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    Eine kürzliche Umfrage ergab, dass, wäre der Mann nicht definitiv zu alt, sich 80 Prozent aller Deutschen Helmut Schmidt als idealen Kanzler vorstellen könnten. Wenn dies, 25 Jahre nach dem Rückzug aus allen politischen Ämtern, keine Auszeichnung ist! Der Altkanzler, dessen unglaublicher 90. Geburtstag bevorsteht, rangiert im Bewusstsein der Deutschen immer noch als Staatsmann par excellence. Und eine solch hochrangige Persönlichkeit erlaubt es sich, eine "außerdienstliche" Bilanzierung seines politischen Erfahrungsschatzes vorzulegen. "Denn", so Schmidt verschmitzt bescheiden, „vielleicht könnte doch einer von den Jüngeren daraus einen Nutzen ziehen.“ - Nichts wäre mehr zu wünschen, Herr Bundeskanzler!
    Eines vorab : Es handelt sich hier nicht um die autobiografische Rückblende auf ein politisches Lebens- und Gesamtwerk. Im Gegenteil. Schmidt, der Pragmatiker, möchte seine in aktiver Zeit gewonnenen Erfahrungen angesichts einer völlig veränderten politischen Weltlage zur Verfügung stellen. Immer im Gepäck, die großen philosophischen Fragen: Welchen Leitbildern sollten wir folgen? Was lässt sich aus Geschichte lernen? Im Spiegel gerade dieser Frage reflektiert der Altkanzler über die Unvorstellbarkeit eines Auslandseinsatzes der Bundeswehr in Afghanistan noch zu seinen Zeiten. Gelegenheit für einen historischen Ausflug und die noch immer problematische Stellung Deutschlands im politisch-militärischen Weltgefüge.

    Natürlich holt der Wirtschaftsfachmann Schmidt zu einem satten Referat über die Finanzmärkte aus. Beklagt wird die verschlafene "Modernisierung unseres zerklüfteten Bankensystems", gewarnt wird vor Spekulantentum und Heuschreckenflügen. Betrauert die große Zeit des von der RAF ermordeten Freundes Herrhausen und seiner Deutschen Bank. Institutionen, so Schmidt, an die sich eine Bundesregierung in ökonomischen Fragen noch vertrauensvoll wenden konnte. Wie anders heute. Der Kanzler wird (in Maßen) privat. Erstaunt vernehmen wir, dass Schmidt die "Guillaume-Affäre" als Rücktrittsgrund Willy Brandts im Mai 1974 völlig inakzeptabel fand und ihm die eigene künftige Kanzlerschaft große Sorgen bereitete. Risiken und Chancen der Globalisierung. Der "Sonderfall" der Neuen Bundesländer. Die radikal veränderte Rentensituation, die ebenso radikal veränderte Maßstäbe verlangt. Ein kleiner Seitenhieb auf Lafontaine und seine "Sekundärtugenden". Eine Schulung bei den antiken Rhetorikern. Spurensuche nach eigenen Fehlern. In einem der letzten Sätze seiner klugen Reflexion appelliert der Altkanzler mit einer römischen Weisheit an die heutige Politikerkaste: Im Zweifelsfalle sei das Gemeinwohl höherzustellen als die eigene Karriere. Um schließlich witzelnd, aber nicht ohne Wehmut festzustellen: "Die meisten meiner Weggefährten haben schon endgültig ihre Adresse gewechselt." " Das können Sie sich aus dem Kopf schlagen, Herr Bundeskanzler. Die Republik braucht Sie noch! " Ravi Unger

