• Elections européennes : le MRC pour un vote blanc ou nul

    Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, jeudi 14 mai 2009. 

    Le Mouvement Républicain et Citoyen ne prend pas part à la campagne des élections européennes. Il préconise, le 7 juin prochain, un vote blanc ou nul à ces élections européennes.

    Pourquoi ?


    Cette élection à un Parlement-fantôme est un trompe l'œil. Dans cette enceinte où 770 soi-disant députés inconnus de leurs électeurs peuvent s'exprimer trois minutes chacun, en usant de l'une des vingt-deux langues officielles reconnues, aucune volonté générale ne peut bien évidemment s'exprimer.

    M. Sarkozy, à Nîmes, a parlé de politique de change volontariste, de protection communautaire et de politique industrielle commune, mais il sait très bien que le texte du traité de Lisbonne qu'il a fait adopter, l'en empêchera.

    La même schizophrénie - pour ne pas dire hypocrisie - frappe le Parti socialiste qui a approuvé lui aussi le traité de Lisbonne.

    D'ores et déjà MM. Brown et Zapatero ont fait savoir que les députés travaillistes anglais et ceux du PSOE espagnol soutiendraient le candidat libéral à la présidence de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso.

    Cette élection est vide de contenu.

    http://www.chevenement.fr/Elections-europeennes-le-MRC-pour-un-vote-blanc-ou-nul_a798.html


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  • « Le krach est le moment où les illusions se dégonflent, où les promesses se révèlent intenables, où l'on sort de la bulle, » écrit Paul Thibault, qui longtemps anima la revue Esprit. Il nous livre ici son analyse des mouvements de fond qui ont conduit à la crise : un processus de déterritorialisation généralisé qui a peu peu privé le politique - avec l'aval des élites - de ses moyens d'actions au nom de l' « efficacité » économique, mais qui n'aurait sans doute pas pris une si grande ampleur si dans le même temps ne s'était installé le règne de l'individu, porteur de la délégitimation des institutions. L'effondrement du système met à nu l'état de délabrement auquel nous sommes parvenus, selon lui : « privé de légitimité par l'individualisme suffisant, privé de pouvoir et même de substance par le marché mondial, le politique, devenu affaire de communication, n'intervient plus que de manière erratique, au coup par coup, pour conjurer les difficultés bien plus que pour y répondre. » Dans ce premier volet, Paul Thibault retrace les étapes de ces abandons successifs.

    Le krach est le moment où les illusions se dégonflent, où les promesses se révèlent intenables, où l'on sort de la bulle. C'est, dans l'affolement, dans la crainte d'un écroulement, le surgissement d'une vérité dérangeante sur le monde auquel on était habitué. Dans ces conditions, en particulier dans le cas qui nous concerne aujourd'hui, la difficulté de juger et de comprendre vient de ce que les comportements (aventureux, irresponsables, prédateurs) dont la dénonciation nous soulage correspondent à des attitudes qui ne sont pas propres aux acteurs de premier rang, au monde de la finance que l'on a d'ailleurs longtemps laissé faire.

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2710


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  • « L'échec auquel conduit la voie que nous avons prise est celui d'une anthropologie individualiste dont les droits de l'homme et le marché sont des mises en forme. L'humanité n'est pas une collection d'individus, » souligne Paul Thibault qui appelle à une refondation du politique ne pouvant s'effectuer selon lui « qu'en retrouvant un point d'appui et en se donnant à nouveau un horizon. Le point d'appui à retrouver ce sont les peuples en tant que partie prenante de la préparation de leur avenir, donnant sens à celui-ci en fonction de leur fonds propre, les peuples en tant que communautés politiques, en tant qu'ils forment des nations »

    La démocratie scindée

    Au départ de l'actuelle mondialisation et du divorce entre l'économique et le social que permettent la déterritorialisation et la financiarisation du capitalisme, on trouve, dans certains pays décisifs, la thèse, proclamée par la droite et non réfutée par la gauche, que la démocratie ne peut plus, après l'effacement des valeurs traditionnelles, contrôler les demandes sociales de distribution, de protection et d'aide. La mondialisation est dans cette situation un moyen d'apprendre aux démocraties nationales à respecter les réalités mises hors de leur portée. L'objectif économique a été atteint puisque, dans les pays de l'OCDE, quelque dix points de PIB ont été transférés des salariés aux actionnaires, mais il n'en va pas de même pour l'intention éducative associée au rétablissement de l'ordre productif, l'intention de rationaliser le fonctionnement social, de canaliser les affrontements, d'éclairer les mentalités.

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2715


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  • "On devrait instaurer une année propédeutique de culture générale obligatoire" Edgar Morin

    Opposé au cloisonnement des savoirs, le sociologue et philosophe Edgar Morin, qui a élaboré la théorie de la "pensée complexe", défend ici l'idée d'une culture qui relie nos connaissances éparses.

