• « (…) Israël est-il un personnage reconnaissable seulement à ses muscles et à ses viscères ou bien l'incarnation d'un destin? D'un côté, il semble qu'il s'agisse seulement d'un personnage aux gants de boxe, d' un Pygmée armé en Hercule, d'un faucon auquel vingt siècles d'absence au monde ont désappris l'Histoire, d'un Cyclope monté sur un bulldozer, d'un nain sous une cuirasse trop lourde à porter, d'un enfant amusé par sa foudre, d'un infirme titubant parmi des éclairs et des fulminations dont il ne sait que faire. Mais, en réalité, Israël est tellement un destin et seulement un destin que ce peuple semble caricaturer l'effigie de la fatalité qu'il incarne. Quelle silhouette digne de la plume d'un Cervantès ou d'un Shakespeare qu'une nation réduite à l'errance, quel symbole en marche qu'un peuple dont le tragique illustre l'orgueil, la solitude et l'irréductible singularité d'un destin!  (…) »

    « Peut-être la chance d'Israël est-elle d'avoir d'ores et déjà pris rendez-vous avec son destin de martyr de la condition humaine. Quel sera le second rendez-vous de cette nation avec son personnage en chair et en os sur cette terre? Naîtra-t-il un prophète qui demandera à l'Histoire : "Pourquoi ne peux-tu ni t'incarner, ni t'envoler ? Vois, toutes se dandinent sur le sol, toutes agitent leurs ailes inutiles. Ni l'errance ne suffit à leur fourrage, ni le ciel ne leur permet de prendre leur vol. Mais toi seul, Israël, tu perds ton ciel à vagabonder sur la terre ; et quand tu retrouves ta terre, tu n'entends plus la voix de tes prophètes. Pourquoi les as-tu mis à mort ? Serait-ce que ni au ciel, ni sur la terre tu ne peux vivre ?"

    Peut-être est-ce cela, les retrouvailles d'Israël avec son destin : celui de donner à l'errance de tous les peuples et de toutes les nations leur premier témoin de l'exilé universel qu'on appelle l'humanité. »

     

    Lire le texte en son entier :

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/moyen_orient/gaza.htm


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  • « La démocratie mondiale malade du camp de concentration de Gaza »

    A quel moment faut-il annoncer que la démocratie mondiale se trouve en danger de mort ? Quand un Président des Etats-Unis ne parvient pas à nommer les collaborateurs qui lui permettraient d'appliquer au Moyen Orient la politique voulue par la majorité de son électorat, la maladie est-elle devenue incurable ? On sait que M. Freeman, ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Arabie saoudite et ancien Secrétaire adjoint au Ministère de la défense a démissionné de la présidence du Conseil national du renseignement à laquelle il venait d'être nommé par M. Obama, au motif que le lobby sioniste AIPAC lui a reproché d'avoir écrit : "La brutale oppression des Palestiniens par l'occupation militaire israélienne ne montre aucun signe de répit."

    Si le Président des Etats-Unis échoue à choisir à son gré ses collaborateurs de haut rang face à l'omnipotence d'un groupe de pression devenu le maître de la politique étrangère de la nation, ce chancre est-il plus guérissable qu'un cancer qui rongerait l'encéphale même de la démocratie et la conduirait à une incohérence sans remède, parce que les médicaments qu'il convient d'appliquer au chaos cérébral du monde requièrent une thérapie philosophique, c'est-à-dire un traitement de choc dont seuls les Hippocrate de la logique connaissent les ingrédients?

    Cherchons le dialecticien du sens commun qui rédigerait l'ordonnance salvatrice et dont le diagnostic serait rédigé en ces termes. Primo : Mme Clinton a osé déclarer publiquement et avant même de rencontrer M. Netanyahou, Premier Ministre potentiel d'Israël, qu'aucune chance de paix ne sera possible au Moyen Orient aussi longtemps qu'Israël n'aura pas cessé d'étendre son territoire par la construction inlassable de nouvelles colonies, ce qui ramène M. Obama à une évidence énoncée par M. Bush père et par son Ministre des affaires étrangères en 1993. Secundo, M. Netanyahou n'a en rien validé cette prise de position logicienne, puisqu'il l'a purement et simplement passée sous silence. Tertio, Mme Clinton est allée torpiller les négociations entre le Hamas et le Fatah au Caire en déclarant que le Hamas devait, au préalable, reconnaître à Israël le statut d'Etat légitimé par le droit international.

    Mais comment demander au Hamas de reconnaître un Etat aux frontières spongieuses et dont le territoire n'a pas été mesuré par les topographes et les arpenteurs assermentés de l'élasticité des Etats-nébuleuses?