    L'analyse du Philosophe  MANUEL DE DIEGUEZ : « (...) Mais quand l'ancien dirigeant d'un Etat de quatre vingt millions d'habitants est né en décembre 1918, quand il a porté l'uniforme de l'âge de dix-huit ans à vingt-six, quand il jette sur l'histoire du monde un regard d'initié tardif aux pièges de la rédemption et du salut sous la bannière d'un empire étranger, quand, au soir de sa vie, un ancien chef d'Etat s'interroge à l'école de Kant sur une future éthique internationale de la politique, quand il tente de peser les valeurs, les vertus et la nature des grandes religions et de les placer dans la postérité de l'impératif catégorique de l'auteur de la Critique de la raison pure, il sollicite une attention toute particulière de l'anthropologue et du simianthropologue soucieux de porter le regard relativement averti des descendants de Darwin et de Freud sur la postérité d'un quadrumane à fourrure. Peut-être la vraie immortalité de M. Helmut Schmidt est-elle d'enjamber non seulement deux siècles , mais deux âges de la connaissance, celui de la sortie du genre humain des jardins fleuris de la Renaissance et de son entrée dans une grandeur nouvelle de la conscience.
    2 - Un ex-chancelier tourné vers l'avenir <?xml:namespace prefix = v ns = "urn:schemas-microsoft-com:vml" /><v:shapetype id=_x0000_t75 stroked="f" filled="f" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" o:preferrelative="t" o:spt="75" coordsize="21600,21600"><v:stroke joinstyle="miter"></v:stroke><v:formulas><v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"></v:f><v:f eqn="sum @0 1 0"></v:f><v:f eqn="sum 0 0 @1"></v:f><v:f eqn="prod @2 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @0 0 1"></v:f><v:f eqn="prod @6 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="sum @8 21600 0"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @10 21600 0"></v:f></v:formulas><v:path o:connecttype="rect" gradientshapeok="t" o:extrusionok="f"></v:path><?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:lock aspectratio="t" v:ext="edit"></o:lock></v:shapetype><v:shape id=_x0000_i1025 o:button="t" href="http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/schmidt.htm#b#b" alt="" type="#_x0000_t75"><v:imagedata o:href="http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/triangle.gif" src="file:///C:\DOCUME~1\PROPRI~1\LOCALS~1\Temp\msohtml1\01\clip_image001.gif"></v:imagedata></v:shape>
    Le terrible bénéfice d'avoir vécu sous une tyrannie est qu'on y acquiert la science des nations, des peuples et des empires qui manque si cruellement à la classe dirigeante née après 1940, dont la sous-information tragique tient moins à son inexpérience de l'Histoire qu'au malheur d'avoir passé sa vie entière dans un monde infantilisé par la victoire des démocraties de l'espérance et de la candeur . Nous devons, hélas, à Hitler et à Staline de comprendre la lucidité tranquille, mais également l'effroi d'un ex-Chancelier d'Allemagne qui sait et qui écrit que les démocraties ne sont pas de saintes brebis et que leurs mamelles sont avares de lait ; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que la France, l'Angleterre et l'Italie se sont pieusement opposées à la réunification allemande et que le pays de Goethe et de Schiller doit à l'oncle Sam d'avoir retrouvé la majeure partie de son territoire ; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que George Bush senior y a seulement vu l'intérêt bien compris de sa nation; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que l'Amérique a travaillé d'arrache-pied à étendre l'Union européenne à vingt-sept membres afin de s'assurer de l' impuissance politique du Vieux Continent pour longtemps; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que, depuis 1949, l'OTAN a permis à l'Amérique de régner sur l'Europe et de la diriger à sa guise; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que l'OTAN est devenu le bras armé d'un empire en expansion et que sa seule ambition est de s'étendre sans cesse à de nouveaux territoires; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que l'effondrement du dollar signera la chute de l'omnipotence militaire et diplomatique du César d'Outre-Atlantique; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que Washington viole en Pologne, en République Tchèque, en Ukraine, en Géorgie l'accord qu'il a signé avec la Russie en contrepartie de la dissolution du Pacte de Varsovie; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que la Germanie est interdite de résurrection à l'échelle mondiale pour une génération de plus et que la pire des politiques, pour Berlin, serait d'oublier le garrot de l'holocauste , mais que ce fardeau ne doit pas conduire Israël à compter sur l'Allemagne en toutes circonstances et au mépris des droits des Arabes au Moyen Orient et ailleurs; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que les démocraties kantiennes ne reposent pas seulement sur les droits des citoyens, mais également sur leurs devoirs et qui ajoute aussitôt que le vibrant appel du Président Kennedy au devoir des citoyens américains de se demander d'abord ce qu'ils peuvent faire pour leur patrie était si peu kantien qu'il ne visait qu'à entraîner la nation dans la guerre du Vietnam; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que l'euro sera la planche de salut du Vieux Continent et qui se félicite d'en avoir guidé les premiers pas aux côtés de M. Giscard d'Estaing, mais qui sait et qui écrit également qu'il n'y a pas de destin politique planétaire pour une ribambelle de pays dont la taille, la langue, la religion et l'histoire s'entrechoquent et que les chefs d'Etat européens font lire un conte d'Andersen à un continent d'enfants ; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit, en lecteur de Nietzsche, que les démocraties ne sont qu'"humaines, trop humaines"; d'un chancelier d'Allemagne qui sait et qui écrit qu'en son temps, sa patrie n'enrichissait pas les élus du peuple, tandis que, de nos jours, des partis grassement rémunérés par l'Etat et des députés roulant carrosse font, d'un régime fondé sur le suffrage universel, un modèle viscéralement fondé sur des compromis, ce qui tue dans l'œuf toute vision prophétique de l'avenir du monde; d'un nonagénaire qui sait et qui écrit que les chefs d'Etat actuels sont des cancres en économie, alors que la connaissance des arcanes de la politique monétaire et des ressorts bancaires de la planète est devenue la clé non seulement de la géopolitique, mais des politiques nationales. Non, la lucidité et l'effroi d'un tel nonagénaire ne peuvent être lus avec les yeux myopes du siècle précédent. (...) »
    <o:p> </o:p>

