusqu´à la vieillesse
    Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
    Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

    Si par malheur ils survivaient
    C´était pour partir à la guerre
    C´était pour finir à la guerre
    Aux ordres de quelque sabreur
    Qui exigeait du bout des lèvres
    Qu´ils aillent ouvrir au champ d´horreur
    Leurs vingt ans qui n´avaient pu naître
    Et ils mouraient à pleine peur
    Tout miséreux oui notre bon Maître
    Couverts de prèles oui notre Monsieur
    Demandez-vous belle jeunesse
    Le temps de l´ombre d´un souvenir
    Le temps de souffle d´un soupir

    Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
    Pourquoi ont-ils tué Jaurès?


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  • Les Clubs "Penser la France" militent pour le changement de statut de Jérusalem et invitent tous les lecteurs à signer cette pétition internationale.

    "Et pourquoi l’ONU, qui n’est pas encore tout à fait morte, ne se donnerait-elle pas un coup de fouet en quittant New York pour Jérusalem ? La Charte n’assigne aucune adresse en particulier à l’Organisation. Une résolution de l’Assemblée générale y suffirait. Dans la Ville trois fois sainte, à mi-chemin de l’Orient et de l’Occident, qu’elle sanctuariserait par sa présence, elle serait à pied d’œuvre, au pied du mur, soustraite à l’emprise exclusive du New York Times sur les délégués et à la tentation des phrases creuses. J’en avais fait la suggestion dans Le Monde — plus réaliste qu’elle n’en a l’air. Jacques Derrida s’en était convaincu. L’emplacement existe déjà : à gauche d’Hebron Road, quand on sort de Jérusalem, dans le quartier Armon Anatzvi, où l’Organisation a déjà une base. Cela assurerait autant la sécurité d’Israël (qui prendrait le risque de s’attaquer au foyer, au cerveau de la planète tout entière ?) que celle des Palestiniens."

    Régis DEBRAY - février 2008

    « On sait que la SDN n’est pas tout à fait morte, Dieu merci ; et que, dans une prochaine session à Genève, sa commission des mandats examinera les projets relatifs au statut de la Palestine. Terre sainte et Société des Nations : comment n’a-t-on pas compris, il y vingt ans, que pour constituer à la SDN une autorité durable parmi les hommes, il fallait situer à sa spiritualité un centre d’élection sur la surface du globe, lui « composer un lieu », comme on fait quand on médite pour se maintenir en présence de Dieu. Car la spiritualité de la SDN ne devrait pas être la simple somme de tous les égoïsmes nationaux admis à y participer ni le simulacre d’un arc-en-ciel syncrétiste, mais se concentrer sur une ville réelle, historique, la Ville sainte, al-Qods, Jérusalem, visio pacis, selon l’étymologie classique. (…) Dominant notre horizon terrestre, si sombre en ce moment, la Ville sainte, Jérusalem, éclaire de plus en plus, comme la Kibla, la direction où doivent converger toutes les prières, se rassembler toutes les bonnes volontés ; car cette ville, aujourd’hui ensanglantée par la haine, est le lieu d’élection d’où aucune race, aucune classe, ne devrait être exclue. »
     

    Louis MASSIGNON - Temps présent - Septembre 1938

    LIRE ET SIGNER LA PETITION:

    http://www.politique-actu.com/osons/jerusalem-onu/28/


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