     

    Lire la suite :

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/moyen_orient/gaza.htm


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  • Sommaire du Sarkophage n°11 - 14 mars au 16 mai 2009

    Editorial : Ouvrons la fenêtre, camarades ! Paul Ariès

    Impôts : ce que Sarkozy ne fera pas, Vincent Drezet, SNUI
    La globalisation de la surveillance, Armand Mattelart
    Du débat démocratique, Denis Vernand
    Le coin des sophistes, Laurent Paillard
    L'écologie solidaire : cette oubliée de la gauche, Jacques Prades, Bernadette Costa-Prades
    Faut-il partager un gâteau immangeable, Camille Sardon
    Vaquez Montalban,

    le socialisme désirable, Jean-Paul Damaggio
    L'entreprise mauvaise-mère, Paul Ariès
    Productivisme et socialisme, Jacques Cossart
    Modifier l'humanité sans modifier l'homme, Jacques Testart
    Pourquoi ils détruisent l'école, Philippe Godard, Catherine Gentile
    Noter c'est classer, Laurent Paillard
    La télé-réalité, le promeneur et l'urbaniste, Xavier Bonnaud
    La bio européenne : une bio dénaturée, Nelly Pegeault
    Suppression de la taxe professionnelle, les élus doivent réagir, René Balme
    A propos d'un aveu de M. Kouchner, Denis Collin 


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  • BILAN de la Présidence française de l’Union Européenne 2008

    Article publié dans LE SARKOPHAGE de Janvier 2009.

    Crise financière, baril de Brent à plus de 140 $, crise Géorgienne, alternance à la Maison Blanche… La présidence française de l’UE a traversé - il faut le reconnaître - un contexte international particulièrement agité, un de ces moments historiques particuliers qui révèle la véritable texture d’un dirigeant à ses gouvernés, autant son génie que sa médiocrité. Constat sans appel : Il n’y eut point de génie français.

    Illusions et impuissances ont ainsi caractérisé une présidence qui aura réussi - n’est-ce pas son seul mérite ? - à incarner la forme paroxystique de ce que sont devenus aujourd’hui et notre continent, et notre pays.

    Annoncée avec tambours et trompettes, la présidence française promettait grandeur et magnificence. Des objectifs déterminés comme essentiels, un gouvernement entier sur le pont et en ordre de bataille, des annonces internationales à grands renforts de déclarations tonitruantes…tout était ainsi réuni pour assister à du grand spectacle. Ce ne fut que reculades, esbroufes et, au final, déconsidération totale d’un pays, de sa diplomatie, de son art politique. La France réduite à n’être plus que l’ombre d’elle-même. Episode baroque s’il en est. Versailles livré à une fausse aristocratie, inculte, dépravée. Le Sarkozysme dans toute sa splendeur au monde révélé.

     

    http://www.penser-la-france.asso.fr/illusions_francaises2djlpujo.pdf


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  • A peine nommé par Obama, le nouveau directeur du National Intelligence Council, Charles Freeman, a dû se retirer. A cause des lobbies pro-israéliens qui avaient lancé une campagne contre lui.

    Quand la Maison Blanche de Barack Obama a exigé de Charles Freeman qu’il se retire le 10 mars de son nouveau poste de Directeur du National Intelligence Council (NIC), les lobbys pro-israéliens ont remporté une importante victoire qui en dit long sur la politique du nouveau président américain au Moyen-Orient.

    Le NIC collecte et analyse pour le président les informations venant de seize agences de renseignement. Il prépare aussi le National Intelligence Estimate (Rapport national du renseignement) et son directeur occupe donc une fonction clé. Mais Charles Freeman représentait un gros problème pour les amis américains de la droite israélienne. Et, dès que sa nomination a été rendue publique, les lobbies pro-israéliens ont commencé à s’agiter.

    http://www.bakchich.info/Obama-ligote-au-Proche-Orient.html

     


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    SUITE - III - L'Alliance atlantique, c'est le vichysme de l'Europe

    Prolégomènes à une anthropologie de la duperie politique

    Dans les deux analyses précédentes, j'ai tenté de démontrer que l'histoire et la politique se déroulent sur l'écran de l'inconscient théologique de l'humanité et que l'on ne saurait comprendre l'ascension et le déclin des civilisations sans une anthropologie de radiographes des mythes sacrés. Dans les réflexions qui suivent, j'achève cette brève trilogie par un scannage rapide de la vassalisation parareligieuse de l'Europe sous l'égide de l'OTAN. A l'heure où la France est sur le point de se replacer sous le joug qu'elle avait quitté en 1966, il m'a paru utile de souligner que les empires sont soutenus dans les airs par leur mythologie politique et que l'Europe se place sous le sceptre de l'univers onirique que la démocratie a sécrété à l'échelle planétaire sous le sceptre de Washington.