    Lire l'analyse entière dans le billet ci-dessous.


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    « La politique est-elle un emploi ou un appel ? »

     

    Helmut Schmidt, Ausser Dienst, eine Bilanz (éd. Siedler, Stuttgart 2008)

     

    Les lecteurs de mon site connaissent ma réflexion sur les fondements éthiques du politique. Dès le 14 septembre 2001, je mettais dans la bouche du Président des Etats-Unis un discours sur la morale des grands Etats, afin de tenter de démontrer que le destin de l'empire américain allait dépendre de l'éthique politique dont témoignerait sa réponse à l'attentat du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center de New-York.

    Puis la ruée aveugle du monde entier sur l'Afghanistan, suivie, en 2003, de l'invasion de l'Irak en violation du droit international et sans consultation de l'Assemblée générale des Nations Unies a démontré qu'il ne suffit pas d'armer Lucifer d'une ubiquité moderne du marché du Mal et de lui forger le mythe d'un Terrorisme mondial pour se changer en croisé crédible du commerce planétaire de la sainteté démocratique.
    En ce mois d'octobre 2008, l'immoralité de la politique militaire et monétaire américaine a révélé l'extension de la contamination originelle à la planète . Dans un contexte aussi cancéreux, la parution, à l'âge de quatre-vingt dix ans, de Hors service, un bilan, de M. Helmut Schmidt, ex-Chancelier d'Allemagne, vient à point nommé replacer la réflexion sur l'éthique au cœur de la science politique mondiale. Comme cet ouvrage testamentaire ne ménage pas l'univers fictionnel des Etats-Unis et son emprise sur l'encéphale actuel de l'humanité, il ne semble pas avoir trouvé de Maison d'édition parisienne pour en publier une traduction. Mais il s'agit d'un texte fondateur en ce qu'il démontre qu'une réflexion politique sur l'éthique qui ne s'enracinerait pas dans l'anthropologie critique ne répondrait pas à la situation actuelle du monde. C'est pourquoi M. Helmut Schmidt s'interroge, en politologue moderne, sur le statut de la conscience au titre de la " plus haute instance " . Quelle est la philosophie qui servirait d'assise à cette autorité-là de la conscience?

    Il est rare qu'un grand homme d'Etat du siècle dernier achève sa vie par une réflexion de cette envergure sur l'éthique de demain. Je crois lui rendre hommage à souligner que les progrès des sciences humaines qu'attend le XXIe siècle s'inscriront dans le prolongement de la réflexion encore corsertée par la morale kantienne de M. Helmut Schmidt .