    Qu'est-ce que la culture générale et à quoi sert-elle ? C'est ce qui, à partir des écrits, des arts, de la pensée, aide à s'orienter dans la vie et à affronter les problèmes de sa propre vie. La lecture de Montaigne, La Bruyère, Pascal, Diderot ou Rousseau nourrit notre esprit pour nous aider à résoudre nos problèmes de vie

    Autrement dit, c'est vital. Non seulement on ne peut pas s'en passer mais il faut la régénérer parce qu'elle est elle-même victime du mal principal qui frappe les connaissances, c'est-à-dire la compartimentation et la fermeture. Si, comme on l'a toujours fait, on veut réfléchir sur l'être humain, la nature, la réalité et l'univers, on a besoin d'incorporer les acquis qui viennent des sciences. Je crois qu'il faut régénérer la culture générale parce que chacun a besoin, pour savoir ce qu'il est en tant qu'être humain, de se référer à sa situation dans le monde.

    Comment la régénérer ? J'ai fait des propositions pour des réformes de l'enseignement radicales. L'enseignement fournit des connaissances séparées, cloisonnées et dispersées, qui deviennent affaire d'experts fonctionnant sur des problèmes particuliers, mais incapables de voir les problèmes fondamentaux et capitaux.

    http://www.lemonde.fr/examens/article/2009/05/12/edgar-morin-on-devrait-instaurer-une-annee-propedeutique-de-culture-generale-obligatoire_1191879_3404.html


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  • Le pithécanthrope et l'anthropopithèque au Concile de Durban II

    "Les civilisations sont mortelles, les civilisations meurent comme les hommes, et cependant elles ne meurent pas à la manière des hommes. La décomposition, chez elles, précède leur mort, au lieu qu'elle suit la nôtre."  Georges Bernanos, Essais et écrits de combat, tome II (1995), La liberté pour quoi faire?

    Je ne sais si la cohorte entière de nos historiens des civilisations, de nos psychanalystes de la condition simiohumaine, de nos observateurs et arpenteurs de l'évolution cérébrale de notre espèce, des sociologues de nos amusements et de nos fureurs, de nos écrivains de génie et des narrateurs de nos philosophes d'autrefois, dont ils mutilent les ouvrages à l'usage des enfants des écoles, je ne sais, dis-je, si cette armée de nos savoirs a compris l'extraordinaire nouveauté de la conception et de l'organisation d'un jardin des supplices de la démocratie.

    Pour la première fois dans l'histoire du pithécanthrope et de son sosie l'anthropopithèque, la simiohumanité expose sous le soleil de la sainteté démocratique un million six cent mille spécimens de l'homo sapiens sapiens livrés à la faim, à la soif et aux maladies après un beau massacre. Les yeux de milliers de caméras enregistrent sur leur rétine de verre les capacités de résistance et la durée de survie d'un échantillon des évadés actuels de la zoologie placé dans un gigantesque abattoir au coeur de la civilisation de la liberté.

    Or, ce titanesque charnier, pas un chef d'Etat de la planète ne vient l'inspecter, le drapeau de son pays à la main, pas un guide spirituel harnaché de ses chapelets et de ses bréviaires ne vient y assister les malades et les mourants. Que se passerait-il si le successeur de Saint Pierre, le Dalaï Lama , le grand Rabin de Jérusalem , les dirigeants des Eglises protestantes, orthodoxes, coptes et maronites, les muftis musulmans, les sages indous, les sorciers africains et tutti quanti donnaient rendez- vous à leurs amulettes et à leurs gris-gris en ces lieux où le pithécanthrope et l'anthropopithèque modernes attendent qu'un vrai dieu monte du soleil de l'humanité?

    Seules deux colonnes de fournis sur roues ont convergé vers cette foire universelle de la mort. L'une est partie de Londres, l'autre de Milan. Mais Paris, Madrid, Berlin , Tokyo, New-York, Pékin, Moscou, Mexico jouent au golf sur les vertes pelouses du dieu Liberté. Et pourtant, quelle illustration d'une prophétie du siècle dernier : "Le monde sera sauvé par quelques-uns!"

    J'ai tenté de soulever un coin du voile. Comment, me suis-je dit, les dieux tueurs ne seraient-ils pas ensanglantés ? Si les rituels des sacrifices enfantaient de vrais dieux, ne serait-ce pas une étrange anomalie ? Je suis donc allé un peu flairer les offertoires et j'y ai trouvé celui de Gaza.

    Lire la suite :

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/durban.htm


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    Réforme territoriale et développement

    Mardi 26 mai 2009 à 18h

    Maison de la Chimie

    75007 Paris

    Inscription : res-publica@wanadoo.fr.