    Si l'humanisme occidental n'approfondissait pas sa connaissance des secrets psychobiologiques de notre espèce, le monde de demain ne disposera pas des instruments intellectuels qui seuls redonneraient à l'Europe l'avance que la Renaissance avait prise sur la scolastique du Moyen Age.

    1 - La querelle du tabouret au sein de l'Otan

    Puisque la politique de l'OTAN est onirique par nature, son fondement planétaire est tout mental. Quelle est la nature de la matière grise dont l'ivresse a façonné une Europe oublieuse de ce que ses circonvolutions cérébrales demeurent calquées sur le modèle psychique qui a assuré le succès du trafic des indulgences de la Renaissance à nos jours ? (Voir II - L'alliance Atlantique, c'est le vichysme de l'Europe, Prolégomènes à une anthropologie de la duperie politique ). Au XVIe siècle, il s'agissait de trouver la somme nécessaire à la construction de la basilique Saint Pierre ; il s'agit aujourd'hui de trouver les fonds imaginaires indispensables au soutien d'une économie libérale placée sous la surveillance de la flotte de guerre la plus titanesque de tous les temps.

    C'est pourquoi la boîte osseuse de l'homo europeensis actuel se trouve livrée à l'opium d'un mythe de la Liberté aussi omnipotent que celui de feu le salut par la potence des chrétiens et dont la fonction religieuse dans l'inconscient de la laïcité est la même que dans la foi, puisqu'aucun Etat ne songe seulement à demander poliment aux troupes étrangères présentes en chair et en os sur son territoire de hisser les voiles et de cingler vers le grand large. Au spectacle de la décomposition politique de l'Europe, on comprend que le peloton des vassaux supplie seulement le souverain de leur dégénérescence de leur concéder une grâce, celle de leur donner à absorber une dose encore plus forte du narcotique de l'OTAN.

    Lire la suite :

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/vichy3.htm


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    SAMEDI 14 Mars 2009 à REIMS !

     

    Librairie « PRIVAT - GUERLIN »

     

    A partir de 16h00

    70, Place Drouet d'Erlon

    51100 REIMS


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    Traduire : Terreurs et Exceptions. Subjectivations, Souverainetés

    Résister : Antiterrorisme et société / Suspicion et exception

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    Mercredi 18 mars 2009 de 19h15 à 22h

    au Lycée Henry IV - 23 rue Clovis - Salle 8

     

    1) Traduire : Terreurs et terrorismes / Subjectivations et souverainetés : Ghislaine Glasson Deschaumes, Directrice et fondatrice de la revue Transeuropéennes ; Orazio Irrera, Philosophe, Chercheur travaillant sur les études postcoloniales, Pise-Paris ; Rada Ivekovic, Philosophe, Directrice de programme au CIPh ; Yaël Lerer, Ecrivaine, Fondatrice de la maison d'éditions Al Andalus, à Tel Aviv

    2) Résister : Antiterrorisme et société / Suspicion et exception : Didier Bigo, Maître de conférences en Sciences politiques, CERI-King's College ; Alain Brossat, Philosophe, Université Paris 8 ; Mira Kamdar, (philosophe et journaliste, Asia Society, Inde Etats-Unis ; Daniel Alvaro, sociologue, doctorant chercheur CONICET/Université de Buenos Aires/Université de Paris 8 (modérateur).

     

    Pour toutes questions, veuillez contacter : pauline.vermeren@conflits.org

    www.conflits.org


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    "De Durban I à Durban II : Empêcher l'antisémitisme venimeux" Alfred H. Moses (Août 2008)

     

    Durban I : Une haine éhontée des Juifs

    Pour comprendre le sinistre présage de ce qu'il est convenu d'appeler Durban II - quoiqu'il soit prévu que la conférence se tienne à Genève - et les possibilités de meilleurs résultats que ceux de Durban I, il est nécessaire de revenir sur cette dernière conférence. Annoncée, il y a sept ans, comme une Conférence Mondiale contre le Racisme, la Discrimination Raciale, la Xénophobie et l'Intolérance y Afférant, elle se transforma rapidement en une nouvelle version du "Mystère de la Passion", avec le peuple palestinien dans le rôle de la victime et Israël dans celui du crucificateur. De retour aux Etats-Unis, le défunt sénateur, Tom Lantos, membre de la délégation américaine à Durban, fit le commentaire suivant, lors d'une rencontre avec l'American Jewish Committee : « Pour moi qui ai eu une expérience directe des horreurs de l'Holocauste, ce fut la manifestation de haine des Juifs, la plus abominable et la plus éhontée que j'aie connue depuis l'époque nazi.