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    http://pagesperso-orange.fr/aline.dedieguez/tstmagic/1024/tstmagic/defis_europe/schmidt.htm


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    La FIAC 2008 aurait été un bon cru pour l'observateur des tendances de l'art contemporain.
    Mais un véritable scandale ternit cette foire où le FRIC roi  - tiens ! c'est l'époque - amène à célébrer l'ignominie : on vend du Hitler ! Personne pour s'en offusquer ? Si ! Nous !
    Non à un "révisionnisme cool" (Jean-Max Colard)  dans une époque devenue débile !

    Jluc Pujo

    « Hitler se vend bien à la FIAC »

    Cette année, la FIAC vend du Hitler. Exposée en rang sur un mur de la galerie anglaise White Cube, au Grand Palais, vendredi 24 octobre, une série de onze aquarelles du Führer, peintes entre 1916 et 1918, fait face aux visiteurs. Mais ce n'est plus seulement du Hitler. Les artistes britanniques Jake et Dinos Chapman ont ajouté sur ces paysages désolés, arbres et soldats morts, chars et ponts détruits, des arcs-en-ciel et des formes géométriques colorées.

    Les onze dessins étaient vendus en un seul lot intitulé March of the Banal ("La Marche de l'ordinaire"). "Ils ont trouvé acquéreurs en moins de deux heures, affirme Neil Wenman, l'un des directeurs de la galerie. Ce sont de grands collectionneurs privés d'art contemporain, basés en Europe, qui les ont achetés", pour 815 000 euros.

    White Cube refuse de dire où et quand les frères Chapman ont acquis les aquarelles ni qui les a authentifiées. "Ils les ont trouvées en ventes aux enchères", dit Neil Wenman. Plusieurs maisons ont en effet organisé des ventes de dessins d'Adolf Hitler.

    Le Führer en a réalisé des centaines dans sa jeunesse, lorsqu'il aspirait à devenir peintre. "Il faisait de la décoration de vitrines, pour des bouchers, des charcutiers, des chausseurs", rappelle Pierre Wolff, directeur de la Fondation franco-allemande Montgelas. La grande majorité est restée dans le domaine privé. En octobre 2006, 21 aquarelles ont été mises aux enchères à Lostwithiel, dans les Cornouailles. Les dessins, découverts dans un grenier en Belgique, se sont vendus pour 118 000 livres (148 700 euros).

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/10/25/hitler-se-vend-bien-a-la-fiac_1111080_3246.html


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    Volume 55, Number 17 · November 6, 2008

    A Fateful Election

    By Russell Baker, David Bromwich, Mark Danner, Andrew Delbanco, Joan Didion, Ronald Dworkin et al.

    For an election in which so much is at stake, we asked some of our contributors for their views.

    http://www.nybooks.com/articles/22017


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    Ce qui est extraordinaire dans la crise actuelle c'est l'empressement des pyromanes à jouer les pompiers. Une égale amnésie touche M. Sarkozy, sa majorité et la plupart des dirigeants de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la gauche. La">la gauche. La</st1:PersonName> droite oublie le culte qu'elle vouait à Reagan dans les années quatre-vingt, les privatisations, les niches fiscales multipliées, l'OMC crée sous M. Balladur en 1994 et qui a éradiqué nos dernières protections tarifaires. Quant au PS, il a oublié le culte du franc fort, puis de l'euro fort, le MATIF et la désintermédiation bancaire. Oserai-je rappeler que c'est sous la gauche que la part des salaires dans le revenu national brut a décroché de dix points ? Faut-il oublier que le principe de la concurrence libre et non faussée a été posé par l'Acte Unique négocié en 1985 et voté en 1987 par le PS et par la droite ? C'est au 1er janvier 1990 que la liberté des capitaux a été instaurée, déséquilibrant de manière irréversible le rapport entre le capital et le travail. Faut-il encore évoquer l'irresponsabilité de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Banque Centrale">la Banque Centrale</st1:PersonName> européenne consacrée par le traité de Maastricht en 1992 ? Assez de balivernes donc ! La « solution » n'est pas « social-démocrate », n'en déplaise à mon ami Jean-Marc Ayrault. Elle est tout simplement républicaine.

    Bien sûr, la responsabilité principale de la globalisation et de la crise est dans les pays anglo-saxons, et particulièrement aux Etats-Unis, mais comment oublier que la droite française a surenchéri et que le PS a fait mieux qu'accompagner ?