    Avec la participation de : Jean-Pierre Duport, Conseiller d'Etat, ancien Datar et ancien préfet de la région d'Ile de France ; Philippe Lefebvre, Observatoire des pôles de compétitivité ; Patrick Quinqueton, Conseiller d'Etat, Elu de la communauté d'agglomération du Val de Fensch ; Pierre Veltz, Directeur de la mission d'aménagement du Grand Paris, ancien directeur de l'Ecole des Mines ; Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica


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  • « Après la crise, le rôle du secteur public dans l'économie doit être repensé » Jean-Claude Mailly 

    En France comme ailleurs, les travailleurs ne supportent pas de payer une addition qu'ils n'ont pas commandée. Ils sont les victimes d'une crise dont ils ne sont pas responsables.

    Ils l'ont exprimé depuis le début de l'année dans plusieurs mobilisations nationales. Ils l'expriment aussi quotidiennement dans les entreprises et services publics, parfois durement, quand ils font le constat d'être face à un mur.

    Comme l'explique Force ouvrière depuis quelques semaines, l'absence de réponses fortes, tangibles et crédibles de la part du gouvernement et du patronat nécessitera d'autres modalités d'action que la seule manifestation. La question, en particulier, d'une journée de grève franche, interprofessionnelle, est obligatoirement posée. C'est une question d'efficacité et de pragmatisme. Le rôle de syndicat n'est pas de cogérer la crise mais de défendre les intérêts des salariés.

    Nous ne sommes pas dans un conflit mono-revendicatif comme ceux menés contre le contrat première embauche (CPE) ou la contre-réforme des retraites. La crise est internationale, c'est une crise de système dont nul encore, aujourd'hui, ne peut ni dérouler le scénario ni prévoir le calendrier.

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/11/apres-la-crise-le-role-du-secteur-public-dans-l-economie-doit-etre-repense-jean-claude-mailly_1191514_3232.html


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  • "LA GAFFE de l'ELYSEE" 

    8 mai 1945 : Armistice avec l'Allemagne Nazie !

    L'Élysée a commis une belle bourde historique, dans le dossier de presse remis aux journalistes à l'occasion de la célébration de la victoire des alliés sur le nazisme, le 8 mai 1945. Dans plusieurs documents, consultables également sur le site de la présidence de la République , les services de l'Élysée évoquent "les commémorations de l'Armistice du 8 mai 1945". Or, c'est un fait historique incontestable, il n'y a jamais eu d'armistice à la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais bien une capitulation pure et simple, sans condition, des nazis, qui s'est produite en deux temps : au PC du général Dwight Eisenhower à Reims le 7 mai 1945 ; et deux jours plus tard, au PC du général Joukov à Berlin, en présence du général français de Lattre de Tassigny

    http://fr.news.yahoo.com/73/20090508/tde-la-gaffe-de-l-lyse-178f5d5.html

    [Merci à Raphaële]


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  • « Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. »

    Georges Orwell

    [Merci à Laetitia]


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  • La guerre est gagnée ! Voici la Victoire ! C'est la Victoire des Nations Unies et c'est la Victoire de la France! 

    L'ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l'Ouest et de l'Est. Le Commandement français était présent et partie à l'acte de capitulation. Dans l'état de désorganisation où se trouvent les pouvoirs publics et le commandement militaire allemands, il est possible que certains groupes ennemis veuillent, ça et là, prolonger pour leur propre compte une résistance sans issue. Mais l'Allemagne est abattue et elle a signé son désastre!

    Tandis que les rayons de la Gloire font une fois de plus resplendir nos drapeaux, la patrie porte sa pensée et son amour d'abord vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert! Pas un effort de ses soldats, de ses marins, de ses aviateurs, pas un acte de courage ou d'abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ses hommes et de ses femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme, n'auront donc été perdus! 

    Dans la joie et la fierté nationale, le peuple français adresse son fraternel salut à ses vaillants alliés qui, comme lui, pour la même cause que lui, ont durement, longuement, prodigué leurs peines, à leurs héroïques armées et aux chefs qui les commandent, à tous ces hommes et à toutes ces femmes qui, dans le monde, ont lutté, pâti, travaillé, pour que l'emportent, à la fin des fins, la justice et la liberté.

    Honneur! Honneur pour toujours, à nos armées et à leurs chefs! Honneur à notre peuple, que des épreuves terribles n'ont pu réduire, ni fléchir! Honneur aux Nations Unies, qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd'hui, triomphent avec nous.

    Ah! Vive la France!

     

    Discours radiodiffusé de Charles de Gaulle (8 mai 1945)

    Le 8 mai 1945, le haut commandement militaire allemand signe à Reims la capitulation sans condition du Reich. Le même jour, le général de Gaulle annonce à la population française la fin de la guerre dans un discours radiodiffusé. Source - GAULLE, Charles de. Discours et messages. Tome I: Pendant la guerre (1940-1946). Paris: Plon, 1970, p. 545-546. Copyright © Editions Plon


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