    Les pires moments de haine ont eu lieu au cours d'un Forum des ONG qui dura huit jours dans un grand stade de cricket, et auquel participèrent six mille représentants de près de 2000 ONG. Parallèlement au harcèlement anti-juif, il y eut des attaques contre la mondialisation, décrites plus tard par le président de la conférence - le ministre sud-africain des Affaires étrangères - comme ayant

    « rendu précaires les économies des pays affectés du terrible héritage de l'esclavage et du colonialisme, qui avaient bénéficié aux seuls pays développés... et avait laissé dans son sillage une pauvreté déshumanisante absolue, une marginalisation économique, une exclusion sociale et du sous-développement. ».

    Le jour de l'ouverture de la conférence, le secrétaire de l'ONU à l'époque, Kofi Annan, s'adressa à une table ronde de quatorze chefs d'Etats et de gouvernements, dont dix originaires d'Afrique, deux de petits pays anciennement communistes, originaires d'Europe - Lettonie et Bosnie-Herzégovine - et ceux de Cuba et de Palestine, Fidel Castro et Yasser Arafat. Outre Annan, la seule autre personnalité qui s'adressa à la table ronde fut le président de l'Union Sud-Africaine, Thabo Mbeki. Cette constellation de hauts dirigeants donna presque exclusivement le ton à la conférence. Elle montrait qui était là, c'est-à-dire, l'Afrique, Castro et Arafat, et - plus important - qui n'y était pas, c'est-à-dire, la majeure partie des dirigeants du monde.

     

    http://www.debriefing.org/26902.html

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    Le président Sarkozy veut que la France réintègre le commandement intégré de l'OTAN, trente-trois ans après que le général de Gaulle s'est résolu à en sortir. Il l'avait annoncé à l'été 2007. Il s'apprêterait à le confirmer début avril. On nous donne comme explication : en 1966, c'était la guerre froide, tout a changé. Mais cela n'a pas de rapport. Ou alors c'est l'existence même de l'OTAN qui devrait être remise en cause.

    De Gaulle avait pris cette décision après huit années de demandes infructueuses auprès des Américains pour que les alliés européens puissent se faire entendre au sein de l'Alliance, et pour ne pas cautionner la nouvelle et dangereuse stratégie nucléaire de "riposte graduée". Par la suite, tous ses successeurs, de droite comme de gauche, ont respecté cette décision stratégique devenue la pierre de touche de la politique étrangère et de défense de la France.

    Cette position originale au sein de l'Alliance faisait l'objet d'un large consensus dans l'opinion française. Elle était depuis longtemps admise des Américains, d'autant qu'elle n'avait pas fait obstacle à l'adoption d'arrangements pratiques pour la coopération entre la France et l'OTAN et même à l'engagement de la France chaque fois qu'elle le décidait, comme on l'a vu sur divers théâtres.

     

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/03/05/pourquoi-il-faut-s-opposer-a-une-france-atlantiste-par-hubert-vedrine_1163673_3232.html

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    C'est le printemps des poètes du 2 au 15 MARS !

     

    http://www.printempsdespoetes.com/index.php


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    "The Case for Big Government" by Jeff Madrick - Princeton University Press, 205 pp., $22.95

     

    Jeff Madrick's The Case for Big Government arrives when one might imagine that Wall Street has made the case quite persuasively on its own. By mid-February, the Federal Reserve's once-gargantuan $29 billion rescue of Bear Stearns had been dwarfed not just by the government's hotly debated $700 billion "bailout bill" last fall, or even President Obama's nearly $800 billion stimulus package, but far more stunningly by the $7.6 trillion the Fed and Treasury had by the beginning of 2009 already pledged to contain the ever-widening collapse of the economy, and the additional sum of up to $2 trillion that the new administration said it would raise from public and private sources to rescue banks. Governments from London to Beijing have meanwhile rushed to provide vast sums to their own capital markets.

    These figures are mind-numbing to voters-and to sophisticated investors and economists as well, and for good reason: fifty years ago the United States spent what in today's dollars would amount to only $115 billion on the Marshall Plan to reconstruct all of Western Europe; the 1980s savings and loans bailout-at the time the largest financial rescue operation since the Great Depression-cost taxpayers a mere $130 billion. But while bailing out the financial system should urgently concern us, Madrick argues, what is fundamentally needed is a different conception of the role of government.

     

    http://www.nybooks.com/articles/22390


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