     

    http://www.chevenement.fr/La-gauche-doit-se-reapproprier-la-France_a708.html?PHPSESSID=657564cdaad3ceec3486e1f943f1553d


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    C'était plus fort que lui. Il ne pouvait pas se taire. C'est en répondant à un journaliste et en affirmant son amitié constante envers le Canada que le président français a affirmé que, "franchement, s'il y a quelqu'un qui vient me dire que le monde aujourd'hui a besoin d'une division supplémentaire, c'est qu'on n'a pas la même lecture du monde". Une division supplémentaire, donc l'indépendance du Québec. Lâchant le morceau, se libérant du carcan diplomatique que lui avaient imposé ses conseillers et son aile gaulliste, il a précisé que la France "est un pays qui rassemble et non pas qui divise". Avant d'ajouter : "Je ne dois pas être le seul à penser ce que je viens de vous dire."

    Pourquoi faire ce commentaire ? Le gouvernement québécois du libéral Jean Charest, seul habilité à déclencher un référendum, est procanadien et en début de mandat. La question de l'indépendance n'est donc pas d'actualité. Malgré les agitations de son entourage, visiblement embarrassé par la controverse, et le tact de la chef des indépendantistes, l'ex-vice-premier ministre, Pauline Marois, qui a voulu lui donner le bénéfice du doute, le président est en colère. En colère contre la presse québécoise plutôt que contre son propre écart, nous rapporte-t-on. Il aurait pourtant pu clore le débat en affirmant lui-même, avant de quitter le sol québécois, avoir été mal compris. Il aurait fallu qu'il jette du lest en reprenant la formule de ses prédécesseurs voulant qu'évidemment, la France accompagnerait le Québec dans ses choix.

    A la décharge de ses conseillers, il faut dire qu'il n'était nullement question que le président aille aussi loin. Dans le texte qui lui avait été savamment préparé par Henri Guaino pour son allocution devant l'Assemblée nationale québécoise, il allait multiplier les déclarations d'amour pour le Québec, affirmant la nature "fraternelle" des rapports entre les peuples français et québécois, plus liants donc que la nature "amicale" de la relation franco-canadienne. La formule satisfaisait à l'avance les indépendantistes, qui savaient qu'on atteignait probablement avec cette riche nuance la limite de ce qu'ils pouvaient espérer.

     

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/24/quand-sarkozy-enterre-de-gaulle-par-jean-francois-lisee_1110721_3232.html


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    Durant trois semaines, le synode, qui devait s'achever dimanche 26 octobre à Rome, a permis à 250 évêques du monde entier de s'interroger sur la meilleure manière de lire et de faire lire la Bible aux croyants. L'enjeu pour l'Eglise catholique est d'éviter le double écueil du fondamentalisme et du positivisme, dénoncé au fil des interventions.

    Sans remettre directement en cause le travail d'exégèse critique et historique effectué sur les textes bibliques depuis le concile Vatican II, Benoît XVI a dénoncé les "problèmes et les risques de l'exégèse moderne". Il a ainsi mis en garde contre une lecture "scientifique et sécularisée" de la Bible, qui perdrait de vue la dimension théologique et spirituelle des textes. "Ceux qui font de l'exégèse pure risquent de considérer la Bible comme un livre du passé", a-t-il prévenu.

    "Il faut conserver un travail complémentaire entre les exégètes et les théologiens", insiste Mgr Francis Deniau, l'un des évêques français présents au synode. Une nécessité rappelée par plusieurs évêques, inquiets d'un retour en arrière. D'autres ont aussi mis l'accent sur la dimension oecuménique et interreligieuse du texte biblique, notamment dans la perspective de meilleures relations avec les juifs et certaines communautés évangéliques.

    Le synode a aussi constitué un forum pour des déclarations plus politiques. L'évêque du Burundi, Mgr Venant Bacinoni, a ainsi rappelé que, "parmi les populations qui doivent lutter au quotidien pour leur survie, beaucoup ne croient plus à la capacité de la parole de Dieu pour changer leur vie et se tournent vers les sectes". "Sur tous les continents, on a souligné avec force les dangers du fondamentalisme et de la prolifération cancéreuse des sectes", indique un rapport publié durant le synode.

     

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/25/des-eveques-critiquent-certaines-interpretations-actuelles-de-la-bible_1111038_3224.html


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    Durant cette intense panique boursière dont nul augure économiste ne saurait, à ce jour, prévoir l'issue, on voit se répéter un curieux spectacle : ceux qui étaient, hier encore, les plus ardents défenseurs du libéralisme financier dérégulé ne cessent de faire acte de contrition et de promettre l'entrée dans un cycle vertueux. Mieux vaut tard que jamais, certes.

    Mais la question qui se pose est de savoir si l'on peut vraiment s'en remettre, pour sortir de cette crise, à ceux qui ont conduit notre civilisation, avec tant d'efficacité, de cynisme et de suffisance, droit dans le mur. C'est une question importante, car, si elle n'est pas résolue, les opinions publiques risqueraient fort, sitôt le désenchantement et la récession installés et, comme toujours en pareil cas, de se mettre en recherche d'hommes providentiels. Il ne faut jamais oublier qu'après la crise boursière de 1929 sont venus 1933 et la tragique ascension d'un Hitler. Chacun sait qu'en Europe même, certains s'essaient déjà aux gestes expéditifs qui pourraient rassembler les foules déboussolées.

    Pour éviter la répétition d'un tel drame, il faut prendre conscience de l'ampleur des dégâts et des diverses tâches de reconstruction qui s'imposent. Car le libéralisme financier dérégulé n'a pas fait que saper les bases de la finance et de l'économie marchande mondiale. Loin s'en faut : ce sont toutes les grandes économies humaines qui sont atteintes.

     

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/17/mutation-du-psychisme-en-vue-par-dany-robert-dufour_1108115_3232.html


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    En référence à l'accord de l'après guerre qui avait défini un système de parité fixes pour les devises, l'appellation Bretton Woods II désignait ces dernières années de façon informelle la nouvelle zone dollar créée par le système de parité fixe - ou stabilisée - avec <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName ProductID="la devise US" w:st="on">la devise US</st1:PersonName> adopté par des pays exportateurs, au premier rang desquels <st1:PersonName ProductID="la Chine. Ces" w:st="on">la Chine. Ces</st1:PersonName> pays ont accepté de soutenir le dollar, en pesant à la baisse sur le cours de leurs devises afin de conserver leurs parts d'exportations. Pour ce faire, ils ont accumulés des quantités énormes de bons du Trésor US, finançant du même coup le déficit des USA - et indirectement, via le secteur financier, la consommation des ménages. Tout le monde s'attendait à ce que ce système profondément déséquilibré s'effondre le jour où l'énormité de <st1:PersonName ProductID="la dette US" w:st="on">la dette US</st1:PersonName> dissuaderait les prêteurs ou déclencherait une réévaluation drastique à la baisse du dollar. Mais personne n'avait imaginé que ce serait une crise née dans l'immobilier qui jouerait le rôle de déclencheur. Le rééquilibrage en cours, qui implique à la fois une baisse sensible de <st1:PersonName ProductID="la consommation US" w:st="on">la consommation US</st1:PersonName> et des exportations des pays émergents aura des répercussions mondiales. Les Américains, bien sûr, commencent dès aujourd'hui à payer très cher le prix de leur recours excessif au crédit, mais les Chinois vont eux aussi devoir régler une partie de la facture.

    À la fin de 2004, Nouriel Roubini et moi-même avions écrit que « les tensions créées [par les institutions du système Bretton Woods II] sont fortes, suffisamment fortes pour le système se fissure dans les trois à quatre prochaines années. » Dans un débat avec Michael Dooley organisé en 2005 sur Internet par le Wall Street Journal, j'ai tenté de me couvrir un peu, et donnait alors six ans au système.

    « Nous [Roubini et Setser] n'avons jamais dit que le système s'effondrerait à la fin de 2005. Un effondrement en 2006, peut-être. Un effondrement avant 2008, probablement, avant 2010, presque certainement. »

    Je m'inquiétais que ces mises en garde puissent s'avérer fausses - et que Michael Dooley et Peter Garber, me le rappelleraient au moment et à l'endroit de leur choix.

     

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2267


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    Du jour au lendemain, l'économie de marché, principe dont l'Occident s'est fait le missionnaire, et qui a entraîné une aversion pour le communisme, ainsi qu'une mise à distance critique du système chinois actuel, est devenue fiction. C'est avec le zèle des néophytes que les banquiers (devenus des "banksters" dans l'opinion publique) exigent la nationalisation de leurs pertes. Le modèle chinois d'économie socialiste de marché, jusqu'ici raillé, diabolisé mais aussi redouté, est-il en train de faire irruption dans les cercles anglo-saxons du "laisser-faire" ? Comment la globalisation des risques financiers peut-elle provoquer un tel bouleversement de la politique mondiale ?

    La distinction suivante, fondamentale, nous livre une réponse à cette question : le risque ne signifie pas catastrophe, mais perception de la catastrophe future dans le présent. La généralisation des risques (variations climatiques, crise financière, terrorisme) instaure un état d'urgence illimité, qui transcende la sphère nationale pour devenir universel.

    Au premier abord, l'on pourrait penser que le philosophe Carl Schmitt (1888-1985) avait prévu le potentiel politique que recèle l'état d'urgence instauré par la globalisation des risques. Or, dans sa théorie de la souveraineté, Carl Schmitt pense l'état d'urgence dans les limites de l'Etat nation. Le signe le plus visible de la globalisation des risques est peut-être l'instauration d'une situation exceptionnelle qui abolit les frontières entre les Etats nations, et brouille les repères sociaux, spatiaux et temporels. Sur le plan de la socialisation, l'état d'urgence transcende les frontières, dans la mesure où le nouveau chapitre financier qui s'ouvre relève de la "politique intérieure mondiale". On le voit dans la bataille que se livrent les gouvernements pour trouver le meilleur plan de sauvetage (voir l'exemple du premier ministre Gordon Brown). Un jeu de pouvoir, relevant à la fois du coup de poker et de la roulette russe, vient transformer les règles d'une politique internationale apparemment révolue.

     

    http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/23/penser-la-societe-du-risque-global-par-ulrich-beck_1110251_3232.html


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    Le président de la République, dans son discours de Toulon, n'a pas sous-estimé la gravité de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la crise. Mais">la crise. Mais</st1:PersonName> il l'a réduite à la logique du capitalisme financier. Certes, il a eu raison de flétrir les excès de la titrisation qui a déresponsabilisé les banques, mais il n'a pas dit qui a encouragé cette "titrisation". Il a surtout fait l'impasse sur la dimension géopolitique de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la crise. Qui">la crise.</st1:PersonName>

    <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la crise. Qui"></st1:PersonName><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la crise. Qui">Qui</st1:PersonName> en effet a encouragé la fuite en avant dans l'endettement des ménages et des banques, et la dilution des risques dans une "titrisation" opaque ? Qui, sinon l'administration Bush et ce demi-dieu, Alan Greenspan, hier encensé, et jeté aujourd'hui à bas de son piédestal ? Il fallait bien sortir de la crise née de l'éclatement de la bulle technologique et financer la guerre d'Irak !

    C'est cette fuite en avant qui a contaminé l'ensemble de l'économie mondiale. Mais le mal vient de plus loin encore : ce sont les Etats-Unis qui, depuis plus de trente ans, ont impulsé la globalisation financière et les dérégulations, flottement des monnaies, libéralisation absolue des mouvements de capitaux, cycle des privatisations, fin de toutes les protections à travers le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) devenu Organisation mondiale du commerce (OMC), mise en concurrence des territoires et des mains-d'oeuvre avec son cortège de délocalisations. Il faut rappeler qu'ils furent suivis par l'Europe, qui fit du dogme libéral son credo, à travers l'acte unique, le traité de Maastricht et le projet de Constitution européenne repris par le traité de Lisbonne.

     

    http://www.chevenement.fr/La-voix-de-la-France-dans-le-monde_a706.html?preaction=nl&id=3345999&idnl=40563&


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    L'exemplarité d'un engagement au service de l'Homme.

    Quand la colère devient le moteur du changement du monde !

    Pour tous ... Une Lumière !


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